Camp de Rivesaltes, Collioure, exposition de Gerhard SCHOLZ, prisonnier de guerre
Le Dépôt 162 du camp Joffre à Rivesaltes – l’internement des prisonniers de guerre de l’Axe
Au début de la Seconde Guerre mondiale se trouvaient sur le sol français quelque 200 camps où l’État internait des "étrangers ennemis indésirables ou suspects pour la sécurité nationale ou l’ordre public ».
Il s’agissait en réalité et en priorité de réfugiés de la Guerre Civile en Espagne, de Tziganes discriminés sous le nom de « nomades espions», et de Juifs qui avaient échappé à la persécution nazie et qui furent, pour une grande partie, déportés ensuite vers les camps d’extermination.
L’un des plus importants de ces lieux d’internement se trouve près de Perpignan: le camp militaire Joffre de Rivesaltes. Il accueillit après la Libération du département (19 - 8 - 1944) d’abord des collaborateurs, puis, sous la responsabilité des Forces Françaises de l’Intérieur (F.F.I.), des prisonniers de guerre. En octobre 1945 eut lieu l’ouverture officielle du Dépôt des Prisonniers de Guerre de l’Axe N° 162 au camp Joffre de Rivesaltes avec 500 prisonniers allemands et 303 Italiens sous autorité militaire et répartis sur plusieurs îlots du camp.
Onze mois plus tard, le nombre des captifs augmentait à presque 11000 hommes. En même temps la mortalité atteignait un niveau jusqu’alors inconnu : au seul mois de septembre 1945, par exemple, 160 hommes décédèrent au camp Joffre, chaque jour une dizaine ou plus, dont les identités sont conservées dans le registre d’état civil de la commune de Rivesaltes, avec les causes de leur décès.
Pour la plus grande partie d’entre eux le médecin avait noté « dysenterie cachexie », puis quelques cas de « morts par balles » ou d’« accidents de déminage » sont aussi rapportés.
La réalité était certainement plus complexe. Il y avait la faim, le manque d’hygiène, l’épuisement, l’incertitude face à leur destin, un état de dépression ou de culpabilité après l’effondrement du Reich ne sachant ce qu’étaient devenues leurs familles sous les bombardements alliés pendant les derniers mois de la guerre. Beaucoup d’entre eux, surtout des jeunes, souffraient de l’inactivité forcée, car il n’y avait pas encore la possibilité de travailler à l’extérieur des barbelés.
En automne 1945 (jusqu’à l’été 1946), un kommando d’environ 1000 prisonniers allemands fut installé derrière les murs du Château Royal à Collioure dont le commandant était un civil, M. André Albitre. Ils devaient déminer les plages et les collines dans les environs et exécuter d’autres travaux d’aménagement dans le village même.
Un changement au poste du commandant au camp principal de Rivesaltes, début 1946, mais aussi le basculement de l’opinion publique envers le traitement des prisonniers de guerre en France, entraîna peu à peu l’amélioration des conditions de vie et la baisse de mortalité au Dépôt 162.
La grande majorité des hommes partait dans des kommandos de travail, soit dans l’agriculture, soit dans les mines. À l’intérieur du camp se développait une certaine vie culturelle : on créa un groupe de théâtre, des équipes de sport, un orchestre, des ateliers d’artisanat; on organisait des expositions d’art, des conférences, des cours de langue. La vie se normalisait... À partir du printemps 1946, les « correspondances P.G. » devinrent possibles - censurées, bien sûr - avec les familles dans les différentes zones de l’Allemagne occupée. Le 1er mai 1948, le Dépôt 162 du camp Joffre fut vidé et fermé officiellement.
Vernissage le vendredi 12 février 2010, à partir de 18h30, à Collioure (ancienne mairie)
Exposition des peintures de l’ancien prisonnier de guerre - GERHARD SCHOLZ à Collioure
* Notices biographiques: Gerhard Scholz, né le 30.12.1921 à Breslau (ancienne province de l’Allemagne), vient d’une famille très pauvre. Fils d’un ouvrier qui était membre du parti socialdémocrate.allemand, il apprend le métier d’un peintre de panneaux publicitaires, montrant très jeune déjà des dons pour le dessin.
Après une formation comme opérateur radio à Metz, il est appelé en 1941, à l’âge de 20 ans, et doit partir pour le front russe. Blessé à la retraite de la Wehrmacht, il est soigné en Allemagne, retourne en France pour un stage et est fait prisonnier de guerre en novembre 1944, près de Chartres, par les Américains.
Durant l'été 1945, Gerhard Scholz est transmis à l’armée française avec des milliers d’autres soldats de l’ex-Wehrmacht. Interné dans le Dépôt 162 au camp Joffre de Rivesaltes, il est réquisitionné dans un Kommando au Château Royal de Collioure pour déminer les côtes et remettre en état les dégradations commises pendant l’Occupation.
Sa réputation de peintre se répand. On lui trouve ou il achète du papier et des pinceaux, rares et chers à cette époque d’après-guerre. (C’est pouquoi un certain nombre de peintures porte d’autres dessins au verso) Il a la chance d’être rappelé au camp principal pour aider à préparer une exposition de peintures derrière les barbelés de Rivesaltes.
C’est comme ça qu’il crée, fasciné par la lumière et les couleurs des paysages du Roussillon après les années sombres de la guerre, une quarantaine d’aquarelles qui forment un contraste fort avec les circonstances de la vie en captivité. Il les a préservées jusqu’à aujourd’hui sans les montrer à personne, exceptés sa femme et quelques-uns de ses anciens camarades.
Après la guerre, cette période de sa vie, la captivité, qu’il a vécue entre 1945 et 1948 à Collioure, Gruissan et Rivesaltes et où son talent d’artiste s’est développé, l’aidera à faire ses études d’art et devenir plus tard professeur de dessin à l’Ecole des Beaux-Arts à Brême. C’est dans cette ville dans le nord de l’Allemagne qu’il vit toujours, à la retraite maintenant et âgé de 88 ans, avec son épouse Hertha, sa fille et son petit-fils de10 ans.
*** Dans le cadre de l’association « Trajectoires », Barbara Brix et Madeleine Claus recueillent, depuis plus d’un an, des témoignages d’anciens prisonniers de guerre allemands (ou de leur famille) qui sont passés dans le camp de Rivesaltes.
Lors de ces interviews elles ont été dirigées vers Gerhard Scholz, qui a peint pendant sa captivité à Rivesaltes et Collioure, une quarantaine d’aquarelles. Au domicile du peintre, à Brême, Barbara Brix et la photographe Nicole Bergé ont pu constater la richesse de ces peintures, tant sur le plan documentaire que mémoriel et artistique. C’est ainsi qu’avec l’aide de la municipalité de Collioure ce projet d'exposition a pu prendre forme. De plus, les archives départementales, conscientes de l’intérêt de ces peintures, les ont acquises fin 2009.
L’association « Trajectoires », Barbara Brix et Madeleine Claus sont donc particulièrement fières et heureuses de vous annoncer le vernissage de cette exposition qui aura lieu en présence du peintre (88 ans).
Nous avons souhaité la tenue d’une conférence et d’une table ronde afin de replacer cet événement dans son contexte historique, et poser la question complexe de la mémoire de la captivité des vaincus. Avec Christian Xanxo (historien), Michel Lloubes (journaliste), Geneviève Erramuzpé (directrice de la maison d'Izieu), Lore Kleiber (politologue et pédagogue auprès de la Maison de la conférence de Wannsee, Berlin).
Écrit par cat le
Mardi 9 février 2010
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politique, patrimoine, peinture, actualité en Catalogne
Les fesses des Catalanes
Dali, Jeune fille de dos (C) Fondation Dali-Gala, Figueres.
C'est en ces termes gracieux que Guillaume Apollinaire rend hommage à la Callipyge catalane, dans son recueil de 1907 "Les onze mille verges : "Ce fut un étalage admirable de culs de toutes les nationalités... en forme de poire de La Frisonne contrastait avec les c. rebondis des Parisiennes, les fesses merveilleuses des Anglaises, les postérieurs carrés des Scandinaves et les culs tombants des Catalanes."
