Publié le mercredi 18 mars 2009

La plage des Catalans, à Marseille - PAR FAUGERAS -

Je tenais à signaler un blog très bien fait (excellentes photos) consacré aux "Balades en Provence" (faugeras.blogspot.com), avec cette maxime à retenir : "No fotografies lo que ves, sino lo que sientes"... Voir, par exemple la page consacrée à la "Plage des Catalans"... L’origine du nom remonte au XVIIe siècle et est due à l'arrivée d'un groupe de pêcheurs catalans qui s'étaient installés dans une infirmerie désaffectée. Le temps passant, le nom est resté pour l'ensemble du quartier. Dans le roman d'Alexandre Dumas, la fiancée d'Edmond Dantès, Mercedes est censée vivre dans ce petit village côtier. El origen del nombre sube al siglo XVII y es debido a la llegada de un grupo de pescadores catalanes que se habían instalado en una enfermería abandonada. Al pasar el tiempo, el nombre se quedó para el conjunto del barrio(cuarto). En la novela de Alexandre Dumas, la novia de Edmundo Dantès, Mercedes es considerada vivir en este pequeño pueblo costanero.

Écrit par cat le Mercredi 18 mars 2009
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1 Commentaire :

Commentaire écrit le mercredi 18 mars 2009 à 13:22:38 (lien)
Olivier Faugeras - http://faugeras.blogspot.com
Merci Jean-Pierre pour ce billet sur mon blog que j'ai fait à l'initiative d'amis catalans. Amitiés, Olivier


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Bernard-Henri LEVY et Michel HOUELLEBECQ

Le dialogue B.H.L/ M.Houellebecq    Librairie, près de  Montmartre (photo J.P.B.)

      Les critiques littéraires avaient minimisé l'intérêt de l'échange de mails entre le philosophe et l'écrivain; ce dialogue serait celui de la carpe et du lapin, sans contenu, vide de sens. Or, le livre est intéressant à plus d'un titre. Ces deux hommes fortement médiatisés sont attaqués, vilipendés, voire insultés; ils se savent maudits, ces "ennemis publics", d'où le titre de l'ouvrage. Le but est de clarifier les choses, parler de soi tout en luttant contre "la littérature de l'aveu" (BHL) Paraître à la télé, faire son cirque, mais dissimuler son "je" profond, voilà la posture d'un Philippe Sollers. Il y a là une jouissance à déplaire; car, malgré son allure de dandy, son éloquence, sa culture, Bernard-Henri Lévy refuse "l'obscénité" qu'il définit ainsi : "céder à l'universelle exhortation d'être soi-même" (soi m'aime..?) qui est "le commandement de l'époque."

       Ce sont les développements du philosophe qui sont les plus percutants, la réflexion de Houellebecq paraissant terne; le premier écrit ainsi sur son ordi: "On écrit moins pour savoir qui l'on est que ce que l'on devient." Un autre thème positif est, page 51, le portrait du père; celui de BHL a réussi, il s'est fait lui-même, inutile donc d'incriminer sans cesse la fortune du fils ! En outre, au sujet des insulte journalistiques, il ne faut jamais animaliser l'adversaire et Lévy cite Céline parlant de "ténia" à propos de Sartre...

     Au fil des échanges, le propos se porte sur le thème de l'engagement de l'écrivain; et Houellebecq de déclarer : "Je ne suis pas un intellectuel engagé." On le savait même si l'autoportrait qu'il dresse est celui, convenu, du réactionnaire moyen, rêvant d'argent et de sécurité; il note encore, cet individu peu républicain : "Je ne suis pas un citoyen, mais un usager." (page 91) Par bonheur, BHL réagit et apporte des repères, des valeurs; il ne comprend pas cette abstention civique, "ouverte vers la possibilité d'une île", c'est-à-dire le retrait, l'exil volontaire de l'écrivain qui n'aime pas ses contemporains, préfère son chien et se laisse tenter, parfois, dans ses écrits, à des réactions raciales... Au contraire, B.H.Lévy, éternel aventurier, nostalgique des Malraux, Hemingway, Orwell et Roger Stéphane, pousse la complainte de ses actions dans le monde, aux côtés d'un Massoud ou d'un Izetbegovic : "Ce n'est pas leur héroïsme qui m'a fasciné, mais leur façon de "faire la guerre sans l'aimer", écrit-il, en citant, encore une fois, l'auteur de La condition humaine... On aurait tort de dire du mal sans lire ou reconnaître que cet échange est fructueux; il permet à deux hommes que tout oppose de se retrouver et d'expliciter leurs oeuvres et leurs vies...

Écrit par cat le Mercredi 18 mars 2009
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