Cézanne et Picasso en AIX (en Provence) - Vauvenargues et Sainte-Victoire

L’intérêt de passer les épreuves écrites de l’agrégation, c’est de voir du pays. Ainsi le pays d’Aix, par deux fois. L’oral est moins intéressant ; il a toujours lieu à Paris et, à l’époque c’était au moment de la Toussaint : sous le froid et dans les brumes du très petit matin de Saint-Maur et Créteil, il fallait préparer une épreuve de six heures…

Mais Aix, ses eaux étymologiques et ses fontaines authentiques, ses places et ses platanes…Je n’y allais donc pas pour Cézanne mais pour les auteurs du programme, D’Aubigné, Chateaubriand, Paul Valéry... Cézanne, je ne l’abordais donc pas pour ses peintures ni pour ses lieux intime, le Jas de Bouffan, l’atelier, le chemin des Lauves, ses sentiers qui menaient à la Sainte Victoire, au Tholonet et à Vauvenargues

Avec Daniel Rous, compagnon de concours, je me risquai donc une fois à escalader la montagne sacrée des Auxois où, selon la légende, Marie serait venue se refugier, au cours de son périple d’exilée, après la mésaventure du Christ. D’autres rumeurs rôdent sur ce nom ; il célèbrerait la victoire du général Marius (un gars de Marseille, sans doute !) sur les Teutons ; il s’agirait de façon plus sûre du nom celtoligure du dieu de la montagne, ou dieu du vent, semblable à celui qui règne au Ventoux… Nous montâmes sans difficulté en haut des mille et onze mètres de la montagnette et nous reposâmes quelques minutes dans la cavité où Marie s’était abritée. Un coup d’œil au panorama, à l’alignement des vignobles, aux plissures de la roche, aux évaporations lointaines venues de la mer phocéenne…Puis la  descente et là, Daniel me surprit car il prit un train d’enfer. J’avais de la peine à le suivre et certains muscles paresseux tiraient mes jambes si fortement sollicitées… Il m’expliqua, à l’arrivée, qu’il s’ennuyait tellement au retour d’une balade qu’il allait le plus vite possible ! 

Une autre année, sentant que j’allais être admissible pour la seconde fois, je vins réviser dans le bar unique de Vauvenargues. Dans la vallée étroite, en effet, pas d’autre refuge et, comme Picasso, quand il se rendit sur place, en 1958, visiter le château avec Cocteau et un agent immobilier, et échoua à cet endroit du village…Seul à la terrasse écrasée par l’ombre austère de l’édifice féodal, je me mis à réviser mes notes sur Chateaubriand, mais en parcourant des citations extraites des Mémoires d’Outre-Tombe, résumables dans le seul vocable MOT, c’était le mot MORT qui m’obsédait. En fait, je ne pensais qu’à Picasso, enterré tout près, dans le jardin de sa vaste demeure de Vauvenargues, au pied des escaliers monumentaux…

Il vint régulièrement ici jusqu’en 1961 et y peignit, outre les paysages verts, la série des « Déjeuners sur l’herbe » Accablé à Mougins par les visites et les journalistes, il trouvait là l’isolement, la sérénité pour travailler. Le fantôme de l’ancien propriétaire des lieux, Luc de Clapiers de Vauvenargues, le célèbre moraliste né à Aix en 1715, lui prodiguait peut-être une force d’esprit même si le philosophe eut un destin tragique : il mourut seul et désespéré, à l’âge de 32 ans…Mais Pablo regardait sans doute son portrait en médaillon, sculpture de Francis Deltour, apposée au château en 1947 pour le bi-centenare de sa mort…

Mais Picasso s’installa ici pour revenir à Cézanne, au maître de la modernité, inventant une nouvelle perspective : spatiale par simplification des formes et juxtaposition de plans colorés ; imaginant le fauvisme avec ses grands aplats de couleurs non délimités par des traits ; inventant le cubisme en rendant compte de la masse des falaises architecturales de la Sainte Victoire, en représentant les formes cubiques des cabanons de la vallée et la géométrie des carrières de Bibémus…En arrivant à intégrer les personnages dans le paysage, telles ces « Grandes baigneuses » de 1905, entrevues dans la rivière de l’Arc, au Pont des Trois Sautets…

Écrit par cat le Vendredi 3 juillet 2009
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La TOUR de France en Catalogne : livres en fêtes - autres plumes

 Tous à LA TOUR de FRANCE  samedi 3 juillet à partir de 15 heures pour la fête du livre: dédicaces et présentation par les auteurs de l'association "autres plumes" (photo)

Écrit par cat le Vendredi 3 juillet 2009
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Joanot Martorell : roman catalan de chevalerie et roman moderne

   Don Quichotte et Tirant le Blanc: Naissance du roman moderne - Merci à Alexis BROCAS pour ce texte magnifique qui donne envie de revenir à la littérature catalane du XVème siècle..! 

Traduction – En 1490, paraissait, à Valence, Tirant le Blanc, le roman du chevalier valencien Joanot Martorell. L’auteur, mort en 1465, n’a jamais vu publié son livre qu’il avait dû mettre en gage pour cent réaux. Drôle d’histoire pour un chef-d’oeuvre du siècle d’or de la littérature catalane. Il fut révélé par Cervantès qui l’a qualifié de «meilleur livre du monde». Les éditions Anacharsis rééditent la première traduction en français du texte catalan.


Comme l’essentiel du vaste corpus des romans de chevalerie, Tirant le Blanc aurait pu connaître l’oubli d’un caveau confidentiel, troublée par les visites sporadiques de quelques spécialistes venus lui déposer leurs hommages écrits contribuant à son ensevelissement. C’était sans compter sur Mario Vargas Llosa. En 1953, ce dernier, alors étudiant en lettre, entendit un professeur exécuter en une phrase dédaigneuse l’ensemble des textes de chevalerie. Le jeune Mario voulut y voir de plus près. Le hasard, sous la forme d’un bibliothécaire inspiré, lui présenta Tirant le Blanc. Coup de foudre. Depuis, tels les chevaliers défendant l’honneur et portant les couleurs de leurs dames, Vargas LLosa n’a cessé de batailler à coup d’essais (rassemblés dans le recueil En selle avec Tirant le Blanc) de tirades enthousiastes, et d’user de sa stature d’écrivain célébré pour que ce premier grand roman catalan soit mis un peu partout à disposition du grand public. Avec succès : Tirant le Blanc ressuscita d’abord en Espagne, en 1969, dans une édition de la Biblioteca Breve de Bolsilio – dont les deux volumes furent épuisés en quelques mois. Puis en Chine, aux Etats-Unis, au Portugal, en Russie… et en France, où, à la traduction adaptée de Caylus (publiée chez Quarto), a succédé celle, plus moderne et complète, de Jean-Marie Barbera aux éditions Anarchasis. 