On peut préférer le tableau offert par Mérimée, Inspecteur général des monuments historiques et auteur de "La Vénus d'Ille" : ce "curieux de femmes" fréquente 'l'auberge d'Ille sur Têt", où il y a "tant de jolies Catalanes", proches cousines de ces "Espagnoles avec mantillas, leurs grosses jambes catalanes et leurs pieds pointus et microscopiques..."
(cité par Joseph Ribas, dans son livre "Canigou, montagne sacrée des Pyrénées" (éditions Loubatières,1994)
De qui est cette sculpture..? (photo extraite du bel album de Caroline Pochon et Allan Rothschild (Arte éditions - Democratic Books, Pari, 2009)
Écrit par cat le
Lundi 8 février 2010
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débats, disputes, blagues du blog, humeur, poésie, littérature
Romans du Terroir et semaine culturelle en Catalogne
*mercredi 10 février, à 18 heures, librairie Torcatis, deux auteurs de romans de terroir : la Franc-Comtoise Vivianne Auger et le Catalan de Théza Bernard Gimbernat...
• Agenda de la setmana / Agenda de la semaine (Le Catalan pour tous)
• Divendres 12 de febrer a les 17h30, conferència "Les catalans et l'expansion maritime européenne"
Lloc: Hotel del Departament / 24, voral Sadi Carnot / 66000 Perpinyà. Entrada lliure.
• Diumenge 14 de febrer durant tot el dia, Festa de l'ós de Prats de Molló. Lloc: 66230 Prats de Molló.
• Fins al 26 de febrer, exposició "El somni republicà, el republicanisme a les comarques de Girona, 1900-1936"
Lloc: Ajuntament de Castelló d'Empúries / Plaça del Joc de la Pilota, 1 / 17486 Castelló d'Empúries. Entrada lliure.
• Fins al 27 de febrer, exposició "Cases burgeses al Rosselló a la Belle Époque"
Lloc: Mediateca de Perpinyà / 15, carrer Émile Zola / 66000 Perpinyà. Entrada lliure.
• Vendredi 12 février à 17h30, conférence "Les Catalans et l'expansion maritime européenne" - Lieu : Hôtel du Département / 24, quai Sadi Carnot / 66000 Perpignan. Entrée libre.
• Dimanche 14 février pendant toute la journée, Fête de l'ours de Prats-de-Mollo. Lieu : 66230 Prats-de-Mollo.
• Jusqu'au 26 février, exposition "El somni republicà, el republicanisme a les comarques de Girona, 1900-1936" - Lieu : Ajuntament de Castelló d'Empúries / Plaça del Joc de la Pilota, 1 / 17486 Castelló d'Empúries. Entrée libre.
• Jusqu'au 27 février, exposition "Maisons bourgeoises en Roussillon à la Belle Époque", Médiathèque de Perpignan /15, rue Émile Zola / 66000 Perpignan. Entrée libre.
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Écrit par cat le
Dimanche 7 février 2010
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littérature, actualité en Catalogne, agenda culturel, patrimoine
Invictus de Henley, Eastwood et Mandela
Hors de la nuit qui me recouvre,
Noire comme un puits d'un pôle à l'autre,
Je remercie les dieux, quoi qu'ils puissent être
Pour mon âme indomptable.
Tombé dans l'étreinte des circonstances
Je n'ai pas gémi ni pleuré à voix haute.
Sous les coups de la fortune
Ma tête est ensanglantée, mais redressée.
Au-delà de ce monde de colère et de pleurs
Ne plane que l'Horreur de l'ombre.
Et pourtant la menace du temps
Me trouve et me trouvera, sans peur.
Peu importe l'étroitesse de la porte,
Le nombre des punitions sur le parchemin,
Je suis le maître de mon destin :
Je suis le capitaine de mon âme.
Poème préféré de Mandela, écrit par de William Ernest Henley.
Invictus est un film sur la poésie, qui peut soulever des montagnes et donner l'espoir au coeur d'un homme qui a passé 27 ans en prison.
C'est aussi un film sur le rugby, capable de souder une communauté et être le moteur de la réconciliation entre les Noirs et les Blancs d'Afrique du Sud, durant la coupe du monde de 1995. Même si les acteurs qui jouent les Sprinboks et les All Blacks s'écrasent comme des clafoutis durant les mêlées...et sont peu crédibles (les Français étant filmés comme des fantômes !)... Même si rien n'est dit de l'empoisonnement des néo-zélandais, à la veille de la finale du 24 juin...
Il s'agit surtout d'un hommage à Mandela et on préfère retenir cet aspect positif, même si le pathos et le subjectif l'emportent sur la vérité historique et occultent la situation catastrophique de l'Afrique du sud du XXIème siècle. On apprend, en effet, peu de choses sur la vie et les combats de "Madiba", sur son passé et sa famille : l'hagiographie domine et le spectateur accepte ce point de vue car Mandela est un homme unique, une sorte de saint qui prône l'oubli du mal ancien, le pardon et demande à ses amis de ranger la vengeance au magasin des accessoires inutiles et dangereux pour l'avenir et l'unité de la nation. L'obsession du pardon est une stratégie politique, mais ce n'est pas l'hypocrisie qui guide "Bafana", c'est la sagesse de celui qui a eu le temps de méditer sur le monde et sur les valeurs suprêmes : amour, amitié, solidarité, modestie, poésie...
Bien sûr, Clint Eastwood nous raconte une légende, la vie magnifiée d'un homme exceptionnel. La reconstitution historique est très lacunaire, de même que l'attention portée aux coutumes de l'Afrique du Sud. Ainsi, de nombreuses erreurs concernant le salut zoulou, le serrement de mains, même si l'habitude du "muti" (lait caillé) du soir est exacte; en outre, les voitures de l'époque étaient de grosses mercédès, des japonaises (la Toyota Cressida, jamais distribuée en France, par exemple); les policiers n'avaient pas de "city golf" comme, à la fin du film, à l'extérieur du stade; les Russes étaient en nombre, mais on ne les voit jamais...Enfin, le port d'armes était légal, dans les années 1990-95, ce qui n'apparaît jamais, même si le thème de la sécurité est omniprésent, avec les gardes du corps commandés par un "Jason" noir, ami fidèle et obéissant, devenu le chef d'une troupe d'Argonautes "arc-en-ciel", aux couleurs d'un pays réconcilié...
Écrit par cat le
Samedi 6 février 2010
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débats, disputes, cinéma, politique, poésie
L'ennemi intérieur - Mathieu Rigouste
Vendredi 30 janvier dernier, à la librairie Torcatis de Perpignan, est présenté le livre de Mathieu Rigouste, L’ennemi intérieur, représentant sa thèse sur l’idéologie sécuritaire.
L’affaire des inculpés de Tarnac remonte à 2007 : Alain Bauer, ancien de l’UNEF-ID, ancien du grand Orient de France, désormais agissant à la direction antiterroriste, fusion des RG et de la DST, lit sur le net la parution du livre « L’insurrection qui vient »…Ce mouvement se trouve alors amalgamé avec le mouvement anti-CPE : à l’époque, deux manifestants, se rendant à une manifestation, sont placés en garde à vue et inculpés pour fabrication d’explosifs ; en effet, ils avaient sur eux des…fumigènes !
En juin 2008, sort un rapport des RG sur l’ultra-gauche et les autonomes : Julien Coupart est surveillé par la police anti-terroriste…
Ensuite la ferme de Gontailloux est mise sur écoute ainsi que l’épicerie du village de Tarnac. Le groupe de « marginaux » est accusé d’actes de malveillance : d’avoir placé des fers à béton sur des lignes TGV, occasionnant le retard de 160 trains. Le 11 novembre 2008, 150 policiers, appuyés par des hélicoptères, bouclent le village ; c’est l’opération Taïga. Le procureur Jean-Claude Martin, voix du Président de la République, joue son rôle d’accusateur dans cette affaire, comme dans l’affaire Villepin-Clearstream actuelle…
Mathieu Rigouste montre comment l’Etat se nourrit de « l’ennemi intérieur », ou le crée de toutes pièces afin d’effrayer la population et de réunir la nation…Il analyse l’action des polices étudiant les actions (comités de soutien) et réactions de la population : les inculpations et les gardes à vue permettent d’enrichir les fichiers de l’administration… Puis le discours identitaire ajoute à la xénophobie d’Etat. L’auteur dresse l’historique de l’idéologie sécuritaire ; en France, le sécuritaire, "rencontre du commandement et du spectacle", naît dans les années 70. Il s’agit là d’une machine de guerre électorale (récupérer les voix de l’extrême droite) et surtout d’un marché juteux… Ainsi, en 2002, le marché sécuritaire (vente de caméras de télésurveillance et tout l’appareillage des villes et de certaines personnes aisées) a dépassé, aux Etats-Unis, les bénéfices de l’industrie cinématographique d’Hollywood… Chez nous, on progresse : Français apeurés, encore un effort pour vous équiper.. !
