Publié le dimanche 21 juin 2009
Municipales de Perpignan (21 juin 2009) - le vainqueur : l'abstention
Mille problèmes pour Perpignan et pourtant les citoyens ne sont pas venus voter en masse. C'est l' abstention qui est massive. Le maire sortant, J.Paul Alduy, a bien joué : il empêche le Front national d'étre présent au second tour grâce à l'aide M. De Noëll, ancien candidat FN à Perpignan; celui-ci a milité pour le maire et a placé son épouse Isabelle en position éligible. Ainsi de nombreux électeurs frontistes (4 à 5 %) ont voté pour la droite classique.
Du côté de la gauche, la candidate socialiste a progressé (25%) car des électeurs du NPA/LO unis ont voté utile. Le candidat de centre gauche (exclu du PS) Jean Codognès, allié aux Verts et au Modem fait un mauvais score (14%) mais peut se maintenir. Ce serait une faute pour l'union de la gauche et une erreur pour lui-même et son avenir politique. Il n'a pas su prolonger l'enthousiasme pour les écologistes manifesté lors des Européennes; il n'a pas bénéficié de larges voix du Modem (en baisse depuis les déclarations de F.Bayrou à l'encontre de Dany le vert): les électeurs centristes sont revenus à droite. Il reste à J.Codognès de rallier la gauche, d'obtenir des assurances pour ses colistiers (verts, radicaux) et d'oublier les querelles personnelles. Il en va de sa crédibilité. C'est ainsi et c'est bien : ce sont les électeurs qui ont choisi et non les états-majors, souvent déconnectés et loin du peuple...
exposition à Perpignan du 23 juin au 30 septembre 2009 (Musée H.Rigaud)