Cette publication – dont Vargas Llosa signe la préface – permet enfin de se faire une idée de cette oeuvre que Cervantès appelle, dans le Quichotte, «le plus grand roman du monde». Et de son ampleur. Impossible de résumer ce texte infini qui enchâsse des récits dans d’autres récits, envoie son héros – Breton comme il sied aux chevaliers – tournoyer à la cour d’Angleterre, sauver Byzance menacée par les Turcs, guerroyer en Sicile et en Berbérie, et poursuivre de ses assiduités la belle Carmésine… Tout juste peut-on dire qu’il se rattache bien au genre chevaleresque. Dans sa dimension didactique – le code du comportement du chevalier y est précisément exposé, ainsi que les règles du duel, dès l’affrontement de Tirant avec le Seigneur des Bourgdéserts. Dans sa vocation exemplaire – Tirant y démontre une bravoure archétypale en même temps qu’une humilité toute chrétienne (et le début du livre, qui montre Tirant se livrant à toutes sortes de stratégies pour différer le récit de ses exploits à la cour d’Angleterre, suffit à l’illustrer). Dans sa portée politique – ce roman, entamé en 1460, sept ans après la chute de Constantinople, voir son héros finir en empereur d’un nouvel Empire Grec Chrétien dans une capitale restaurée. À ces éléments pourraient s’ajouter les galanteries sophistiquées qu’échangent chevaliers et donzelles, le hiatus entre l’idéal inatteignable proposé à la femme qui «vient au monde avec sur le front, en lettre d’or, le mot chasteté» , et la peinture plus pragmatique de la réalité des moeurs  (« d’autres demoiselles pèchent, et elles sont nombreuses »).
Mais si, par de nombreux aspects, Tirant relève de la tradition chevaleresque, le réduire en parangon du genre serait masquer une part de l’intérêt de ce livre extraordinaire. Car celui-ci s’affranchit aussi de son origine par bien d’autres aspects – notamment son ambition totale – qui le rattachent plutôt au Quichotte. Mieux, il effectue littéralement la synthèse du genre ancien, reprenant tous ses canons – détails sanglants des batailles, peinture du monde des gens d’armes – pour les tirer vers la modernité. C’est par cela que, pour reprendre les mots de Vargas Llosa, ce texte échappe au rayon des «curiosités archéologiques» pour accéder au rang de fiction moderne. 
Moderne, Tirant ? De quoi interroger ceux qui voient en Cervantès l’inventeur de la modernité romanesque. Ce dernier n’a-t-il pas introduit l’ironie dans la narration – face à la naïveté du roman de chevalerie ou l’auteur adhère si pleinement aux causes de ses personnages ? Et n’a-t-il pas d’un coup envoyé tout ce genre aux oubliettes en montrant un Don Quichotte à la cervelle farcie de lectures glorieuses ? Certes, et en ce sens, Tirant le blanc, écrit vers la fin de la chevalerie, peut apparaître comme un trait d’union. D’abord par la sophistication de son architecture. Ici, abondent les récits gigognes, et si l’on raconte l’histoire de Guillaume de Warwick, c’est pour mieux raconter celle que lui confie Tirant – ou l’histoire de Tirant dite à Guillaume par un autre personnage qui racontera aussi l’histoire de sa rencontre avec Tirant – bref…  Ensuite par sa recherche d’une objectivité narrative. Cinq cents ans avant Flaubert, il est rare de voir un auteur tenter de s’abstraire à ce point de son récit. D’autant que ce que l’on sait de Martorell le laisse apparaître – de prime abord, car la réalité est plus complexe et amusante – comme un querelleur impétueux. Pourtant, il ne se montre presque jamais, sinon pour livrer une saillie vengeresse contre un troupeau de magistrats envoyés à la potence… Le reste du temps, Martorell reste invisible, caché derrière ce que Vargas Llosa appelle «sa fiction totale». 
Cette tension vers la totalité est l’élément essentiel qui détache Tirant le Blanc de l’ordinaire des productions chevaleresques. Cette totalité est d’abord géographique – les aventures de Tirant couvrant une large part des univers chrétiens et musulmans, qui forment, dans leur addition, une réalité distincte, un univers alternatif où lieux réels et fictifs se mêlent. Mais elle est aussi littéraire. Roman de chevalerie, plein d’édifiantes prouesses militaires, Tirant est aussi un roman réaliste – Martorell recourant très peu au Merveilleux omniprésent dans les fictions médiévales. Un roman psychologique, également, car si Martorell s’appuie  sur des oppositions manichéennes (chrétien/infidèle, brave/pleutre…), il prête à ses protagonistes des subtilités inconnues de ses prédécesseurs – pour Vargas Llosa, le personnage de l’Impératrice adultère semble même «avoir été conçue pour une psychanalyse freudienne». Difficile de lui donner tort, c’est écrit en toutes lettres:  «Car c’est chose habituelle pour les vieilles que de vouloir leur fils pour mari». A la psychologie, s’ajoutent les couleurs d’une peinture sociale –Tirant regorge de précisions sur le monde de la noblesse, mais aborde aussi incidemment celui des artisans, et du petit peuple. Quand à l’érotisme, il est peut-être le sujet central du roman, qui décrit moult sortes d’amour acceptées ou réprouvées – mais en laissant au lecteur son jugement quant à la meilleure – et où la gloire est d’abord un moyen de s’ouvrir les coeurs des jolies donzelles pour attendre leur lit. 
Mais la spécificité la plus amusante de 
Tirant
celle qui en fait, véritablement, un chef-d’oeuvre, est son formalisme festoyant, bien loin de l’âpreté apparente d’uneChanson de Roland. On sait que Martorell, sous des dehors qui le font passer pour un duettiste brutal, était un amoureux des rites sophistiqués. En témoigne ses «cartes de duel» avec le seigneur de Monpalau devant établir les conditions de leur affrontement. Ces relations épistolaires durèrent un an et onze mois, et ce qui était un combat motivé par une offense (Monpalau ayant abusé la soeur de Martorell après lui avoir promis le mariage) et dûment programmé devint peu à peu un long échange de vues, une discussion sur les conditions et détails valant pour elle-même, devant encadrer un duel de plus en plus théorique… 
Cette prolixité se retrouve dans son roman. Chez Martorell, les personnages ne cessent de parler, de se contredire, de se raconter… en vain ? Non, car ces arguties ne sont jamais gratuites, et la parole prend souvent valeur d’action. En témoigne cette délicieuse tirade d’une princesse à la langue bien pendue, où la traduction de Barebrà relève particulièrement la verve de Martorell. 
«Ne vous entêtez point, Monsieur,
 ne soyez pas  cruel. Ne pensez pas que cela soit un champ clos ou une lice des infidèles. Agirez-vous en chevalier sur la demoiselle abandonnée? Faites-moi partager votre force que je puisse vous résister. Aïe, Monsieur! Comment pouvez-vous trouver plaisir à ce qui est forcé? Monsieur, arrêtez donc, sur votre vertu et votre habituelle noblesse. La lance amoureuse ne doit pas blesser. Aïe, cruel, perfide chevalier! Je vais crier! Attention je vais crier! Messire Tirant, n’aurez vous pas pitié de moi? Est-ce cela que je désirais tant?» Ici, on entend comment le verbe, expressivement tourné, évoque des gestes qui sont tus. Ne vous inquiétez pas pour la princesse impliquée, après des récriminations délicatement formulées («vous auriez pu attendre au moins le jour de la célébration et de la cérémonie des noces, afin d’entrer licitement dans le port de mon honnête pudeur»), sa mère la reine lui fera entendre la raison.

