Publié le dimanche 29 mars 2009
L'ILE de FRANCE, statue de MAILLOL à BANYULS sur MER
L'Ile de France, avec bras, au musée d'Orsay, Paris.
L'Ile de France sera exposée à Banyuls, mardi 31 mars, face à l'Office de Tourisme.
La statue de 1923, avec bras, est exposée au Musée d'Orsay, premier étage (acquisition de 1933). Le torse seul de l'Ile a été photographié; avec celui de l'Action enchaînée (1905), c'est un exemple rare où le torse est présenté comme une oeuvre achevée.
Le premier état de l'Ile de France est une jeune fille qui marche dans l'eau. Cette étude, allant de 1910 à 1921, est un torse sans bras ni tête dont un exemple est présent aux Tuileries, à Paris. (fondue par G.Rudier. Un autre torse se trouve à New York, au Metropolitan Museum) On se rappelle la fameuse phrase de Maillol: "Donnez-moi des jardins, je les remplirai de statues." C'est chose faite, depuis Malraux, avec les dix-huit statues présentes dans les jardins du Carrousel.
Un autre torse sans bras, de 1921, en bronze doré, se trouve au Palais californien de la légion d'honneur (acquisition de 1974). Les statues dépourvues de bras sont nombreuses; citons Etude pour le torse de la Méditerranée, la Naissance de Vénus (1918, Fondation Dina Vierny, Paris), le Torse de Vénus (1925, Los Angeles), La Jeunesse (1910, Orsay), le Torse de jeune fille (1925) et surtout Harmonie, bronze inachevé, 1940-45, cf la photo de Kerquel de 1943: Maillol travaillant Harmonie à Banyuls), dont le premier état se trouve au musée Maillol de Paris. A propos de cette oeuvre majeure, Dina Vierny explique l'absence des bras : "Maillol aimait sculpter les torses et commençait toujours ses oeuvres par cette partie du corps. Il détestait les bras qui le gênaient, disait-il, et l'empêchaient de voir les profils..." (L'ABCdaire de Maillol (Flammarion, 1996- Lire aussi un autre témoignage : le journal du Comte Kessler)
Écrit par cat le
Dimanche 29 mars 2009
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patrimoine, peinture
Le parcours de coeur à Perpignan - au Serrat d'En Vaquer
Samedi, à Perpignan, au Serrat d'en Vaquer, le parcours du coeur effaça celui du cul...Oui, pardonnez-moi pour cette basse grivoiserie, mais cet endroit est connu, non comme centre de recherches paléontologiques, mais comme lieu de rencontres et de prostitutions... En effet, si vous avez l'idée de garer votre voiture sur cette colline, au sud de la cité catalane, juste avant le supermarché qui mène aux champs, si vous aviez envie de vous balader entre les vignobles de Sarda-Malet, si vous vouliez admirer toute la plaine depuis ce promontoire préhistorique, où, à l'époque, fauves et mammouths se faisait la guerre, vous risquez d'être hélé, voire agressé par un individu en mal de libido... Le Serrat est répertorié dans tous les ouvrages sérieux de rencontres coquines, puisqu'on vous le dit...
Or, samedi dernier, la journée était consacrée au coeur, avec conférences et stands informatifs. Du sérieux, de la solidarité, et les représentants de la municipalité étaient là, non pour marcher ou courir, mais pour montrer que le lieu ne symbolisait pas la décadence physique (délabrement de cités populaires ou de quartiers "mixtes", immeuble effondré de Saint-Mathieu, incendie face à la mairie) ou morale (tricherie électorale, émeutes avec victimes) mais qu'on préparait les élections à venir...
Donc si on trouvait une seringue, c'était pour vous soigner, trouver le taux de sucre dans votre sang, pas l'objet du délit abandonné par un toxico dans les vastes terrains abandonnés et dévastés qui cernent la montagnette... Parmi les branchages ou outils agricoles rouillés qui décorent les terrains vagues, pas un seul préservatif; le pape number seize avait, sans doute, benoîtement, nettoyé les lieux de ces objets qu'il ne aurait voir...
Alors, ce fut la fête du coeur, célébrée surtout par un troisième âge venu en force et en groupes, afin de faire fonctionner la mécanique cardiaque...Vive le coeur! Mais dès dimanche, vive le C...!!!!!!!
