Publié le lundi 12 janvier 2009
Pierre Brune et le musée de Céret - Etude et conférence de Catherine Deloncle
Etude de Catherine Deloncle sur Pierre Brune « Des berges de la Seine aux collines de Céret » C. Deloncle a publié aux éditions Alter Ego de Céret la monographie qui manquait, celle du peintre Pierre Brune, né à Epinay sur Seine, le 26.1.1887 et mort le 1.6.1956, à Céret où il est enterré. Pourquoi l'éditeur Joël Mettay a-t-il consacré un si beau livre, avec de nombreuses reproductions, pour un paysagiste qui n'égale ni Martin-Vivès, ni Terrus, ni Delaris..? La gloire de Brune est à trouver dans son action volontaire à Céret afin de créer le musée d'art moderne de la capitale du Vallespir. En effet, c'est grâce à son réseau d'amis, d'artistes et de mécènes que P.Brune put mener à bien ce projet ambitieux. L'idée en revient au poète Pierre Camo mais, administrateur à Madagascar, il ne pouvait s'occuper concrètement de cette réalisation. P.Brune va donc obtenir l'aide de la mairie de Céret et l'autorité de Kahnweiler, le célèbre marchand qui avait aidé Braque, Picasso et Manolo, lors de leur séjour à Céret, dans les années 1910. Brune est nommé directeur du musée en 1948 et Frank Burty Haviland invite ses amis artistes à déposer des oeuvres à Céret; c'est ainsi que Matisse offrit quelques dessins et Picasso des céramiques. Enfin, grâce à l'action de Michel Sageloly, le musée est inauguré par le maire Henri Guitard, le 18 juin 1950. La première exposition présente 85 artistes, parmi lesquels Chagall, Cocteau, Bausil, Maillol, Gris, Braque,Terrus, Delaris... Brune invite, en 1954, Picasso au Castellas, sa maison qui abrite son atelier, sur la colline ombragée qui domine Céret. Auparavant, à 23 ans, écrit C.Deloncle, Brune est à Toulouse et Montauban et fait des connaissances déterminantes dans le milieu artistique. Il se lie en outre avec Miette, une jeune femme de Narbonne, qu'il épouse en 1911. Ensuite, Brune accède au milieu parisien des arts et loue un atelier rue Falguière; il découvre l'amitié des peintres espagnols dans le quartier de Montparnasse : Manuel Hugué, Miro, Picasso...Il expose au salon des Indépendants et à la galerie Druet qui montre Dufy, Bonnard, Rouault, Vuillard. Cependant la guerre et une grave maladie oriente son destin: il va venir en cure à Amélie les bains; son ami Manolo qui, avec Déodat de Séverac et Frank Haviland, s'est installé à Céret, lui demande de venir le rejoindre. Miette et Pierre s'installent donc dans la sous-préfecture et vont susciter la venue des amis parisiens, tels que Krémègne, Soutine, Masson ou Loutreuil...Plus tard, en 1939, il accueille et aide Raoul Dufy, atteint par une polyarthrite; celui-ci s'installera ensuite à Perpignan et découvrira l'amitié de l'écrivain Ludovic Massé. Brune fera d'ailleurs le portrait de l'épouse du romancier, Louise qui est enceinte de Claude, le fameux plasticien actuel et ancien directeur du musée... L'étude de C. Deloncle essaie de définir l'art de P.Brune; il est difficile de lui trouver une profonde originalité, mais, de même que la grande rétrospective récente de Dufy, à Paris, a montré le peintre du « plaisir », on peut dire, avec l'auteur de cet indispensable essai, que Brune « apporte du bonheur ». On rêve à une grande exposition...En attendant, il faut aller voir, à la médiathèque de Céret, l'accrochage modeste qui amorce une installation plus ambitieuse... ** Conférence de C. Deloncle à la médiathèque de Céret, le vendredi 16, à 18 heures. Comme on dit: « entrée libre »...
Écrit par cat le
Lundi 12 janvier 2009
Permalien
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1 Commentaire :
Commentaire écrit le mercredi 20 janvier 2010 à 04:25:07 (lien)
jacques SAVOURET
je possede une petite huile de P.BRUNE
Bouquet de fleures de belle qualite
si vous souhaitez l'avoir dans vos archives contactez moi
merci
salutations
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