Un exposé précis, fort, argumenté, qui fait froid dans le dos et a créé un malaise certain dans l’assistance…
Mathieu Rigouste. Le jeune chercheur vient de publier sa thèse aux éditions La Découverte (22 euros)
Écrit par cat le
Vendredi 5 février 2010
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actualité en Catalogne, politique, débats, disputes
La santé et les déchets nucléaires
Voici une info très préoccupante à faire circuler :
En permanence, il faut rester sur ses gardes...
Une information absolument incroyable du Journal Ouest France du vendredi 8 janvier dernier, fait état d'un décret absolument scandaleux du gouvernement. Ce décret, paru au Journal Officiel le 14 mai 2009, est passé inaperçu, jusqu'à ce que la CRIIRAD découvre le pot aux roses.
Ainsi, le gouvernement a décidé d'autoriser par décret le recyclage des métaux, plastiques et gravats issus du démantèlement d'installations nucléaires, de manière à s'en servir à la fabrication de ciment ou d'acier.. Ce décret permettra de recycler des millions de tonnes de rebuts radioactifs, dont l'industrie du nucléaire ne saurait pas quoi faire (exemple : ce qui se passe actuellement avec le démantèlement de la centrale de Brennilis, en Bretagne). Constituant une dérogation à la décision prise en 2002 d'interdire le recyclage de ces déchets nucléaires dans les produits de construction et les biens de consommation, ce décret va permettre de disséminer sur le marché des objets de consommation courante contenant des matières faiblement radioactives. On verra également des vélos, des voitures, des maisons, etc, réalisés avec des matériaux issus de ce recyclage.
On a déjà un énorme problème de santé publique avec les pesticides source de cancers en nombre sans cesse croissant. On va ainsi rajouter une autre source de cancer, et après il ne faudra pas s'étonner que le cancer se développe de manière quasi épidémique.
Pour l'heure, la CRIIRAD, selon le journal Ouest France, a déposé une requête au Conseil d'Etat pour excès de pouvoir, afin de bloquer cette décision scandaleuse. Espérons que cette organistation totalement indépendante de tout lobby saura faire entendre raison à l'Etat Français.
Marottes. (photo Jean-Pierre Bonnel)
Écrit par cat le
Jeudi 4 février 2010
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débats, disputes, politique, patrimoine
Balades catalanes dans Pyrénées Magazine
Cet article est à lire sur la page d'accueil du site de la revue "Pyrénées Magazine". Il sera publié dans le prochain numéro de la revue (mars 2010):
Le livre de la semaine : En balade catalane avec trente artistes
Ici, chaque paysage cache un artiste. Écrivain et professeur de lettres, Jean-Pierre Bonnel nous donne une belle leçon de culture générale, qui plonge dans les racines de l’histoire de l’art et la géographie. Il nous entraîne « de Perpignan à Tarragone, avec trente personnages illustres » comme le souligne le sous-titre. De Salvador Dalí, à Cadaqués, à Prosper Mérimée, à Ille-sur-Têt et au Monastir-del-Camp, l’auteur évoque les artistes à travers leurs histoires catalanes, et parfois de manière plus personnelle, comme pour Jordi Pere Cerdà. Il suffit de partir sur les traces de l’artiste. Carte à l’appui, l’itinéraire est alors prétexte à découvrir des monuments incontournables. Si Walter Benjamin à Port-Bou, Matisse et Derain à Collioure, Antonio Machado et Aristide Maillol sont ses favoris, Jean-Pierre Bonnel nous dévoile quelques pépites. On découvrira ainsi Santiago Rusiñol à Sitges, Chagall, Masson et Bataille à Tossa del Mar et Montserrat, Victor Brauner à Canet et Saint-Feliu-d’Amont et Nabokov au Boulou. Notre coup de cœur portera sur l’écrivain Ludovic Massé à Evol, le peintre Charles Rennie Mackintosh sur la Côte Vermeille, Raoul Dufy à Perpignan et l’économiste Alfred Sauvy à Montalba. Ce petit livre, qui pourrait devenir incontournable, est une vraie déclaration d’amour au Roussillon et à la Catalogne.
Balades culturelles en Catalogne, Jean-Pierre Bonnel, Nouvelles presses du Languedoc, 247 pages, 22 €.
Patrice Teisseire-Dufour - Le 02 février 2010

Écrit par cat le
Jeudi 4 février 2010
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patrimoine, actualité en Catalogne, littérature, balade, photographie, Barcelone, paysagisme
Walter Benjamin et l'hôtel où il s'est suicidé
Revenu à Port-Bou samedi dernier, je constate qu’une maison rénovée, avec une façade en crépi rouge, située dans la même ruelle (calle del mar, à gauche de la Guardia civil), passe désormais pour celle où W.Benjamin serait mort (et « où il vécut », affirme une plaque commémorative ! En fait, il n’a survécu à Port-Bou que quelques heures…)
On ne parle plus de « L’Hostal França » ni de la « Fonda de Francia », où il serait réellement mort et qui a été détruite en 2007 : le « trou », au cœur de la ville, est toujours là ; le chantier n’a pas commencé…La Fonda de Francia était-elle, vraiment, à l’origine, située à l’endroit où s’élève la belle maison « Villarasa » ou bien les autorités ont-elles inventé cette histoire pour cacher la scandaleuse destruction de l’auberge où le philosophe se suicida.. ?
Maison "Villarasa", rénovée, qui serait l'ancienne "Fonda de Francia" où W.Benjamin se serait suicidé... selon la municipalité de Port-BOU.
la plaque commémorative : "dans cette maison vécut et mourut Walter Benjamin, 182-1940. "Toute connaissance humaine devient interprétation", citation de W.B.
Écrit par cat le
Mardi 2 février 2010
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patrimoine, actualité en Catalogne, littérature
SALINGER : plus de nouvelles de cet auteur de nouvelles !
J.David Salinger a eu la drôle d'idée de naître un premier janvier (1919, à New York) Et celle, plus fâcheuse, de mourir un 28 janvier (2010, à Cornish). Inscrit en 1936 à l'Université de New York, il part en Europe approfondir sa connaissance des langues, mais il va surtout étudier le commerce de la charcuterie; il devient un spécialiste du porc; en stage en Pologne, il apprend à égorger les cochons...
Ensuite, une carrière de militaire le conduit en Angleterre, puis à Utah Beach et enfin à Paris, en juin 1944, où il rencontre, au Ritz, E.Hemingway. En autres exploits, il épouse une jeune Française et divorce peu après... Il se met enfin à écrire : L'Attrape-coeur, publié le 16 juillet 1951 (dommage, je n'étais pas encore né !) sera un succès foudroyant.
A partir de là, Salinger se retire dans le village de Cornish, dans le Vermont. Il refusera la gloire médiatique, journalistique et interdira à son éditeur de publier sa photo... On attend, en France, la réunion de ses nouvelles publiées dans le seul journal qu'il estimait, le New Yorker... Silence, Salinger s'en est allé...
Écrit par cat le
Mardi 2 février 2010
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littérature
Une télé publique pour la Catalogne du Nord
www.catnord.cat - un portal a Catalunya Nord ...si no llegeixes bé aquest correu fes un clic
Catalunya nord vol la TDT catalana
La Generalitat podria enviar el senyal digital de la televisió pública catalana a Catalunya nord a condició que hi hagi una demanada popular.
Des de www.catnord.cat demanem clarament que no se discrimini Catalunya nord!
