Publié le mardi 28 avril 2009
A propos de L'INFINI de l'ENFANCE
Après avoir publié deux livres, que j’ai appelés « biografictions », sur Matisse et Walter Benjamin, dans lesquels j’ai essayé de m’identifier à ces deux géants du XX° siècle, en les faisant parler tout en restant fidèle à leur œuvre, en m’identifiant à leur personne, dans le contexte du Collioure de 1905 pour l’artiste et celui de 1940 à Port-Bou pour le philosophe allemand, j’ai décidé de me lancer dans une autobiographie romancée.
Quand un ami me demandait : « Et maintenant, qu’est-ce que tu vas publier ? », je répondais « mon enfance, un peu arrangée car j’ai oublié, ce ne seront que des bribes de mémoire… » A son air, je voyais qu’il trouvait la démarche un peu insolite.
A mon âge ! C’est vrai, je ne suis pas encore assez vieux pour écrire mes mémoires, et puis, n’est-ce pas quelque peu prétentieux de vouloir écrire son autobiographie (même si c’est une « autofiction ») et surtout son enfance.. ? En effet, au début, j’écrivais pour moi, pour revenir sur un passé que j’avais oublié. Pour faire une sorte d’analyse et, en effet, pendant cinq bonnes années, j’ai effectué des recherches dans la famille et je suis entré dans une introspection assez rude…
Ensuite, en montrant le manuscrit à quelques lecteurs fidèles, je me suis résolu à la publication. J’ai d’abord refusé l’offre des éditions de l’Harmattan car cet éditeur s’occupe peu de la diffusion et de la médiatisation –c’est pourtant essentiel !- des nombreux ouvrages qu’il publie chaque mois…Alors les éditions Cap Béar… Alors Jean-Pierre Gayraud vint.. ! Avec enthousiasme, il accepta de publier mon livre et je l’en remercie.
Pourtant, quel orgueil que de vouloir écrire sur l’enfance ! Que dire de neuf, d’original.. ? Et comment l’exprimer.. ? Après les pages célèbres de Saint-Augustin, les Confessions de Rousseau, les Mémoires de Chateaubriand, les écrits de Proust, Tolstoï, Nathalie Sarraute, d’Elias Canetti, après Le roman d’un enfant de P. Loti, après La promesse de l’aube de Romain Gary, surtout après Les mots de J.P. Sartre, que peut raconter un auteur sans gloire littéraire, né à Perpignan, au milieu du XX° siècle.. ? Il va décrire sa naissance, sa ville, la mort prématurée du père, sa famille proche, les vacances en Ariège, l’année de CM2 passée en Algérie en 1962, puis le départ sans bagages, mais sous les bombes de l’indépendance…
Rien de très original, sans doute…
Ce qui me préoccupe avant tout, lors de l’écriture d’un livre, c’est le « comment ? », c'est-à-dire la question du style. En effet, l’écriture que j’adopte est-elle nouvelle, le « style » est-il original ou doté de quelques qualités susceptibles de lui assurer la reconnaissance de certains critiques et surtout du public.
C’est aux lecteurs, d’abord, de le dire ; c’est à vous…
A suivre…
Écrit par cat le
Mardi 28 avril 2009
Permalien
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patrimoine, littérature
1 Commentaire :
Commentaire écrit le mardi 7 juillet 2009 à 09:24:47 (lien)
cest aussi pasionent!!!
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