Écrit par cat le Jeudi 2 juillet 2009
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Terres catalanes de René JOURET, à ELNE

EXPOSITION D’OEUVRES de RENE JOURET

MAIRIE D’ELNE   Du 3 JUILLET - 15 AOUT 2009

Vernissage le 3 juillet, à 18 heures

René Jouret (1911-2001), qui naît à Opoul, dans les Corbières, a peint toute sa vie.

Autodidacte, peu soucieux de vendre, indifférent aux modes picturales, il a rarement montré son travail. Seule une rétrospective, au presbytère d’Opoul, en 1990, donne une idée de l’ampleur de son talent et de son œuvre, riche de quelque 200 aquarelles, 500 peintures et autres sculptures ou illustrations.

L’exposition « Les terres catalanes de René Jouret », que la Mairie d’Elne présente, regroupe des toiles des années 70-80.

C’est le moment où le peintre, de retour du Maroc, s’établit définitivement dans son pays natal. Il s’adonne alors totalement à sa passion : la peinture.

Admirateur de Michel No, d' Ambrogiani, et de Nicolas de Staël, René Jouret cherchera toute sa vie le point de bascule où le figuratif devient abstrait.

Dans ses compositions structurées, des perspectives éclatantes de rouges, jaunes et bruns s’envolent vers des cieux immenses, vibrant d’énergie. Une palette de tons plus subtils, des mauves, des roses, des blancs, apparaît dans les années 80.

   Mais c’est encore et toujours la même fascination pour les paysages, la mer, les villages catalans qui inspire cette œuvre méconnue, puissante et magnifique.

« Les terres catalanes de René Jouret » exposition de peinture - Mairie d’Elne, 1er étage, du 3 juillet au 15 août 2009 - Horaires d'ouverture : lundi au jeudi de 8 h à 12 h et 13 h 30 à 18 h - le vendredi de 8 h à 12 h et de 13 h 30 à 17 h

Écrit par cat le Mercredi 1 juillet 2009
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Antoni Ros BLASCO, peintre catalan (12 nov.1950, Barcelone), prof. aux Beaux-Arts de Paris

 

Écrit par cat le Mercredi 1 juillet 2009
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Culture catalane à Paris et ailleurs en juillet

Culture catalane : activités du mois de juillet

 

* 2-14 JUILLET  – PARIS

 

Festival Paris Cinéma

« Hommage à Lluís Miñarro / les productions Eddie Saeta »

 

Découvrez une personnalité du cinéma contemporain, un producteur hors normes, en sa présence : hommage à Lluís Miñarro (Barcelone 1949) et à sa maison de production Eddie Saeta créée en 1995.


Après une belle carrière dans la publicité, en véritable mécène des arts, il décide de produire ses films en toute liberté, laissant carte blanche à ses réalisateurs  sans courir à tout prix après le succès commercial. Ses films ont indéniablement marqué le renouveau de la scène du cinéma d’auteur contemporain.

Rencontre avec Lluís Miñarro- Projection de Un rêve de Christophe Farnarier le 7 juillet à 18h au Nouveau Latina

 Projections

 Albert Serra: Le chant des oiseaux, 2008

Dimanche 5 juillet à 19h - Vendredi 10 juillet à 21h30

Les Rois Mages errent à pied à la recherche de l’enfant Jésus qu’ils ne trouveront qu’après avoir effectué un long périple à travers des déserts de sable et de glace. Remarqué pour son premier film, Honor de Cavallería, à la Quinzaine des réalisateurs en 2006, Albert Serra récidive en 2008 avec Le Chant des Oiseaux

José Luís Guerín: Dans la ville de Sylvia, 2007

Dimanche 5 juillet à 16h30, présenté par le réalisateur - Vendredi 10 juillet à 16h30

Entre jeu de regards et poursuites composées de fausses pistes, d’obstacles et d’illusions, le réalisateur de En Construcción propose une plongée dans l’intimité d’une ville et de ses habitants. Sans dialogues et saisissant le moindre bruit de rue – voix, rires, échos, une valise sur le bitume, etc. – José Luis Guerín crée une oeuvre expérimentale portée par la présence mystérieuse de Xavier Lafitte, personnage à la limite du voyeurisme, mais toujours bienveillant.