Continuar d'enviar el senyal analògic llavors que s'apaga a la resta del territori és difondre una imatge passeïsta de la resta de Catalunya. Avui, la quasi totalitat dels catalans de les comarques sota dominació francesa tenen equipament per a rebre la televisió digital, i com és lògic, utilitzen principalment el mode digital ja que dóna una millor qualitat i permet rebre una quantitat més important de programes... Però a l'oferta falta la televisió catalana.
La voluntat de rebre i mirar la televisió catalana existeix. En 4 dies són 26 entitats (veure la llista) que han enviat una carta al Conseller Manuel Tresseras. Han arribat també unes quantes cartes de persones i personalitats i són més de 1700 persones que han adherit a la campanya "Catalunya nord vol la TDT catalana". (veure llista)
No volem esperar un acord franco-espanyol, sabem com uns i altres han menyspreat els catalans i la llengua catalana. Per quin miracle això canviaria demà? El que temem, és que seguint les lògiques estatals, francesos i espanyols facin intercanvis de canals en llengües franceses i espanyoles i deixin un espai reduit per a la llengua catalana.
Catalunya nord no demana res d'un altre món, només la normalitat. L'apagada analògica marca la fi d'un temps, d'una època de la televisió, avui volem veure la televisió catalana amb la qualitat que se mereixen tots els catalans.
Écrit par cat le
Lundi 1 février 2010
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patrimoine, actualité en Catalogne
Patrick GIFREU présente Anselme Tourmède
L'écrivain, poète et traducteur Patrick Gifreu présentera le livre d'A. Tourmède "Pourquoi j'ai embrassé l'Islam", le vendredi 5 février 2010, à la Médiathèque de Perpignan (17 h. entrée libre)
Il s'agit du seul écrivain bilingue en langue arabe et en langue européenne (le catalan). Turmeda (1350? -1423) fut traduit et réédité sans cesse au cours des siècles et pourtant nous l'ignorons presque tous... La conversion à l'islam lui a assuré la renommée mondiale et a permis la diffusion massive de ce livre. Il est devenu au XX° siècle un des bréviaires de la cause musulane. Seule la France manquait d'une traduction fiable... A découvrir..! (édition de la Merci, 2009) Participation de l'érudit Jacques Quéralt - Jaume Queralt.
Écrit par cat le
Lundi 1 février 2010
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littérature, actualité en Catalogne
Le Catalan pour tous
*** Autocritique : en effet, ma phrase, dans l'article du 29.1.2010 (sur Frêche...) "Le Catalan n'en sort pas grandi." est plus que maladroite ! Je ne visais pas la langue, mais l'esprit catalaniste parfois intégriste...Mille excuses et merci à Joan-Daniel B...oF.
** "La diversitat lingüística de la humanitat és tan important com la diversitat biològica del planeta" (Joan Tudela)
• El telenotícies de la setmana en català de France 3 del 30 de gener
• Le journal télévisé de la semaine en catalan de France 3 du 30 janvier
El podeu mirar aquí: http://www.facebook.com/l/3b180;jt.france3.fr/regions/popup.php?id=l66b_locale.
Sumari: A Puigcerdà les multes seran redistribuïdes als bons conductors / El projecte de rehabilitació de la plaça Cassanyes / Una delegació de la Generalitat de Catalunya present al mercat biològic de Perpinyà / Un espai dedicat al rugbi català a la mediateca de Ceret obrirà a l'octubre / El temps / La crònica: l'explotació del suro als Aspres i al Vallespir
Vous pouvez le regarder ici : http://www.facebook.com/l/3b180;jt.france3.fr/regions/popup.php?id=l66b_locale.
Sommaire : A Puigcerdà les amendes seront redistribuées aux bons conducteurs / Le projet de réhabilitation de la place Cassanyes / Une délégation de la Generalitat de Catalunya présente au marché biologique de Perpignan / Un espace dédié au rugby catalan à la médiathèque de Céret ouvrira en octobre / La météo / La cronique : l'exploitation du liège dans les Aspres et en Vallespir
• Adquiriu més vocabulari amb les làmines "Viure a Catalunya"
• Acquérez plus de vocabulaire avec les planches "Viure a Catalunya"
Durant deu setmanes rebreu cada setmana una làmina de vocabulari català de la col·lecció "Viure a Catalunya" editada per la Generalitat. Aqueixa setmana comencem amb la làmina La casa gràcies a la qual podreu aprendre noves paraules relacionades amb la casa. La trobareu aquí: http://www.facebook.com/l/3b180;www20.gencat.cat/docs/Llengcat/Secretaria%20de%20Politica%20Linguistica/Publicacions/Publicacions%20en%20linea/Viure%20a%20Catalunya%20Lamines/pdf/t_casa_A4.pdf
Pendant dix semaines vous recevrez chaque semaine une planche de vocabulaire catalan de la collection "Viure a Catalunya" éditée par la Generalitat. Commençons cette semaine avec la planche La casa grâce à laquelle vous pourrez apprendre de nouveaux mots en relation avec la maison. Vous la trouvez ici : http://www.facebook.com/l/3b180;www20.gencat.cat/docs/Llengcat/Secretaria%20de%20Politica%20Linguistica/Publicacions/Publicacions%20en%20linea/Viure%20a%20Catalunya%20Lamines/pdf/t_casa_A4.pdf
• Aprendre qualques verbs usuals en català
• Apprendre quelques verbes usuels en catalan
El Consell de Mallorca, a les Illes Balears, ha editat un diccionari visual per als nouvinguts a l'illa, que se pot consultar a internet. Consta d'una part dedicada als verbs més usuals de la llengua catalana. Durant quatre setmanes en rebreu una pàgina per setmana. Podeu consultar aqueixa primera pàgina de verbs aquí: http://www.facebook.com/l/3b180;www.conselldemallorca.cat/media/12584/55_verbs01.jpg (Noteu que el verb "mirar", present en aquesta pàgina, se diu també "espiar" a la Catalunya Nord (a la resta dels territoris de llengua catalana "espiar" només significa "espionner" i no "regarder").)
Le Conseil de Majorque, aux Îles Baléares, a édité un dictionnaire visuel pour les nouveaux venus sur l'île, qui peut être consulté sur internet. Une partie de ce dictionnaire est dédiée aux verbes les plus usuels de la langue catalane. Pendant quatre semaines vous en recevrez une page par semaine. Vous pouvez consulter cette première page de verbes ici : http://www.facebook.com/l/3b180;www.conselldemallorca.cat/media/12584/55_verbs01.jpg (Notez que le verbe "mirar", présent sur cette page, se dit aussi "espiar" en Catalogne Nord (dans le reste des territoires de langue catalane "espiar" signifie seulement "espionner" "épier" et non "regarder").)
• Conèixer la nostra història: Jaume 1r el Conqueridor
• Connaitre notre histoire : Jacques 1er le Conquérant
Aquesta setmana, per què no interessar-nos al comte-rei Jaume 1r el Conqueridor, el rei que va estendre la llengua catalana fins a les Balears i a València?
-> http://www.facebook.com/l/3b180;histoireduroussillon.free.fr/Histoire/TraiteCorbeil1.php
Cette semaine, pourquoi ne pas nous intéresser au comte-roi Jacques 1er le Conquérant, le roi qui a étendu la langue catalane jusqu'aux Baléares et à Valence?
-> http://www.facebook.com/l/3b180;histoireduroussillon.free.fr/Histoire/TraiteCorbeil1.php
• Aviat les eleccions regionals / Bientôt les élections régionales
Perquè la promoció del català a Catalunya Nord depèn molt de les polítiques dels nostres elegits, i que tenen una responsabilitat en l'estat de salut del català aquí, abans de les eleccions sereu informats de les llistes que tenen propostes per a la promoció de la llengua catalana als Pirineus Orientals dins llur programa i quines no en tenen pas. Sabreu tot això quan les diferents llistes hauran constituït llurs programes electorals.
Parce que la promotion du catalan en Catalogne Nord dépend beaucoup des politiques de nos élus, et qu'ils ont une responsabilité dans l'état de santé du catalan ici, avant les élections vous serez informés des listes qui ont des propositions pour la promotion de la langue catalane dans les Pyrénées-Orientales dans leur programme, et quelles sont celles qui n'en ont pas. Vous saurez tout cela lorsque les différentes listes auront constitué leurs programmes électoraux.
