Publié le jeudi 8 janvier 2009
La CRISE (Dieu, que la crise est jolie!)
Je lis dans le train pour Paris -quel ferroviaire réveillon!- le dernier numéro du journal Le Monde consacré aux 50 ans de castrisme. Ultime exemplaire d'une année obscène qui se meurt. Qui meurt avec un système financier qui s'épuise et invente la crise pour tenter de s'adapter, de renaître sous d'autres formes. Crise virtuelle des milliards perdus, non sur le papier, mais dans l'écran des ordinateurs, grands ordonnateurs de la modernité. Crise du libéralisme égaré, crise du renouveau du capitalisme par d'autres moyens, qui surgiront dans quelques mois...Vive la crise ! La crise médiatisée, amplifiée, racontée, fictionnisée..Pour beaucoup, elle existe, réelle, depuis toujours, dans leur misérable vie ! Quel nouveau Tapie Bernard osera crier que la crise est jolie..? Il manquait, pour renouer avec les horreurs passées -holocauste, famines, Shoah, guerres locales, barbaries en Irak, menaces iranienne et syrienne...- les bombardements d'Israël à Gaza, dite la zone : le Hamas terroriste, lâche caméléon dans la foule et les lieux publics, devient un alibi pour éliminer les Palestiniens, éradiquer toute résistance, et oublier d'appliquer les anciennes résolutions de la vaine ONU... Personne, ou presque, ne dit mot. Silence dans les rangs des intellos. Seraient-ils tous juifs..? Seul écrit Glucksman pour défendre Israël. Ce fut de même, il y a peu, quand le Liban fut pilonné...ET se souvient-on des massacres de Sabra et Chatila...Oui, Israël a droit à exister, a droit à sa sécurité, mais pas sur le dos des enfants, des civils..! Non, encore une histoire de mémoire courte. Et Dieu, dans tout ça, je veux dire ce merdier de guerres inutiles, sauf pour les marchands de canon, vieille antienne... L'an 2008 ne pouvait s'achever qu'avec la farce tragique de Dieudonné, le mal nommé, ce noiraud plus raciste que les blancs-becs, cet émule de nazillon qui mériterait de faire un stage dans un ancien camp d'extermination (qui, bien sûr, n'a jamais existé). Seul et courageux, Le Pen s'est dit « un peu » choqué. Il y eut, tout de même, la belle déclaration de notre ministre de la culture, qui, pour une fois, ne fut pas une simple tête à claques... Où sont donc les clercs, chère Christine? Où se terrent-ils donc..? C'est vrai que PPDA n'est plus aux commandes des médias de la formule 1 et que Sartre, Camus, Derrida, Foucault, Bourdieu le bien-nommé et quelques autres ne sont plus là, hélas... La nouvelle année s'annonce sous les pires auspices. D'ailleurs, elle ne s'annonce pas...Vive la Crise !!!
