Publié le mercredi 13 août 2008
Perpignan, rue du Jasmin à Saint-Jacques
Rue du Jasmin
Je marchais, comme souvent, dans le quartier historique de Saint-Jacques, où des pierres sublimes s’élèvent au milieu d’un amoncellement de masures et de misères…
Je me trouve soudain devant la rue du Jasmin. La poésie de l’appellation conduit à la curiosité et à l’aventure urbaine, même si ce quartier-ghetto a des rumeurs d’insécurité. Mais c'est, désormais, beaucoup de bruit pour rien...en attendant le prochain crime qui placera Perpignan sous les feux des médias !
Jasmin. Blancheur de l'Afrique. Senteur dans la main. Fleur éclose derrière l'oreille...
C’est sans doute la seule ruelle de Perpignan que je ne connaissais pas encore. Je presse le pas, mu par la curiosité, je monte la venelle qui s’arrondit très vite et s’ouvre ensuite sur une ligne de maison ocre rose.
Un peu déçu, je me rends compte que la voie n’est belle que par son nom évocateur. Le passage est mort : une seule maison semble respirer ; sur le seuil de son domicile, antre à la perspective sombre et infinie, un homme, jeune, petit, obèse. Il ne me regarde pas, je ne suis que le passant rare et incongru, éphémère, peu intéressant. Il tire, de sa boîte aux lettres décervelée, un imprimé. Il le sort de son enveloppe plastifiée, qu’il jette, objet inutile, aux quatre vents du quartier.
La poésie de le rue du Jasmin l’emporte tout de même sur la laideur du quotidien.
ce n'est pas la rue du jasmin, mais une rue de Paris. Laquelle..? (La photo du gagnant sera publiée sur ce blog...)