• Agenda de la setmana / Agenda de la semaine
Una selecció de conferències, festes, peces de teatre, esdeveniments interessants per als aprenents de català i per als enamorats de la cultura catalana...
• Fins al 27 de febrer, exposició "Cases burgeses al Rosselló a la Belle Époque".
Lloc: Mediateca de Perpinyà / 15, carrer Émile Zola / 66000 Perpinyà. Entrada lliure.
• Dimecres 3 de febrer a les 10h30, contes en català per a la mainada "La poesia".
Lloc: Departament de català de la mediateca / 42, avinguda de Gran Bretanya / 66000 Perpinyà. Entrada lliure.
• Divendres 5 de febrer a les 18h00, conferència "Bardou-Job, l'ambition d'une famille au début du XXème".
Lloc: Teatre Jean Piat / 3, carrer Joseph Lafon / 66140 Canet de Rosselló. Entrada lliure.
• Dissabte 6 de febrer a les 21h00, teatre en català "Electra de Sòfocles".
Lloc: Teatre El Jardí / Plaça Josep Pla / 17600 Figueres. Entrada: 12 euros. Tel: 0034 972 50 19 11
• Diumenge 7 de febrer durant tot el dia, Festa de l'ós. Lloc: 66150 Arles de Tec
• Diumenge 7 de febrer a les 14h00, rifla en català dels Goigs Tradicionals.
Lloc: Sala Polivalent / 66740 Sant Genís de Fontanes
Une sélection de conférences, fêtes, pièces de théâtre, évènements intéressants pour ceux qui apprennent le catalan et pour les amoureux de la culture catalane...
• Jusqu'au 27 février, exposition "Maisons bourgeoises en Roussillon à la Belle Époque".
Lieu : Médiathèque de Perpignan /15, rue Émile Zola / 66000 Perpignan. Entrée libre.
• Mercredi 3 février à 10h30, contes en catalan pour les enfants "La poesia".
Lieu : Département de catalan de la médiathèque / 42, avenue de Grande Bretagne / 66000 Perpignan. Entrée libre.
• Vendredi 5 février à 18h00, conférence "Bardou-Job, l'ambition d'une famille au début du XXème".
Lieu : Théâtre Jean Piat / 3, rue Joseph Lafon / 66140 Canet-en-Roussillon. Entrée libre.
• Samedi 6 février à 21h00, théâtre en catalan "Electra de Sòfocles".
Lieu : Teatre El Jardí / Plaça Josep Pla / 17600 Figueres. Entrée 12 euros. Tél : 0034 972 50 19 11
• Dimanche 7 février pendant toute la journée, Fête de l'ours. Lieu : 66150 Arles-sur-Tech
• Dimanche 7 février à 14h00, rifle en catalan des Goigs Tradicionals.
Lieu : Salle Polyvalente / 66740 Saint-Génis-des-Fontaines
Écrit par cat le
Dimanche 31 janvier 2010
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littérature, actualité en Catalogne, agenda culturel
Frêche pétainiste et catalanisme intégriste
- AUTOCRITIQUE.
- Un correspondant courageusement anonyme m'écrit que mon texte vole bas...En effet, je le confesse, il est assez nul : j'ai essayé de me mettre au niveau des aphorismes de G.Frêche, mais je n'ai pas réussi à aller aussi loin dans le simplisme, la vulgarité et le pétainisme. A ce propos, et pour voler plus haut, je joins deux articles de Laurent Dispot. (*)
- En outre, quel rapport entre l'autocrate de Montpellier et le cinéma catalan... Aucun, c'est vrai, si ce n'est le (mauvais) cinéma de M. Frêche... Et l'esprit totalitariste qui pourrit le "socialisme" frêchien et l'intégrisme catalaniste...
- Merci de citer au moins trois cinéastes catalans d'une certaine envergure ou notoriété...
- Si les élus catalans ont recours à des lois coercitives afin de défendre leur langue, c'est mauvais signe; signe d'une moindre influence, de difficultés sociales ou économiques en Catalogne, signe que la communauté se replie sur elle-même : le non-Catalan attend une attitude plus ouverte, susceptible de le motiver pour s'intéresser à une langue et à une culture si riches et si captivantes...
Jean-Paul Alfuy et Georges Frêche.
(*) La France Frêche - Laurent Dispot
Il y a donc aujourd’hui “la France Frêche” comme il y eut “la France moisie”, celle du régime de Pétain selon Philippe Sollers. La Règle du jeu par un article dans Libération du 30 novembre 2006, signé Laurent Dispot, avait appelé le Parti socialiste au principe de précaution contre la bombe de la “France Frêche” qui explose trois ans après, en janvier 2010, avec une déclaration contre Laurent Fabius du potentat populiste de Montpellier qui jouit d’une licence de “socialiste” en franchising grâce à la direction du PS. Laurent Fabius est un catholique d’origine juive, comme le cardinal Lustiger et tant d’autres, mais le Frêche dit de lui dans L’Express : «Voter pour ce mec en Haute-Normandie me poserait un problème, il a une tronche pas catholique». C’est exactement l’argument des harceleurs maurrassiens de l’Action Française contre Léon Blum, qui faillirent aboutir à son assassinat en pleine rue après un début de lynchage. Les ravages pour le PS seront bien plus graves et durables, juste avant les élections régionales, que si le cancer idéologique et politique nommé Frêche avait été traité il y a trois ans comme le demandait cet article dans Libération : on a prétendu éviter de souffrir et on souffrira beaucoup plus. Les déchirements seront bien plus douloureux et handicapants. Les historiens, et d’abord les militants, premiers témoins, diront quels dirigeants du Parti socialiste ont le plus engagé le poids de leur responsabilité pour empêcher la chirurgie urgente contre le cancer Frêche __ les noms de Ségolène Royal et François Hollande étant de notoriété publique, comme c’était déjà l’évidence il y a trois ans dans cet article, les plus compromis dans le long blocage contre l’assainissement et la morale la plus élémentaire. La circonstance de cet article : un coup de feu à la sortie d’un match au Parc des Princes, par un “Black” du service d’ordre, pour protéger, dira-t-il, un spectateur harcelé en tant que Juif. Or cet incident à odeurs mêlées de racisme et de foot venait peu de temps après une déclaration du Frêche contre un “trop” insupportable et honteux de Noirs dans l’équipe de France de football : « Dans cette équipe, il y a neuf Blacks sur onze. La normalité serait qu’il y en ait trois ou quatre. Ce serait le reflet de la société. Mais là, s’il y en a autant, c’est parce que les Blancs sont nuls. J’ai honte pour ce pays. Bientôt, il y aura onze Blacks ». On sait ce que signifie poser au sociologue et à la science pour parler de “races” comme d’une normalité, d’une norme à imposer. Du football à Laurent Fabius, le même personnage, et les mêmes protecteurs ; pour parler à la Ionesco : le rhinocéros Frêche, ou comment s’en débarrasser.
De haine et d’eau Frêche, par LAURENT DISPOT, rédacteur à la revue la Règle du jeu - Libération, 30 novembre 2006
Lorsque se produisit le drame du Parc des Princes, le toujours «socialiste» Georges Frêche venait tout juste de brailler qu’il y aurait trop de Noirs dans le football : le coup de feu fut précédé par cette huile sur le feu. Déjà, quelques semaines après la cérémonie mondiale d’Auschwitz, la planète effarée avait découvert qu’un responsable français pouvait crier en public : «Vous êtes des sous-hommes» à des harkis, donc à tous les Arabes, à tous les musulmans, à tous les immigrés, sans se voir aussitôt exclu de sa formation politique.
Il s’agissait du même Auguste halluciné qui pose au sectateur de Robespierre, une Elena Ceausescu version macho septimaniaque, entre les Douze Césars de Suétone, le Caligula de Camus et le Trimalcion de Pétrone. Un de ces présidents de régions appelés à restaurer, dans le système Royal, les ducs et pairs. Le cas Frêche pose la question des contre-pouvoirs face à l’augmentation du pouvoir des régions, programme de la candidate socialiste. L’intention de Gaston Defferre était que la région fût gérée comme une entreprise ; pas que son PDG se comportât en autocrate.
