Publié le samedi 30 mai 2009

La belle postière et le bon chocolat

   Malheur : je devais me rendre à la Poste pour envoyer des lettres recommandées !  Corvée, pensum, car voici ce qu'est devenue la Poste : un des derniers refuges du public, le public pauvre, surtout; en effet, le service public se résume, en gros, à accueillir les foules des chômeurs ou érémistes, venus chercher leur mandat : peuple devenu moutonnier, assisté pour qu'il ne se révolte pas...

   J'ai pris un numéro pour faire la queue, le n° 934, qui ne laissait présager qu'une longue attente... C'est alors qu'une employée, vouée à l'information des "étou(r)dis" de mon genre, m'indiqua que je pouvais envoyer mon courrier à son guichet. Comme je lui tendai un billet de dix euros, cette charmante personne, craquante dans sa mini-jupe, le nombril à l'air, ses formes formidables forçant son uniforme et les rousseurs de sa chevelure prolixe, me fit remarquer qu'il me restait assez d'argent pour acheter une "tablette" de timbres-poste. "Oui, pour les 400 ans de tradition chocolatière, la ville de Bayonne a lancé l'idée d'émettre un timbre qui a l'odeur, la forme et la couleur du chocolat. Le bloc de dix unités est imprégné d'une senteur persistante : deux ans! Je vous invite à craquer pour ces timbres..!"

   Je craquai donc, je croquai donc. Je me demande encore qui, des protagonistes de cette anecdote, fut le plus CRAQUANT...

Écrit par cat le Samedi 30 mai 2009
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