Albert Serra: Honor de cavalleria, 2006

Mercredi 8  juillet à 16h30 - Samedi 11 juillet à 14h 

S’inspirant très lointainement des Aventures de Don Quichotte de la Manche, Albert Serra livre ici, avec force effets numériques jouant sur la lumière naturelle, un film atmosphérique et contemplatif tourné uniquement en extérieur. Ce road-movie est un véritable poème qui partage avec l’oeuvre qui l’a inspirée un idéalisme créatif unique en son genre.

Lisandro Alonso: Liverpool, 2008

Mardi 7  juillet à 20h, présenté par le producteur Lluis Miñarro

Sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs en 2008, Liverpool suit la quête d’un homme solitaire et désabusé que l’espoir semble avoir déserté. Isolé dans une nature virginale, il chemine dans un paysage enneigé, éclairé par la lumière blafarde de l’hiver. Plutôt que de donner des réponses, le cinéaste invite à la contemplation, à travers des plans-séquences d’une grande beauté, empreints de mystère comme pour signifier la difficulté d’appréhender le monde.

 Marc Recha: Les mains vides, 2003

Vendredi 10  juillet à 19h, présenté par le réalisateur

Dimanche 12  juillet à 16h30

Avec cette chronique poétique d’un lieu abandonné du monde, d’une poignée d’hommes et de femmes en mouvements, Marc Recha, dans ce quatrième long métrage, tisse le fil d’une oeuvre faite de gestes, de transits, d’attirance et de rivalité, de désir et de lutte, d’ivresses et de liens invisibles, construisant un paysage singulier de sentiments inexpliqués.

 

Manoel de Oliveira: Singularités d’une jeune fille blonde, 2009

Samedi 4  juillet à 19h, présenté par le réalisateur (sous réserve) 

Avec Singularités d’une jeune fille blonde, qui est l’adaptation d’une nouvelle de l’écrivain portugais Eça de Queirós, Manoel de Oliveira porte une nouvelle fois à l’écran son univers de cinéaste, monde hors du monde fait d’art et de littérature où la culture classique cohabite merveilleusement avec la vie de tous les jours et les mouvements avec l’immobilité.

 

Daniel V. Villamediana: Le taureau bleu, 2008

Mercredi 8  juillet à 19h

Samedi 11 juillet à 16h30

S’inscrivant dans le nouveau cinéma d’auteur catalan, Le Taureau bleu propose, à mi-chemin entre documentaire et fiction, une vision originale de la tauromachie. Ponctué d’images d’archives et de longues séquences caméra à l’épaule, le film invente ses propres rites et fait du geste une forme idéale, figure ultime du sentiment. La mort de l’animal n’est jamais mentionnée, et le taureau devient une allégorie flottant au hasard de l’imagination foisonnante du héros. À la fois primitif et enfantin, héritier de cet instant fugace où l’on construit encore, avec rien, des mondes chimériques, Le Taureau bleu est un film beau et excentrique, où solitude et création deviennent indissociables.

 

Christophe Farnarier: Un rêve, 2008

Mardi 7  juillet à 18h, présenté par le producteur Lluis Miñarro

Le Nouveau Latina

20, rue du Temple 75004 Paris
01 42 78 47 86   www.lenouveaulatina.com

Avec le concours de l’Institut Ramon Llull 

** 7 JUILLET – 25 AOÛT – PÉRIGUEUX : Macadam Jazz

« Le jazz de Catalogne »

Mardi 7 juillet, place Saint-Louis : RAMON FOSSATI - TONI SOLÀ & THE IGNASI TERRAZA TRIO

Vendredi 17 juillet, place Saint-Silain : GORKA BENÍTEZ ”BILBAO”

Mardi 21 juillet, place du Thouin : JORDI BERNI TRIO + SANTI DE LA RUBIA ”AFINKE”

Mardi 28 juillet, place de la Vertu : CARME CANELA canta JORDI MATAS

Mardi 11 août, place de Navarre : DAVID PASTOR “NU ROOTS”

Mardi 18 août, place de Navarre : MANEL CAMP JAZZ QUARTET “TORNASSOL”

Macadam Jazz est produit par la Ville de Périgueux, programmé par Jazzogène.

Avec le concours de l’Institut Ramon Llull et de l’ICIC (Institut Catalan des Industries Culturelles) 

http://jazzogene.blogspirit.com  - Tél. Info : 05 53 29 65 73

 

*** JUSQU’AU 10 JUILLET  – PARIS

 « Angles de lumière / Angles de llum »

Exposition « anthologique » d’Albert Ràfols Casamada - Peintures 1986-2007 et collages 1994-1995 - Galerie Vidal - Saint Phalle - 10, rue du Trésor, 75004 Paris, 01 42 76 06 05

****JUSQU’AU 13 SEPTEMBRE - PARIS

 « Agustí Centelles, journal d’une guerre et d’un exil - Espagne-France, 1936-1939 »

 Exposition photographique: L'exposition présente une centaine de photographies — réalisées pendant la guerre civile et pendant les neuf mois passés au camp de concentration de Bram –, pour la plupart inédites en France, et une collection de documents (magazines, lettres et carnets de notes du photographe)  Hôtel de Sully - 62, rue Saint-Antoine 75004 Paris - Métro: Saint-Paul, Bastille

Écrit par cat le Mercredi 1 juillet 2009
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Le RACOU en CATALOGNE

  la lente mais inéluctable avancée du sable...Formation de dunes énormes...Bientôt Racou/Le Pilat..?  (photos Jean-Pierre Bonnel)

  Dans ce petit "recoin" (traduction du catalan "racou", dans cette petite plage, située entre Port-Argelès et La côte rocheuse (criques de Porteil, Collioure...) le sable est en marche. Le hameau va s'enliser. Pourtant, ce lieu calme et typique, composé, au début du XX° siècle, de cabanes de pêcheurs en roseau, et immortalisé par Etienne Terrus (voir ses aquarelles au musée d'Elne), mérite mieux qu'une mort lente ! Bien sûr, les maisons "en dur" érigées dans les années 1930 étaient quelque peu sauvages et la loi littoral n'est apparue que bien plus tard... On a alors détruit le village libertaire du Bourdigou et les casots entre Canet et Saint-Cyprien et entre mer et étang...