L’événement de 1968 qui reste actuel est l’assassinat de Martin Luther King. C’est en “soixante-huitard” moderne du XXIe siècle qu’il faut choisir aujourd’hui contre Frêche le côté Condoleezza Rice, Barak Obama, Lilian Thuram. Avant d’éructer contre les harkis et les Noirs, Frêche a traité les catholiques d’«abrutis», et coupé les vivres à des budgets culturels en croyant punir les intellectuels. Mais il offre, avec tout le grotesque de son personnage, une parfaite illustration de «l’idéologie française» de Bernard-Henri Lévy, et un jeu de mots en gag surréaliste pour confirmer le fameux concept de «France moisie» de Philippe Sollers : «la France-Frêche». En prononçant la phrase sur le trop-de-Noirs-dans-l’équipe-de-France-de-football, Frêche n’a été qu’une poupée de ventriloque : elle n’est pas de lui, mais de Le Pen à l’occasion du Mondial de 1998. Devenue depuis un des psittacismes les plus éculés de l’extrême droite pour servir de signal d’offre de service, de ralliement à cette mouvance. Mais un policier antillais, un Noir de France, vient de risquer sa vie et de résister de toutes ses forces pour sauver un Juif.
C’est le contraire du drame atroce d’Ilan Halimi. Et le contraire de la stratégie de Dieudonné qui consiste à retourner les Blacks-Blancs-Beurs antiracistes en un groupe fusionné par l’idéologie antisioniste : ce que j’appelle l’«antis (ion) émitisme». Sa visite à Le Pen au camp des «Bleus-Blancs-Rouges» était, dans ce sens, une allégeance de vassal à suzerain.
Le Parti socialiste fait l’âne qui recule devant toute condamnation sérieuse de Frêche, alors même qu’il nous ressort Edith Cresson, la xénophobe anti-anglaise et homophobe, cette simoniaque qui a déshonoré la France et le féminisme à la Commission européenne, condamnée pour cela. Le Front populaire de 1936 naquit de la dissolution des ligues fascistes. Etre digne de son anniversaire, en 2006, c’est demander que Frêche soit exclu du parti de Léon Blum, le «Nègre en trop» d’alors. Ne pas sanctionner l’insulte aux harkis est un défi à l’opinion publique maghrébine, arabe, musulmane, française. Ne pas sanctionner l’insulte aux Noirs est un défi à l’opinion publique de l’Afrique, des Etats-Unis, de tout l’outre-mer français, dont nos Antilles bien-aimées. Ne pas tenir compte de la décision de justice dans l’affaire Cresson revient à offrir un argument éternel contre la France aux opinions publiques, aux instances et aux médias dans toute l’Europe.
On mesure la régression socialiste en la comparant à une réplique célèbre attribuée au Régent Philippe d’Orléans, en 1720, bien plus respectueux de l’ordre juste que Hollande et Royal, lorsqu’il refusa de gracier le comte de Horn, son cousin meurtrier :
« Mais il a l’honneur d’être du même sang que Votre Altesse royale !
__ Quand j’ai du mauvais sang je me le fais tirer… ».
Si le Parti socialiste cessait de se défiler devant un effort pour être vraiment républicain, cela donnerait :
« Mais il a l’honneur d’être du même rang que votre candidate, Royal !
__ Quand j’ai du mauvais sens, je me le fais virer… »
La France frêchit. Comment voter socialiste, si c’est souscrire au racisme et au sexisme de Frêche : les harkis «qui n’en ont pas», les Noirs «qui en ont trop», les intellos incontrôlables, les catholiques qui persévèrent ; si c’est souscrire à la xénophobie et à l’homophobie de Cresson : les Anglais qui «en sont», les homos comme critère de dévaluation. Si la rupture des socialistes avec ces deux délinquants de la moralité publique n’était pas franche, comme naguère celle de la droite républicaine avec Millon, mais escamotée, assortie de caresses melliflues, alors la tâche de l’éclairement républicain, de l’écoute démocratique véritable et non pas infantilisante, c’est-à-dire méprisante, serait d’expliquer à chaque électrice, à chaque électeur, le risque de perdre son âme aux gras profits de ce type de Père
Écrit par cat le
Samedi 30 janvier 2010
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débats, disputes, cinéma, politique
Artistes pour Haïti
Écrit par cat le
Samedi 30 janvier 2010
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actualité en Catalogne, agenda culturel, musiques
Racisme (Frêche) et totalitarisme (parlement catalan) toujours vivants!
Les déclarations de G.Frêche ne sont pas des dérapages mais des formules bien préméditées: pour capter les voix de l'extrême-droite ou des nombreux pieds-noirs de la région Languedoc-Roussillon : phrases racistes à l'encontre des harkis, puis des Catalans... Pour faire parler de soi à l'échelon national : contre les Blacks et Beurs de l'équipe de France de foot... Pour se venger d'un Laurent Fabius qui n'avait pas accepté cette attitude : on sort une méchanceté antisémite primaire en évoquant le physique juif...
Ce triste individu est encore défendu par les militants "socialistes" (ceux qui n'ont pas été exclus ou éloignés) et les élus qui perçoivent des subventions pour leur ville, leur association, leur musée... Le parti va devoir exclure tout ce petit monde, qui est bien loin des valeurs de la gauche, et recréer sur place une nouvelle organisation. On attend la lessive de printemps...
En Catalogne, le totalitarisme rôde aussi; ainsi le parlement catalan a-t-il voté, mi-janvier, une loi pour imposer un quota de 50% de films en langue catalane... Combien de navets faudra-t-il produire pour arriver à ce chiffre..? Citez-moi plus de trois grands réalisateurs catalans...? En outre, les films doublés ou sous-titrés en catalan n'ont pas pu capter plus de 2% de parts de marché..! On a l'impression de revenir à la révolution culturelle maoïste qui a tué tant d'oeuvres et de créateurs... Le combat pour la reconnaissance de la langue et de la culture catalanes ne peut pas, de la sorte, en sortir grandi...
En fin de compte, Frêche et Catalans, même (douteux) combat !!!
Écrit par cat le
Vendredi 29 janvier 2010
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débats, disputes, Barcelone, cinéma, politique, actualité en Catalogne
Hervé Morin : à Perpignan, enfin !
La mauvaise météo l'avait détourné de sa route vers la Catalogne; le ministre de la Défense a tout de même réussi à atterrir à Perpignan, lundi 25 janvier !
Il y avait à faire : rendre hommage aux pilotes des Rafales, craschés au large de Cap Béar (voir mon polar politique "RAFALES sur CAP BEAR)... Se rendre aux obsèques de l'adjudant-chef Lionel Amar, décédé lors du séisme en Haïti... Or M.Morin ne pouvait pas rester à Perpignan et il ignorait lundi quel représentant du gouvernement serait présent à l'enterrement, mercredi, du gendarme catalan... Il ignorait car personne, ni ministre de l'intérieur, ni secrétaire d'Etat, n'est venu de Paris...Perpignan est, plus que lecentredumonde, le trou du cul lointain de la France métropolitaine !!! Il déclarait tout de même: "J'ai écrit à la famille pour lui adresser mes condoléances...Il y aura forcément un membre du gouvernement." Non, non, rien "forcément"...
On apprit ensuite que le Préfet assisterait à la cérémonie, suivie d'une inhumation dans l'intimité.
Hervé Morin est donc venu à Perpignan en tant que chef de parti : il devait régler l'affaire des listes pour les Régionales, pour le compte de son mouvement "Le Nouveau Centre"; en effet, alors que Le NC se voit parfois écarté par l'UMP, dans certaines régions, il est ici, dans les P.O. en deuxième position : Annabelle Brunet sera donc élue sur la liste conduite par Jean Castex, le dynamique maire UMP de Prades... Enfin, après l'accident des Rafales, les hésitations du Brésil, l'affaire du "Mirage" vendu aux Russes, l'échec de la vente des réacteurs nucléaires à Abou Dhabi, M.Morin avait un peu de baume au coeur... Merci Annabelle !

