Publié le vendredi 27 février 2009

Panorama de la littérature catalane - De LLULL à LLUIS - Hélène LEGRAIS - ELNE - Médiathèque -

Danielle Riffaud a fêté, le 25 février dernier, son départ à la retraite et les dix ans de la bibliothèque municipale : celle-ci n'a pas été baptisée...parce qu'elle se trouve en terre communiste ou parce qu'on n'y a pas pensé..? Donnons-lui le nom du poète du pays, Gaby Escarra ou celui de l'infirmière suisse de la maternité... Joan-lLuis Mas a dressé, en une heure, l'histoire de la littérature catalane, depuis les textes fondateurs (Tirant le Blanc, Llull Raimon, traduit par Patrick Gifreu ou la saga de CANIGO par Jacint Verdaguer) jusqu'aux textes novateurs deLuis-Anton Baulenas, Joan-Luis Lluis et Joan-Daniel Bezonoff, absents, hélas, mais ils goûtent peu les goûters des mercredis après-midi...Etaient présents Miguel Martinez (La Retirada en Algérie), Jaume Quéralt, Miquella Vaills, Eliane Comelade, Joan Peytavi-Deixona et les plus grands, l'érudit Pere Verdaguer dont le manuel de grammaire, vieux de 50 ana est toujours, paraît-il, d'actualité et dont les romans de science-fiction sont quelque peu méconnus...et puis celui à qui l'on souhaite le prix Nobel de littérature : Jordi Pere CERDA (Antoine Cayrol le poète, le romancier, l'auteur dramatique, l'ancien libraire, le vieux Résistant, l'antique boucher de Cerdagne, l'homme si gentil et si serviable qui me reçut si souvent). Etaient là aussi, dans le local trop étriqué, Hélène Legrais et Marie-Claire Daco-Baeza, qui écrivent pourtant en français, mais il est vrai que des auteurs de Catalogne et d'expression française ont été évoqués : on a débordé le sujet en citant Louis Codet (publié chez Gallimard) et Claude Simon (Prix Nobel), en oubliant Claude Delmas (hélas), Claude Massé (bis repetita) et Robert Brasillach (là, on a eu raison, même si la Catalogne est évoquée dans ses romans décadents)... De même que fut omis, entre autres Catalans de rude souyche, Joan Morer, le poète rivesaltais récemment disparu : on aurait pu, pour l'occasion, verser une larme de nectar ambré... On avait voulu entendre plus de textes, on avait tendance à se dire que cette réunion était plus amicale que littéraire, plus fermée qu'ouverte : le public extérieur n'est pas venu et les personnes qui venaient emprunter des livres se demandaient quelle sauterie avait lieu là...On se demandait si la littérature catalane était encore vraiment lue et on se disait qu'il faudrait plus de traductions, messieurs les éditeurs, qui n'étiez pas au rendez-vous... C'est Hélène Legrais qui citait le sien (Les Presses de la Cité) en annonçant son prochain livre, pour la fin mars, intrigue policière, située dans les années 1960, après l'arrivée des pêcheurs de l'Oranais : hommage est rendue dans ce nouveau roman (Hélène publie tant ! Qui est son nègre..?) à l'archétype des vieilles Catalanes qui ramendaient les anciens filets et tissaient les toiles des rêves éternels... Roman historique, à la fois dynamique par le récit et passéiste, comme toujours chez la belle Hélène, par la nostalgie qu'elle remue dans sa mécanique romanesque si bien rodée... Bonne retraite, Madame la bibliothéquaire. A la littérature catalane, nous souhaitons une longue vie, pas une retraite dans l'oubli, faute de lecteurs exigeants et attentifs..!

Écrit par cat le Vendredi 27 février 2009
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