   Mais Le RACOU a toujours résisté. A du bagoût, a du COURAge..! En effet, ce hameau oublié de tous devient un village familial, convivial, festif et s'affirme quand, vers 1960, ses citoyens d'habitants décrètent son indépendance...Bien sûr, elle n'a jamais été reconnue, cette petite république, cette "utopie" de la Côte vermeille, appelée fièrement "Commune libre du Racou". "Action d'éclat" - comme dit le panneau signalant le départ d'une belle balade vers les criques, plus au sud - qui permit quelques réalisations modestes mais concrètes comme l'attribution de noms catalans aux rues... Au Racou, pour des vacances autres...

*attention, une partie de la falaise surplombant la crique (à droite, en regardant la mer) s'est affaissée: il est donc dangereux de s'aventurer par là...On peut cependant regarder les plissements de roches qui rappellent les statues naturelles creusées par le vent et l'érosion marine au Cap de Creus...

 au départ de la rando vers Porteil, l'Ouille, Collioure, Port-Vendres, Cap Béar, Paulilles...

 plissures des rochers au Racou ou dos de monstres marins..?

Écrit par cat le Mardi 30 juin 2009
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MAILLOL au vide-grenier de Banyuls sur Mer

   (photo Jean-Pierre Bonnel)    

   La jeune fille allongée, d'Aristide Maillol, au magasin des accessoires..? Lors des déballages publics et autres vide-greniers, ne pourrait-on pas respecter (et faire respecter) les oeuvres d'art...? A moins que cette statue ne soit à vendre... A brader...? Merci de nous répondre, Monsieur le Maire !

Écrit par cat le Mardi 30 juin 2009
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Festival du vert luisant : Jacques VINAS à MONTNER

 MONTNER, l'entrée du village

   Montner, le silence absolu depuis le promontoire qui permet d'avoir un aperçu circulaire sur la vallée, les vignes, le lointain d'Estagel. La vue et l'ouïe comblées. Il ne reste plus qu'à méditer, c'est-à-dire regarder les tableaux de Jacques VINAS (à prononcer avec une tilde sur le n: vignas) dans deux salles de ce hameau paisible de 300 citoyens heureux. Au fond des yeux, au fond des bleus de ses toiles tremblées, comme floues, impressionnistes, au pastel. Bleu, non pas à cause de Matisse, d'Yves Klein ou de la première période de Picasso (lire le petit livre de Pastoureau sur cette couleur), mais parce que "c'est la couleur du vide quand il est profond; c'est la couleur de la profondeur. J'ai pour le bleu une fascination, comme un vertige excitant..." Et dire que la couleur n'est qu'une affaire d'onde, de quoi dépoétiser tout propos pictural et esthétisnant...

  Derrière la surface se lit la perspective d'une fenêtre, ouverte sur...une sorte d'infini. Se lit un signe, un appel, du sacré..? C'est le regardeur qui prolonge l'oeuvre. Dans la masse actuelle des "créateurs", bons et mauvais, bientôt plus nombreux que les "consommateurs", Jacques a trouvé son créneau; de ce lieu privilégié, il peut observer l'ennemi : la médiocrité. A sa voix, on sait qu'il a déniché une forme de peinture neuve... 

 Jacques VINAS et ses bleus (photo Jean-pierre BONNEL)

   Puis cet artiste, qui a peint aussi la poésie expressionniste de Baudelaire et Rimbaud, a d'autres pinceaux à son arc : comédien, metteur en scène, formateur (stage de théâtre et de pastel à Montner le 30 juin), il est Président de l'Archipel des théâtres. Il a fondé avec Fabrice Eberhart le festival Molière de Collioure (en août) Il vient de lancer le "Festival du vert luisant", jouant avec les mots - les homonymes : ver, vers, vert - et les couleurs -le bleu, le vert), pendant une semaine, du 26 juin au 3 juillet, avec expos, spectacles, projection du film "Carthage, la mémoire des sables"...

 Le théâtre du bleu...

Écrit par cat le Lundi 29 juin 2009
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PAYSAGES à Céret (suite) - Jean CAPDEVILLE

 Jean Capdeville lors du vernissage de l'expo de l'été à Céret "un siècle de paysages (photos J.-P.Bonnel.

   Il a été le héros de ces deux heures passées à parcourir l'itinéraire préparé par Joséphine MATAMOROS, conservatrice du Mamoc. Tandis que Georges Frêche restait assis et discutait avec François Rivière, candidat dissident de droite aux municipales de Perpignan, Mme Matamoros faisait un excellent commentaire de quelques oeuvres présentées. Même si on est sceptique devant la grande majorité des représentations et des installations, banales et faciles, le promeneur a été sensible à la préparation de ce vernissage : les artistes vivants ou la famille des peintres décédés avaient été conviés pour dire quelques mots. Jean Capdeville, âgé et fatigué, ne dit rien, mais son oeuvre parle pour lui. On n'en dira pas autant pour MM.Martin, Jacques Capdeville et cet épigone du mouvement support/surface, qui eut le courage de gâter l'image du Canigou. Ce qu'il fit de mieux, c'est de décorer l'ample cage d'escalier du Mamoc, avec des platanes, platement verts, certes, non soutiniens, certes, mais comme fresque, ça passe...On apprit, à la fin du parcours, qu'une des trois oeuvres de ce Vincent Bioulès, achetées par le conseil régional, était désormais installée dans le bureau de Christian Bourquin, à Perpignan; il est vrai qu'il est président du musée, président du conseil général... Qu'un sincère hommage soit rendu là à M.Bourquin !

