Publié le mardi 24 mars 2009

Gérone - Girona - Catalogne - MASO, EIFFEL, NARCISSE

 

 

A Gérone, ville vieille et moderne, désormais, avec ses musées, ses galeries d’artistes, sa fondation de Caixa Bank, il vaut mieux entamer la visite sur votre gauche, quand vous traversez les ponts, depuis les stationnements situés sous les platanes gigantesques du parc de la Devesa.

Remonter le temps romain, puis roman avec Galligants, ce monastère bénédictin lombard trilobé, entre église Sant Feliu et cathédrale  haute et gothique marquée par l’effusion baroque : l’escalier grandiose de 90 marches ne peut conduire qu’au huitième ciel…

Auparavant, parmi les jardins de pins, d’eucalyptus et de cyprès et ce premier ensemble architectural diapré, vous aurez trouvé le chemin de la muraille qui suggère une visite en hauteur de la vieille ville. Gérone la Chinoise…

Les maisons aux antiques tuiles canal moulées sur les cuisses charnues des Catalanes, sont adossées aux restes des remparts : fragments de pierre élevée, reliques de murailles abattues pour que s’ouvre la cité, sur la vallée  et la nouveauté du pont de fer et des bâtiments modernistes de l’architecte Masó, enfant du pays.

La rue Força traverse, fracture et liaison à la fois, le quartier gothique et le « call », juiverie du 8ème siècle, mise à sac aux 14° et 15° siècles : il fallut choisir l’expulsion, l’exil, la mort, ou la trahison, la conversion à la religion dominante qui recommanda l’Inquisition, l’autodafé, le génocide des Indiens d’Amérique et l’interdiction de l’usage du préservatif…Restait encore la possibilité du supplice et de la persécution…Beaucoup sont partis, loin de leur pays ou en éternité ; d’autres ont endossé des allures et des patronymes catalans…Le musée juif raconte cette période tragique entre 800 et 1492, date double -et trouble- pour les rois catholiques : découvertes de Colomb et expulsion des Juifs d’Espagne.

Je m’arrête, avec Geneviève, Sarah, Jacques et ces dizaines de pratiquants du tourisme culturel, aux trois paliers, agréables stations pour le pèlerin ou le visiteur impie, vaste moutonnement tel le codex amoureux, la liste en accordéon de Dom Juan, escaliers à la Palladio et je revois la Vénétie

Je m’assois sur les balustres, j’écris au soleil ; mais signe qu’il se passe un événement important, comme un circuit du temps et du soleil, je suis obligé de changer de place et de suivre la stratégie de la lumière…

Ainsi, il faut aller dans Gérone, à présent vers la droite, les ruelles, les places à la lumière et revenir par les bords de la rivière qui accepte toujours l’image des façades ocres et roses, aux fenêtres festonnées, avec cet air de Florence et d’Arno, mais sans les linges de la vie intime…

 

*Aller à Gérone, Venise catalane, entre Ter et Onyar, ou petite Florence, située à une heure de la frontière, par l’autoroute ; ce n’est plus une halte avant Barcelone, on y va pour ses animations culturelles (théâtre, expositions, musée du ciné…), le dédale des venelles du « barri vell », avec leurs pavés de galets réguliers, l’animation des places et de la rambla.

*voir le Pont de Fer construit par Gustave Eiffel en 1877 et le « pont de Pedra » (de pierre)

Rerstaurants : DRAPS, cort reial, tél.872 080 430 www.restaurantdrapsgirona.com - El Celler de Can Roca – Can Marquès (devant le marché), place Calvet i Rubalcaba) – El Pati Verd (place Miquel Santalo) – Cafés de la rue Calderes.

* immeubles modernistes : la Farinera Teixidor, siège du journal catalan El Punt, et La Punxa : deux œuvres de Rafael Masó.

 

* fêtes de Saint Narcisse (Sant Narcis, célébré dans les toiles de Salvador Dali), patron de la ville depuis 1864 : la date du 29 octobre annonce 10 jours de festivités (www.ajuntament.gi). Plusieurs légendes courent à son propos : les mouches de son cercueil auraient chassé les envahisseurs français…

Écrit par cat le Mardi 24 mars 2009
Permalien   |   Ajouter un commentaire   |   patrimoine, balade

De BELLAMY à BELLINI jusqu'à Benjamin BUTTON

Le dernier film de Chabrol est lent, ennuyant (comme disent les jeunes), poussif et lourd comme Depardieu. C’est un polar psycho ou mystique, pourquoi pas ? Placé sous le signe de Maupassant, d’accord ! Mais un policier sans coup –de gueule, de révolver, de manchette- sans suspense ni vulgarité, c’est roupie de sansonnet…Le ciné français manque de souffle, sauf la récente projection, le 20 mars, sur Arte, de La journée de la jupe, avec Isabelle Adjani, pathétique et violente…

C’est pas comme l’Américain : malgré la crise, l’effondrement financier, le cinéma est toujours bien fait, bien joué, muni de moyens en tous genres. Ainsi la vie à l’envers de Benjamin Bradpitt, fils d’un marchand de boutons (d’où son nom), ce bébé vieux et fossilisé qui va mener un parcours insolite et voir tout le monde mourir autour de lui. Film triste mais qui pousse à la réflexion philosophique et incite à la profitance (mot pour Ségolène) de l’existence…

D’Amérique, encore, la retransmission d’un opéra en direct du MET de New York : La somnambula, avec Diego Florès et Nathalie Dessay fut, samedi dernier, une mécanique impeccable avec une technique vocale, musicale, visuelle…irréprochable.

     Dali, Baie de Cadaquès, 1919. (DR. Musée de Figueres)

Écrit par cat le Mardi 24 mars 2009
Permalien   |   Ajouter un commentaire   |   littérature

Un blogue Actualité / Politique / Société par Mon Blogue.com