Publi le mardi 06 mai 2008

Toromanie : Delmas, Massé, Viallat

06 05 2008

        Ils ont publié un nouveau beau livre à 4 mains et à provocations, une "Toromanie" passionnée chez Trabucaires ! Ils sont inspirés, les 2 Claude, le fictionnaire de Vingrau et le plasticien de Perpignan, mais aussi décevants avec leur éloge anachronique, nique et véronique, de la corrida, course tauromachique à pied ou à dada !

         A l’heure nouvelle où les Catalans de Barcelone ferment leurs belles arènes roses à l’entrée des machos à petites fesses et des taureaux, à gros…sabots, pour les adapter à des spectacles plus culturels ! Car la corrida, de mieux disant, n’a que le cultuel, grand messe des jeux du cirque colyséen, grande bouffe minotaurienne, dissimulées sous les prétextes mythiques de l’éternelle lutte de l’homme contre le soleil, contre le destin, contre la mort…

            Claude Macé, avec ses collages et découpages colorés et farcesques à partir d’étiquettes de Banyuls et autres alcools catalans, dialogue avec Claude Delmas et ses mots  tendres, trop tendres pour parler de boucherie en plein air et en public ! Se prennent pour Hemingway et Leiris ? (J’avais déjà abordé le thème et usé des deux écrivains dans mon livre de textes brefs CatalognARTS, en 2006).

            Le livre se clôt en rappelant que l’auteur de l’Age d’homme et de La littérature considérée comme une tauromachie éprouvait un plaisir physique plus intense en assistant à une corrida qu’en écrivant. Leiris dit même que la jouissance est plus forte lors d’un tel spectacle que pendant une danse sexuelle avec un partenaire ; on a compris cette psychologie de 2 sous : la corne de la bête, c’est l’érection de l’homme, du mâle…Et la femme, dans tout ça ? Une belle exception, le chorégraphies élégantes de Marie Sara la Nîmoise…

            On avait déjà Georges Bataille et la « petite mort » de l’orgasme. Le spectateur jouit - et la belle étrangère aussi, vache que rit ! - tandis que le torero joue sa vie et que le toro–animal au sang chaud- souffre sous les piques, banderilles et quolibets. Mais il est inutile de pérorere durant des longueurs d’internet sur ce sujet polémique, nique, nique, à souhait : la corrida trouve des racines antiques, mythiques, c’est évident, et des traditions littéraires ou artistiques universelles (la bêtise l’est aussi, mondiale) *

            Un des meilleurs défenseurs actuels de la corrida est F. Wolff ; son livre Philosophie de la corrida, 2006, est stimulant, même pour un anti-corrida ; par exemple, quand notre filousophe écrit, page 120 : « La mort ne peut rien contre la vie. », ou page 159 : « Toréer, c’est tromper la mort sans lui mentir…C’est une éthique de l’être, de l’ascèse…du stoïcisme… » Cependant, Wolff sait même nous décevoir quand il affirme, page 40 : « Interdire ce serait l’extinction d’une race d’animaux d’exception. » C’est bête –meuh !- et c’est comme si le militariste osait prétendre : « Il faut toujours des guerres, si nous ne voulons pas que nos usines d’armement et, partant (en fait, il ne sait pas parler aussi bien, mais je l’aide à articuler !) nos économies ne périclitent. »

 * Claude Viallat, un enfant du jeu camargais et un passionné de corrida expose durant la Feria de Pentecôte dans les arènes de Nîmes : 60 toiles dans les vomitoires et déambulatoires, couronne du monument décorté de mâts et d’immenses oriflammes peintes ; en outre 2 œuvres monumentales, art de rue, peinture de plein air, face au carré d’art, et ses objets tauromachiques au musée taurin…L’artiste de support/surface revient au figuratif et à l’art engagé : défense de l’indéfendable tuerie autorisée par l’Etat et encouragée par la machinerie touristique…Rappelons-nous l’antique raffarinade : travailler le lundi de Pentecôte, de quoi tuer l’économie nîmoise…





1 Commentaire :

Commentaire crit le mercredi 07 mai 2008 à 08:40:38 (lien)
S. C.
Qui plus est, c'est un milieu où la superstition est très vivace!
Les toréros sont soumis à toutes sortes d'interdictions et de rituels? avant de toréer sous peine de malheurs.
Rituels respectés rigueusement, religieusement, pourrait-on dire!
Au nom de quels dieux?


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Bussan, le Japon à Collioure, suite

06 05 2008

Collioure-Kumamoto Art-Fusion

Avant leur retour au Japon
décrochage de l'exposition                       

 

C'est ce dimanche 11 mai, le dernier jour de l'exposition des œuvres réalisées à Collioure par les deux artistes japonais en séjour d'échange résidentiel.

[Exposition ouverte tous les jours de 14h à 18h, ancienne Mairie, place du 18 Juin, Collioure]

Au cours des jours, l'exposition s'est profondément modifiée, enrichie de nouveaux tableaux réalisés depuis l'accrochage le 18 avril dernier. Au sujet de ces dernières toiles, Bussan nous a déclaré : "Ce que j'ai appris ici en un mois m'a profondément bouleversé; ce qu'a apporté Collioure à l'expression de ma sensibilité artistique, c'est la couleur, pas la lumière, je crois que j'avais déjà la lumière, mais la couleur, l'incroyable couleur de Collioure."

Y aura-t-il une période "Collioure" chez ce peintre japonais, un avant et un après Collioure, vous pouvez encore venir apprécier.

Une petite cérémonie d'adieu ou plutôt d'au revoir "sayonara" est organisée le dimanche 11 à partir de 18h pour le décrochage de l'exposition. Acquéreurs de tableaux exposés, collectionneurs encore hésitants, amis des peintres ou amis de l'Art, vous y êtes tous cordialement invités.

Contacts
Art Libres  06 1213 0849  -  Mairie Collioure 04.68.82.05.66.

                                                                   





2 Commentaires :

Commentaire crit le mercredi 07 mai 2008 à 10:26:37 (lien)
coureux pierre
Marcel, présentez-vous et au lieu d'insulter, dites ce qu'est la peinture, pour vous, merci !


Commentaire crit le mardi 06 mai 2008 à 20:54:14 (lien)
marcel
Je croyait que vous parliez vraiment de peinture, je me rend compte qu'il rien de mieux que les autre qui parliez de peinture sans même savoir ce qu'elle était, dommage, dommage
science sans conscience n'est que ruine de l'ame
èlimine ton blog de la sphère, laisse la peinture ou elle est,elle s'en sortira bien sans toi, j'en suis sure.


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