  Mais on le répète, l'expo vaut pour les parallèles et les confrontations, l'histoire locale et l'évolution de la conception de paysage en peinture, pour Matisse, Soutine, Picasso et les Burty Haviland qui nous propulsent déjà dans l'expo de rentrée, puisque le musée de Céret a acheté la plupart des oeuvres de ce peintre de Limoges, issu d'une riche famille et venu s'installer en Vallespir...

 Joséphine Matamoros commentant un Tapiès, en parallèle avec un Soutine. (photo J.P.Bonnel)

  Soutine 

 Frank Burty Haviland : La terrasse des Capucins, à Céret (1920)

Écrit par cat le Dimanche 28 juin 2009
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L'afrontière - MIRMANDA à Barcelone

  Des d’una (a)frontera, Mirmanda us convida a la presentació del número 3

[Pensar l'(a)frontera] a la llibreria La Central del Raval de Barcelona (carrer Elisabets, 6), el dijous 2 de juliol a les 19h30. Presenten:

Josep M. Solé i Sabaté - Eric Forcada -Oscar Jané

Us hi esperem per parlar i intercanviar les vostres idees, opinions i camins de futur.

 www.mirmanda.

Écrit par cat le Samedi 27 juin 2009
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Droits de l'animal - CRAC, comité anti-corrida

 à l'heure où la Catalogne (du Sud) abandonne ses arènes (Barcelone) et condamne les corridas, à dada ou pas, il faut être sensible au tract informatif du CRAC (comité radicalement anti-corrida qui, calmement, pédagogiquement, explique de quoi il s'agit, sans utiliser le mot tuerie. Ce spectacle tauromachique qui n'est beau qu'en théorie, dans les textes, les romans ou les dessins picassiens, est un reliquat anachronique des anciennes civilisations cruelles (les combats au Colysée de Rome, le pain et les jeux...) utilisée pour alimenter les programmes festifs et "culturels" des municipalités du midi, en quête de touristes, de fric et de sang frais, inlassablement ...Contact : Crac, BP 10244, 30105, Alès Cedex - www.anticorrida.com

 

Écrit par cat le Vendredi 26 juin 2009
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Festival à Ajaccio : polars corses, catalans, méditerranéens

   Voici la troisième édition du festival du polar corse. Une quarantaine d'auteurs de Catalogne, Provence, Ligurie, Croatie...sont attendus, du 10 au 12 juillet, dans l'île de noire beauté. Serge Scotto, Marc Spaccesi, Ysa Dedeau, Elena Piacentini, Del Papas, Gildas Giraudeau...dédicaceront leurs derniers ouvrages pleins de sang et de larmes. Sans oublier les débats sur le thème "Le poiar et les îles"... Contact : 04.95.23.39.63.

Écrit par cat le Vendredi 26 juin 2009
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AISSELLES de Mme MAS (blague de Perpignan)

   Marie-Claire MAS, la colistère du maire Jean-Paul Alduy est-elle collectionneuse ou fraudeuse..? Là n'est pas l'essentiel !    Ce qui nous importe, c'est de savoir si la belle dame avait les aisselles poilues ou rasées, épilées...lors du second tour des municipales de Perpignan, dimanche 21... Pour imaginer un peu le portrait de Madame Mas et entrer dans l'intimité du creux secret situé entre l'épaule et le bras, je suis allé demander de l'aide à Jules Michelet:

  "Le poil noir des bras, brun du ventre et le poil un peu roux des aisselles semblent réunir leurs couleurs diverses dans ses jolis cheveux d'un chatain chatoyant" (Journal, août 1857)

   Puis Julien Gracq précise la description de cet érotique lieu : "...le délice rafraîchissant de ses vraies eaux et logé au creux d'une aisselle, à la flexion d'une aine, dans un repli ineffable du monde vierge." (Un beau ténébreux, 1945)

   Enfin Emile Littré, le très lettré, ajoute son grain de sel à cette réflexion sur l'aspect érotique de cet endroit du corps, rendant obscène la fraude électorale;  l'expression "aisselles d'une ancre" signifie : angles formés par la verge et les bras de l'ancre." 

  Chers lecteurs (et électeurs), je compte sur vous pour alimenter ma nouvelle rubrique "les blagues du blog"...

Écrit par cat le Jeudi 25 juin 2009
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Expos de l'été: BONNARD à Lodève, MUCHA à Montpellier, VAN DONGEN à Barcelone

* Chaque été, le musée de Lodève présente une exposition originale et passionnante; il faut donc aller voir les toiles de Bonnard, aux couleurs si chatoyantes, chantant le bonheur quotidien de vivre, l'instant du plaisir, avec une compagne, avec des petits riens qui tentent de retenir le temps...En outre, les expos de Bonnard sont rares, autre bonne raison d'aller vers les hauteurs languedociennes...

ouvert tous les jours sauf le lundi de 9h30 à 18h. tél:04.67.88.86.10-entrée: 7 euros-tarif réduit:5.50 euros.

* Le musée Fabre de Montpellier enchaîne désormais les expositions; il faut rentabiliser la rénovation et c'est de bon ton ! Une rétrospective d'Alfons MUCHA, jusqu'au 20 septembre, montre en particulier les fresques conçues pour illustrer l'histoire de la Bosnie : le peintre symboliste a peint des scènes idylliques dans les tons bleutés. Le représentant viennois de l'art nouveau est présent avec 280 objets, en particulier les costumes de Sarah Bernhard qui avait fait connaître l'artiste en diffusant les affiches "art nouveau"... (Tous les jours sauf le mercredi, de 10 à 20 heures - Entrée: 8 euros - tarif réduit : 6 euros)

Kees Van Dongen : rétrospective consacrée au Néerlandais Van Donguen au Musée Picasso de Barcelone : 200 oeuvres montrées grâce à la co-organisation du Musée des beaux arts de Montréal et du musée national de Monaco, l’exposition “Un fauve en ville” est la première rétrospective d’importance du peintre flamand. Artiste peu exposé, on se rappelle l'expo de Lodève, en 2004, et celle de la fondation Gianada de la ville de Martigny, en Suisse, en 2002. D'où l'intérêt de se rendre à Barcelone...