Écrit par cat le
Jeudi 28 janvier 2010
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patrimoine, politique, série noire: Rafale sur Cap Béar
Bonnel Jean-Pierre, de Catalogne : OPUS
Jean-Pierre Bonnel – OPUS
* Poèmes, Poésie Présente, éditions Rougerie, Limoges, 1974. Recueil collectif : G.Audisio, Jean Cassou, Andrée Chedid, Gérard Macé, Bernard Noël, Paul Pugnaud, Frédéric-Jacques Temple, Pierre Toreilles…
*L’univers imaginaire de René Char, dans Les Matinaux (Université P.Valéry de Montpellier, 1974)
* Le Regard en arrière, poèmes, éditions des Alpes vagabondes, Gap, 1991.(5 euros)
* Présentation du poète et académicien Nicéphore Vrettakos – dans KpokeeΣ, mensuel de Sparte, Grèce, 1992 et Guide Gallimard des Hautes-Alpes, page 88, Paris, 1997.
* Dina Vierny, une grande dame au pays de Maillol, éditions Frontières, Villelongue-de-la-Salanque, 2000. (4 euros)
* Lettre à ma ville (anthologie des textes lus aux estivales de Perpignan, juillet 2000) – Edition l’Agence, Rivesaltes, juillet 2001.
* Moi, Matisse à Collioure, Balzac éditeur, Baixas, 2003, 17 euros. Cette « biografiction », finaliste du prix Méditerranée Roussillon, a été adaptée, en 2005, par le comédien et metteur en scène Fabrice Eberhart : spectacles à Collioure (au Musée d’art moderne), et à Perpignan (au Conservatoire de Musique). Puis, en juillet 2010, au Château Royal de Collioure. En outre, quatre chapitres ont été publiés par la revue roumaine Axioma, n°45, déc.2003, traduction de Letitia Ilea.
* La Catalogne en Peinture, recueil d’études sur la peinture en Catalogne et ailleurs, éditions Midiques, Saint-Maur, 2004. (15 euros)
* Walter Benjamin et Antonio Machado, deux destins à la frontière, éditions Les Presses littéraires, Saint-Estève, 2005. (épuisé)
* CatalognARTS, études sur la peinture et la littérature en Catalogne et ailleurs, avec Claude Massé, J.Pere Cerda, Lettia Ilea... éditions Les Presses Littéraires, 2006. (15 euros)
* Méditerriennes, poèmes sur la mer et le désert - suivis de textes blogueurs (blogue à bonnel 2005/2007), Autres Plumes/TDO, Vernet-les-Bains, 2008, 15 euros.
* Reflets de Vie, anthologie de textes sur le Sida- atelier d’écriture avec des malades du sida, à l’hôpital Saint-Jean de Perpignan. Editions Cap Béar,Perpignan, 2007. (10 euros)
* 30 Itinéraires culturels en Catalogne - Nouvelles Presses du Languedoc, Sète, mars 2009, 22 euros.
* L’Infini de l’enfance - éditions Cap Béar, Perpignan, septembre 2009, 14 euros.
* Walter Benjamin, la mort à Port-Bou, éditions Cap Béar, Perpignan, décembre 2009 (14 euros)
à paraître :
* Biographie de Jean-Claude R.
* La Dame de Consolation, polar mystique.
* Rafales sur Cap Béar, polar politique.
* Le roman de l'amour et de la haine.
* Catalogne la blogueuse (blog 2008-2009)
* Nombreux articles : Le Monde, L’Indépendant, La Semaine du Roussillon, Terres catalanes, Tramontane, Le bateau ivre... et dans les Sites : « Amitiés internationales A. Malraux, « Frontières-Catalogne.com »
Blog : " le blogue à bonnel "
*Conférences : sur Walter Benjamin (Médiathèque de Perpignan, octobre 2008 – Association Bla-blart, septembre 2009), sur A. Malraux et la culture (« Un livre à la mer », Collioure, août 2008, avec Gérard Malgat), sur Ulysse (« Un livre à la mer », Collioure, août 20098, avec Anaïs Bonnel).
J.PB. 9 rue Saint-Jean - 66000 – Perpignan - 04.68.55.96.39.
Écrit par cat le
Mercredi 27 janvier 2010
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Loin d'Haïti, d'autres vies
Julien, Ana, Audrey
à Formiguères
Eliane, Nicole, Simone, Loïc, Jean, Aïssa, Alain, Jack...Didier Casquette, Sarah...Jo...
et les autres, d'Autres Plumes, à Vernet...
Haïti. Qui a dit : "La misère est moins pénible au soleil." ???
Haïti. Est-ce de l'égoïsme que d'aller à la neige et au ski..? vies diverses, multiples, contrastées... L'injustice est même au coeur de la Nature.
Écrit par cat le
Mardi 26 janvier 2010
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journal intime, photographie
AVATAR, la révolution du relief
James Cameron ne nous parle pas des "métamorphoses" d'Ovide ni de Vishnou, dont le sanglier est un des principaux avatars, c'est-à-dire, selon le mot sancrit "transformation", "incarnation" et, surtout, "descente sur Terre". Dans le film, au contraire, il s'agit d'aller à des années-lumière de la Terre, sur Pandora, dont l'ouverture de la boîte, ou plutôt le viol du paradis, va causer la perte des hommes, alléchés par l'exploitation d'un précieux minerai... Avec leurs robots, leurs machines dévastatrices, leurs monstrueuses armures, les Aliens humains, les Terminators exterminateurs vont finir leur course folle dans un Titanic de feux d'artifice ! Il s'agit toujours de se moquer des méchants, les prédateurs, les exploiteurs, les fanatiques militaires US et de s'apitoyer sur les "Bons", ces humanoïdes beaux, bleus et purs, qui célèbrent la mémoire des ancètres et vivent en harmonie avec la nature...
L'intérêt du film vient de la fabrication d'images numériques, belles, aux couleurs inédites que même N.Hulot ne trouvera jamais dans ses périples d'Ushuaïa... Cette épopée spatiale est un avatar des expéditions romaines, des guerres coloniales ou napoléoniennes, des joutes médiévales ou des combats sophistiqués d'Irak ou d'Afghanistan. La structure narrative et les ressorts de l'imaginaire sont éternels; ce qui est nouveau, c'est cette virtualité devenue réalité grâce à la quatrième dimension.
Ce cinéma, en inventant le relief, rend les autres films bien plats et insipides...
Écrit par cat le
Lundi 25 janvier 2010
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débats, disputes, cinéma
Federico Garcia Lorca : sa mort, la tombe inconnue du poète
Le mythe LORCA 1. sa mort
La tombe du célèbre poète et dramaturge n'a jamais été retrouvée, malgré de nombreuses enquêtes et investigations. Demeurent les hypothèses et les supputations plus ou moins grossières...
Les circonstances de la mort de Federico Garcia Lorca ne sont pas encore, à ce jour, connues et elles semblent ne devoir être jamais clarifiées. Omerta, peur et remords des anciens responsables du mouvement franquiste et décès des principaux protagonistes. Le récit des derniers jours du poète ne peut être qu'une longue litanie de rumeurs, de supputations, d'hypothèses très incertaines fondées sur des témoignages peu sûrs... La vérité est souvent ailleurs, mais nous ne la connaîtrons sans doute jamais...On sait seulement que Lorca, symbole de la République, inquiété dans la maison familiale de Grenade, la Huerta de San Vicente, avait été obligé de se cacher; il aurait pu se réfugier chez Manuel de Falla, ce grand chrétien qui accueillait les persécutés, mais Lorca refuse. Il fut donc hébergé chez des amis, dans la famille de Luis Rosales, poète rattaché au mouvement national, où des cadres phalangistes avaient l'habitude de se rendre; le poète n'aurait donc pas dû être délogé de cet endroit protégé, considéré comme le quartier général de la phalange... Pourtant, après avoir passé une quinzaine de jours rue Angulo, chez les Rosales, il fut arrêté et conduit en prison, où il demeura du 16 au 19 août !
