Publié le vendredi 27 mars 2009
L'infini de l'enfance - roman de Jean-Pierre BONNEL - Cap Béar éditions
Il vient de sortir ! Le roman de l'enfance de Pierre-Jean, racontée par son frère... Le vieux Perpignan des années 1950/60, les étés dans l'Ariège, l'Algérie de 1962... Autobiographie déguisée, comme l'enfant de la couverture... A découvrir, en librairie ou sur le net (site de la Fnac)...14 euros.
Écrit par cat le
Vendredi 27 mars 2009
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3 Commentaires :
Commentaire écrit le dimanche 5 avril 2009 à 14:29:29 (lien)
black JPS
bonjour, j'ai ouvert votre livre et dès les premiers mots, je m'y suis accroché. Au travers de ces lettres retrouvées, de ces photos en noir et blanc qui figent le temps pour l'éternité ou de ces souvenirs racontés par les aïeuls, j'ai à mon tour retrouvé des bribes de souvenirs ensevelis au fin fond de ma mémoire. Merci, J.P. Bonnel de nous avoir ouvert votre boîte à secrets.
Commentaire écrit le lundi 30 mars 2009 à 17:35:14 (lien)
Rafael Marco
bonjour,
vous avez, le 21 juillet 2008,
écrit un article sur
"paulilles et son scandale"
je vous suivais complétement dans votre analyse, et vous ai écrit par mail pour vous le signifier, et vous proposer d'aller plus loin.
J'ai rajouté mon commentaire sur cette situation, mais je n'ai reçu de votre part aucune réponse !
estimez-vous le combat perdu ?
pensez-vous que les mots ne servent qu'à "blablater" ? et qu'une fois votre diatribe écrite tout était fini ?
dommage
Commentaire écrit le vendredi 27 mars 2009 à 14:00:14 (lien)
sarah masferrer
ce roman, au fil d'une écriture fluide, vous entraîne dans un Perpignan pittoresque où chacun d'entre nous peut retrouver des émotions et des senteurs oubliés
Au delà de ces lieux communs pour un grand nombre d'entre nous, l'auteur nous fait rentrer dans l'intimité de sa vie familiale avec ses drames et ses joies.
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Arthur KOESTLER : Un Testament espagnol
Journaliste et romancier (Le Zéro et l’infini, Croisade sans croix…), Arthur Koestler publie Un testament espagnol en 1939 ; c’est le roman de l’emprisonnement d’un étranger favorable aux Républicains, durant 102 jours, à partir du 9.2.1937. Il faut relire ce témoignage, non en raison de l’hommage actuel à
Le livre est d’abord une réflexion sur l’Espagne et ses combattants : l’auteur, parti faire un reportage apprend à connaître le pays depuis plusieurs geôles d’Andalousie. Le livre s’ouvre sur l’évocation de l’exode de Malaga sous la pression des rebelles franquistes. Le romancier pointe les erreurs et l’orgueil des anarchistes catalans : « Nous partons pour combattre et mourir, non pour travailler. » (page 17, édition poche Les anars sont cependant positivés un peu plus loin, pages 32 et 121 : « Sir Peter m’a expliqué qu’il tient les anarchistes pour les seules gens raisonnables, les communistes et les socialistes n’étant que des espèces de bureaucrates réactionnaires. » Les fascistes sont dépeints à travers la pathologie sexuelle et criminelle d’un officier « bestial, qui halète de plaisir… » (p.69) Cependant tous les soldats de Franco ne sont pas mauvais et souvent ils se trouvent de ce côté par hasard, par erreur ou lâcheté. Koestler veut découvrir la « vérité espagnole » ; c’est un homme modeste, à la chemise noire, qui la lui apprend : « Chez nous, les pauvres luttent contre les riches. Nous avons un autre système. Nous ne demandons pas à chacun s’il est riche ou pauvre, mais s’il est bon ou méchant. Les bons pauvres et les bons riches forment un parti. Les mauvais pauvres et les mauvais riches, l’autre. Voilà la vérité sur l’Espagne, señor »
Ensuite, le Testament espagnol est une réflexion sur la tragédie de la vie, empreinte d’humour et de dérision. Ainsi, après la description de la mort d’une ville, Malaga, on apprend, page 54, que les Espagnols se lèvent tard « même quand ils font la guerre » L’auteur désigne les responsables de la chute de la cité andalouse : les erreurs encore (« les défenseurs de Malaga n’avaient ni discipline, ni chefs, ni la certitude que la république les soutenait. ») et les fautes des citoyens, des soldats qui « combattent pour leur propre cause » et de l’Europe entière…Alors commence « le châtiment des bandits rouges… » (p.61) La vie est tragique et absurde, souvent, ainsi, page 70, le journaliste étranger, exposé à la mort dans la maison d’un notable anglais, est sauvé grâce à …des photos obscènes. »
Ce roman d’un individu privé de liberté et qui a le temps de méditer sur l’existence et l’écriture est encore une méditation sur les lieux communs de la langue ; la situation tragique lui permet de s’interroger sur son propre style : « Plus une situation est pathétique, plus stéréotypée la manière dont les hommes y réagissent ; c’est lorsque la vie devient vraiment dramatique que l’on échappe le moins au lieu commun…La dignité du verbe est dans l’abstraction, la parole pâlit devant l’étreinte de la réalité. » (p.85) L’angoisse et l’ennui sont chassés par le sommeil et surtout par les occupations intellectuelles qui trouvent un espoir en puisant dans les ressources de l’humour : le décompte des prisonniers, des munitions, par exemple, à la page 94…
Enfin, le roman se termine avec une réflexion élargie sur l’organisation du monde : « Il s’était établi depuis quelques années une tradition selon laquelle les distateurs agissaient et les démocraties protestaient. C’était là une division du travail qui paraissait contenter tout le monde. » La morale est amère, le tableau du monde des hommes est désespérant…Le lecteur préfère rester sur l’image de l’écrivain engagé qui refuse, pour être gracié, d’écrire un texte d’hommage à Franco ; malgré la menace de la mort, Koestler proclamera son attachement au socialisme, à « une conception socialiste de l’avenir humain. » (p.149) Pourquoi, malgré les déceptions et les errements de ses camarades espagnols ? Parce que, comme le dit Miss Hélène, misérable intercesseur entre le général et le journaliste « Il croit au socialisme à cause des travailleurs. » 
Écrit par cat le
Vendredi 27 mars 2009
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Torres Garcia à Valencia (Valence - Espagne)
e roman
Structure en gris, de Joaquim Torres Garcia -
La mostra de Valencia présente une exposition intitulée "L'intuition et la structure : de Torres Garcia à Veira Dal Silva", jusqu'au 3 mai 2009. 148 toiles peintes entre 1929 et 1949. Originaire d'Uruguay, T Garcia est catalan par son père et s'installe à Mataro; il vit ensuite à Barcelone et fait la connaissance de Gaudi, Picasso, Nonell...Il meurt en 1949. V.Da Silva, elle, connaît le peintre catalan en 1929 (d'où les limites temporelles de l'expo) et disparaît en 1992 après avoir donné une oeuvre abstraite remarquable.