 Il s'agit de la réunion exceptionnelle d'oeuvres de l’artiste, témoin des années dites “folles”. Son style expressionniste, fait de couleurs souvent pures, se reconnaît pourtant aux ombres vertes semées dans ses tableaux, images cadavériques sur les portraits de jolies jeunes femmes, touches suggérant le mouvement fauve...
Museu Picasso - Carrer Montcada, 15-23 - Barcelone  - Du 11 juin au 27 septembre 2009  www.museupicasso.bcn.cat

Écrit par cat le Jeudi 25 juin 2009
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Catalogne à Montpellier- Enfance à Perpignan...Souvenirs et dédicaces.

  Pour revenir sur l'événement livresque de Montpellier, la Comédie du Livre, voici une photo-souvenir au stand des Nouvelles Presses du Languedoc (de droite à gauche : Françoise Mignaval, Marie-France Avril et moi-même, dédicaçant à tours de plume mes "30 balades culturelles en Catalogne".

       La vitrine de la librairie Torcatis, à Perpignan, exposant mes livres : un bon moment passé avec des amis pour dialoguer à propos de "L'infini de l'enfance"...

Écrit par cat le Mercredi 24 juin 2009
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Artistes en Roussillon : J.Sanvoisin, C.Roussel, M.Ivora, M.Marchon

  Beaucoup, de nos jours, se disent artistes et ne sont même pas de bons artisans. Les peintres du dimanche sont légion et encombrent les caves et les ruelles de Collioure et d'ailleurs...Cependant, à l'occasion d'expositions collectives ou de rencontres dues au hasard -et à la curiosité- il arrive de tomber sur des oeuvres intéressantes...C'est pourquoi, je voudrais signaler aujourd'hui les sculptures et céramiques Raku de Jacqueline Sanvoisin (la bienheureuse!), à Argelès "Mas Mar y Mont" (81.64.59). Chritiane Roussel, elle, se spécialise dans la décoration : vitrail et peinture sur verre, à Canet (monsite.wanadoo.fr/decorationvitrail/ ). J'ai aimé les jaunes-rouges de Monique Ivorra, de Canet en Roussillon, elle aussi, 12 promenade de la Côte Radieuse (www.mimartist.org ) Enfin, un homme, un artiste du vitrail, aussi, Michel Marchon, dont il faut voir ses "Vitraux, plomb et tiffany", à Perpignan, 38 avenue des Baléares (04.68.51.25.64)

Écrit par cat le Mardi 23 juin 2009
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Voyage en Espagne, suite : Zaragoza, Grenada, Goya et Lorca

   Loin de Madrid et de ses rêves sportifs...  (J.P.Bonnel)

 

 

 

   Zaragoza est la ville de Goya, mais ses chefs-d’œuvre reposent au Prado. L’Aragonais a été récupéré par Madrid…Je pousse plus loin, je vois la ville depuis la route, tel un mirage. Pas le temps de noter, presque rien à dire, à l’époque des voitures rapides… Théophile Gautier qui, lui, va sur une mule, a le loisir d’apprécier le paysage et la vie ibérique dans ses moindres détails. Le soir, à Zaragosse, livre plusieurs landscapes : vignes du Pénedès, collines érodées du bas Aragon, forêts au nord de Madrid ; l’autoroute suit l’aqueduc romain et le TGV Barcelone-Madrid est parallèle aux routes antiques : tout a été inventé, tout a été écrit et ces romanciers-voyageurs font leur orgueilleux…Emerge à présent le plateau castillan s’élevant jusqu’à 650 mètres au-dessus de la mer invisible. Le chemin est âpre, sauvage, en monts et vaux.

Rien à voir avec la route littorale qui va de Málaga à Almería, du mur de béton touristique jusqu’aux palmeraies d’Elche : s’étendent des kilomètres de cultures sous serres, le plastique enfermant les fraisiers monte jusqu’au sommet des montagnes. Almería, signifiant « miroir de la mer », en arabe, vaut pour le quartier des pêcheurs, la Chanca, aux maisons-cubes bariolés. De Murcie la proche, je garde le souvenir de « l’enterrement de la sardine » -écrit par Arrabal- dont le feu final symbolise la fin du Carême…Je parcours au fil des villes, MazarónCartagène, Valence, les guides touristiques dont les descriptions, mises bout à bout, formeraient un délicieux poème : «  ses maisons à terrasses, souvent creusées dans les collines, ses cubes colorés, alignés de façon irrégulière… »

Et puis, après tout ce temps perdu, après toutes ces inutilités, vint Grenade…Théophile Gautier, l’inépuisable, nous la présente en quelques mots : « Grenade est bâtie sur trois collines, au bout de la plaine de la Vega : Tours Vermeilles, ainsi nommées à cause de leur couleur (Torres Bermejas) et que l’on prétend d’origine romaine ou même phénicienne, occupent la première et moins élevées de ces éminences ; l’Alhambra, qui est toute une ville, couvre la seconde et la plus haute colline de ses tours carrées, reliées entre elles par de hautes murailles et d’immenses substructions…

L’Alhambra, ce château rouge sous l’arc blanc, immense, proche et lointain de la Sierra Nevada, c’est un panorama essentiel, à contempler en haut de l’Albaicín, quartier enserré dans la première forteresse arabe de la ville. On a raison de dire : « Quien no ha visto a Granada no ha visto nada ! »  Depuis les ruelles, les maisons ceinturées de palmiers ou de figuiers de barbaries, se protégeant du soleil dans leurs carmenes paradisiaques, c’est le spectacle qui associe l’architecture humaine et la fabrication esthétique de la nature…Loin de la foule qui, dans les boulevards de la ville basse, célèbre le vendredi saint, en suivant les processions et les saints sortis, dont la fameuse vierge, la Macareña, pour cette occasion unique… Loin de la cathédrale et de la mosquée transformée en chapelle où sont visitées les tombes des Rois Catholiques… On choisit l’aura des sommets, empreint d’une religiosité moins guindée… Depuis ces quartiers hauts, sauvages, creusés de grottes où des pauvres et des marginaux ont construit des palais de carton et de bouts de ficelle, on peut apercevoir l’austère masse du palais de Charles Quint, ce cercle inscrit dans un carré, et, plus haut, le Généralife, résidence de campagne des rois de Grenade, reposant dans ses clôtures de rosiers, de cyprès et de lauriers-roses…Le visiteur a le rouge des palais et la neige des montagnes ; il n’a même pas envie d’ouvrir le petit livre de Marguerite Yourcenar, cette Andalousie appelée tour à tour « terre des vandales » ou « Les Hespérides », seuil du couchant…Il faudra bien se coucher un jour, ou un soir…Le cafetier vous montrera la direction de la sortie, dans la nuit, qui n’est plus le royaume du rouge et du blanc, mais celui du guttural flamenco…    Il ne reste qu’à l’accompagner de quelques strophes de Lorca, né à vingt kilomètres de là, à Fuentevaqueros, village devenu neuve ville-dortoir, mais sa villa est dans Grenade, remplie de souvenirs heureux et tragiques…