Lorca aurait donc été la victime d'une rivalité entre la phalange, considérée comme une droite modérée et l'extrême droite fasciste de la C.E.D.A., dirigée par Gil Roles, et à Grenade, par Luiz Alonso; ce personnage trouble voulait la peau de Lorca pour déconsidérer la famille de Luis Rosales, haut responsable phalangiste et ami de ce "Rouge"... La mort de Lorca serait d'abord due à ce différend local entre deux factions de la droite extrême et à l'orgueil de l'arriviste Alonso. Cependant, on ne peut disculper Franco et son mouvement qui prônait comme slogans : "Mort à l'intelligence ! Vive la mort !"... Lors de son arrestation, on accuse Lorca d'espion russe, puis d'écrire des oeuvres subversives : " Il a fait plus de mal avec ses livres que d'autres avec des revolvers !", déclara Ruiz Alonso.
Rouge, Lorca ? Il apparaît que l'engagement de Lorca pour la gauche espagnole n'était pas des plus militants; certes, son beau-frère, maire socialiste de Grenade, Fernàndez Montesinos, est arrêté, le 20 juillet 1936, par les nationaux, et emprisonné. On dit aussi que ce même jour, le poète se promenait dans les rues de Grenade avec une rose rouge à la boutonnière...Cependant, durant son séjour chez Rosales, il a tenu à composer un hymne "apolitique", un chant à tous les morts d'Espagne, afin de montrer que sa poésie n'avait rien de partisan. Un peu plus tard, aux premières lueurs de l'aube du 19 août, aux deux individus qui vinrent le chercher dans sa cellule, il cria : "On ne va pas me tuer! Je n'ai rien fait ! Je ne suis pas communiste ! Je suis catholique !"...
Mais, là aussi, on a écrit tellement de témoignages peu crédibles ! Lorca se serait écrié encore, au moment de sa mort : "Je ne crois qu'en Dieu et en ma mère."; ou , de façon plus poétique : "Avec une lune si lumineuse, vous allez me tuer ? "; enfin, après la rafale de balles qui l'atteint, lui et ses camarades d'infortune, il se serait levé et aurait crié : "Je suis vivant! Je suis vivant !"...A ce moment-là rejaillissent le non-dit, le tabou, l'autre raison pour laquelle le poète aurait été tué : son homosexualité; les fascistes ont utilisé l'euphémisme de "sexualité déviante"; ici, au moment de l'exécution, un des bourreaux aurait achevé Loca en lui tirant une balle dans l'anus... Une des plus horribles légendes qui, pourtant, si on suit l'étymologie latine, sont destinées à "être lues"...
Lorca va passer quatre jours dans la prison du gouvernement civil; Grenade apprend la nouvelle, mais le peuple, ne peut rien sans armes, déjà avant l'arrivée des franquistes, il se terre : seul le quartier populaire de l' Albaycin s'était révolté. Pour sauver l'auteur du "Romancero gitano", revoici Manuel de Falla : il va trouver les responsables phalangistes, mais ils refusent de l'écouter car, lui-même, le musicien, avait refusé de composer un hymne en l'honneur de la phalange... L'auteur de "Poète à New York", dont le titre originel était "Introduction à la mort", reste en prison et face à son éternelle angoisse de la mort : "Je vis l'angoisse de l'au-delà", déclare-t-il souvent.
Lorca est conduit à Viznar, "à droite du chemin qui monte de Grenade, traverse le village, laisse à gauche la bâtisse de la Colonia et le Fuente Grande et redescend vers Alfacar", selon la description précise de Marcelle Auclair, dans Enfances et mort de G.Lorca (Le Seuil, 1968); il est exécuté à Viznar, et enterré, selon un témoignage, dans un bosquet, au milieu des pins...Mais de nombreuses versions existent, autant de légendes... Ce qui est sûr, c'est la sinuosité de la route de Viznar, la beauté de ce village blanc, la perspective sur la Sierra... Ce qui vrai, de nos jours, c'est la métamorphose de ce paysage rural en sites touristiques ! Viznar, Fuente Grande et Alfacar sont devenues des stations de villégiatures qui veulent exprimer la gaîté des vacances et ne savent rien de la tragédie qui eut lieu, en ce 19/08/1936, aux portes de Grenade...
Telle est la vérité : Lorca est fusillé par les franquistes le 19 août 1936, dès le début de la guerre civile. Ensuite, mais c'est de la fiction, c'est le monde des hypothèses, il aurait été jeté dans la fosse commune, en un lieu inconnu, jamais localisé, dans la région de Grenade; ses biographes, Marcelle Auclair, Austin Penon et Ian Gibson ont enquêté à Viznar et à Alfacar : des témoignages affirment que le poète aurait été enterré dans cette petite commune, près d'un olivier, à une dizaine de mètres de la route... Les thèses s'ajoutent et se contredisent ! L'une d'elles avance même que le poète aurait survécu au peloton d'exécution ! Il ne serait mort qu'en 1954, après avoir été hébergé dans un couvent où il aurait passé une existence d'homme diminué mentalement et devenu amnésique...
Amnésique, aussi, l'Etat espagnol sous la férule de Franco : la lumière n'a jamais été faite et on a intimidé ou éliminé les vrais témoins du drame; durant la longue dictature du caudillo, les livres scolaires ou les anthologies littéraires ont pratiqué un implacable silence; ces ouvrages écrivaient simplement : "16 juillet, Lorca quitte Madrid pour Genade; le 19 août, il meurt." ...
En 2009, afin d'exhumer sa dépouille, dans le cadre de la loi sur la Mémoire historique, votée en 2007 et afin d'en savoir peut-être un peu plus sur les circonstances de sa disparition, des recherches sont menées activement, en Andalousie, pendant plus de six semaines : les études et livres sur le martyre du poète n'ont pas permis de retrouver ses restes. Plusieurs hypothèses ont conduit les investigateurs missionnés par la ministre de la justice du gouvernement autonome d'Andalousie, Madame Begonia Alvarez.
Ses biographes avaient déterminé la fosse de manière précise, pourtant : l'infâme cachette se trouverait à neuf kilomètres de la ville natale, dans un champ d'une petite commune appelée Alfacar... Depuis plus d'un quart de siècle, ce lieu était, en effet, considéré comme le "cimetière" du poète et de ses compagnons d'infortune, deux anarchistes, un instituteur, un restaurateur et un inspecteur des impôts : tous avaient été exécutés par les nationalistes puis enfouis dans la terre de ce coin d'Andalousie... Or, après des investigations approfondies, sur trois cents mètres carrés dans le parc du village d'Alfacar, il a fallu se rendre à l'évidence : impossible de creuser des fosses à cet endroit car des roches affleurent de façon uniforme...
Face à cette déception et à l'effondrement de l'hypothèse essentiel, un chercheur, Augustin Peñon, avança que Lorca a pu être enterré dans cette localité, mais que sa dépouille avait été transférée en un autre lieu. Inconnu, lui aussi ! Une autre supposition, faite de rumeur, de légende et d'espoir impossible, parlait du transfert du corps à Grenade, dans la résidence d'été de la famille; celle-ci étant désormais transformée en musée, les touristes et les amoureux de l'auteur de "Poète à New York" porteraient donc leur pas sur sa tombe officieuse, située sous le noyer que le père de Lorca fit planter en 1936, exactement, comme un hommage... La légende est belle, mais où situer la vérité..? Avant tout, relisons l'oeuvre poétique et dramatique de l'auteur de "Noces de sang"..!
L'Etat espagnol ne pourra sans doute jamais donner une sépulture décente à cet auteur majeur, mort si tôt, sous les balles fascistes, et qui avait le défaut d'être à la fois républicain et homosexuel... C'est pour cette raison, à cause de ce vice rédhibitoire, qu'il est peu crédible de suivre la troisième hypothèse : pourquoi Franco, l'extrémiste de droite, et la morale catholique auraient-ils autorisé que la dépouille lorquienne fût déposée près de Madrid, à la "Valle de los Caidos" (la vallée des victimes de la guerre civile), dans le célèbre et lugubre mausolée franquiste. Un remords de dernière minute ou un signe de respect pour l'aura du poète andalou..? On n'y croit pas !
On ne croit qu'à ce que l'on lit, qu'à ce qui reste, et c'est l'essentiel qui demeure, pour la postérité, même si elle est frustrée et amère de ne pouvoir faire le deuil définitif... Pour l'éternité, Lorca repose dans la tombe du livre, sous le linceul coloré de ses poèmes et la vive lumière du drapeau républicain...
(à suivre - 2. sa vie : Lorca en Catalogne)