 

Écrit par cat le Lundi 22 juin 2009
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Municipales de Perpignan (21 juin 2009) - le vainqueur : l'abstention

   Mille problèmes pour Perpignan et pourtant les citoyens ne sont pas venus voter en masse. C'est l' abstention qui est massive. Le maire sortant, J.Paul Alduy, a bien joué : il empêche le Front national d'étre présent au second tour grâce à l'aide M. De Noëll, ancien candidat FN à Perpignan; celui-ci a milité pour le maire et a placé son épouse Isabelle en position éligible. Ainsi de nombreux électeurs frontistes (4 à 5 %) ont voté pour la droite classique. 

   Du côté de la gauche, la candidate socialiste a progressé (25%) car des électeurs du NPA/LO unis ont voté utile. Le candidat de centre gauche (exclu du PS) Jean Codognès, allié aux Verts et au Modem fait un mauvais score (14%) mais peut se maintenir. Ce serait une faute pour l'union de la gauche et une erreur pour lui-même et son avenir politique. Il n'a pas su prolonger l'enthousiasme pour les écologistes manifesté lors des Européennes; il n'a pas bénéficié de larges voix du Modem (en baisse depuis les déclarations de F.Bayrou à l'encontre de Dany le vert): les électeurs centristes sont revenus à droite. Il reste à J.Codognès de rallier la gauche, d'obtenir des assurances pour ses colistiers (verts, radicaux) et d'oublier les querelles personnelles. Il en va de sa crédibilité. C'est ainsi et c'est bien : ce sont les électeurs qui ont choisi et non les états-majors, souvent déconnectés et loin du peuple...

 exposition à Perpignan du 23 juin au 30 septembre 2009 (Musée H.Rigaud)

Écrit par cat le Dimanche 21 juin 2009
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Les municipales de Perpignan et la culture

   Il a raison, Gérard Raynal, d'écrire dans son blog que la culture est absente des programmes des candidats à la mairie de Perpignan. Programmes creux faits de formules banales et du recours à l'emprunt, à l'endettement. Le théâtre Nouvel est rejeté : on le restructurera pour y mettre des associations ou les permanences des partis politiques... Pas un écrivain, un artiste, un homme ou une femme de théâtre dans les listes...Cali aurait avoué, nu, que si Jacqueline s'était prénommée Ségolène, alors tout était possible... Les seules personnalités connues du public (averti, comme dit Jean-Christophe) sont André Bonet (liste Rivière, dissident UMP) et Maurice Halimi (liste Alduy, maire sortant). 

    Mes suggestions en matière culturelle (voir ce blog) sont restées lettres mortes. La question de la culture ne serait pas mobilisatrice; il faut parler au plus près des gens (enfin, on a compris! à moins que ce ne soit que démagogie): au ras des paquerettes, causons donc sécurité (caméras, policiers), propreté (le pipi de chien) et social (alors que ce domaine est géré en grande partie par l'Etat, un Etat en mauvais état, surendetté, peu disposé à payer nos retraites, mais défendant mordicus le bouclier fiscal, oui da..!) 

   Et les écrivains, ils en pensent quoi, de ces élections? On ne leur a pas demandé leur avis, pas un papier dans la presse locale. Mais ça ne fait pas vendre; les sondages, oui, les potins, ok, les rumeurs, bien sûr... Pourtant, la Catalogne d'ici en contient quelques uns, qui ont du style, Pierre Bosc, Jordi Pere Cerda, Beszonoff, Darnaudet, Gifreu, Pelras, Claude Delmas, Francesca Caruana, Claude Massé, Hélène Legrais, Philippe Ségur, Renada Portet, Pere Verdaguer, Jordi Vidal, Jean Jacob, Hyacinthe Carrera, et tous ceux que j'oublie, mille excuses...

   Je pense qu'un individu bénéficiant d'un certain renom ne doit pas utiliser son "aura" ou son pouvoir de créateur public pour influencer l'électorat. Mais il peut donner son avis sur les propositions des candidats.

   Ainsi, ce directeur de troupe affirme que, tout en étant de gauche, il ne votera pas pour la liste de la gauche officielle : "facile de s'auto-proclamer de gauche, mais après les délires de Frêche, c'est pas possible !" Cet artiste de l'abstraction lyrique est tenté par Jean Codognès, flanquée de la gracile Clotilde et de la sympa Katia, mais après les folles déclarations de Bayrou, ça gêne de voter pour le Modem..."

   Un plumitif qui a de l'avenir m'a déclaré : "Les troskystes? Inutiles ! Le FN ? Nuisible! Rivière? Je préfère les fleuves ! L'inconnu "centriste" du bataillon? Il veut faire sa pub! Defora! Les Catalanistes ? Il n'ont pas trouvé 55 Catalans causant catalan dans un idiome correct..." Triste paysage de campagne, morne pleine...Et on vous parle pas des coups bas, des gros sous, des candidats impliqués dans des affaires louches, des arrivistes, ou de ceux qui changent trois fois de parti pour être acceptés sur une liste... Mais il faut tout de même voter, il y a trop d'intérêts en jeu...

  Il reste quoi, alors..? Oui, le vote, Et les yeux pour pleurer...

 ...ou regarder ...un arc-en-ciel sur l'étang , sur les temps présents...

Écrit par cat le Vendredi 19 juin 2009
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