Publié le lundi 4 mai 2009

La culture catalane en mai : Toulouse, Montpellier, Paris..."En mai, fais ce qui t'agrade"

 Tossa de Mar à Toulouse (cliché JPB)

***Culture catalane: activités du mois de mai, pour faire tout ce qui te plaît

* Al'Espace d'Art contemporain André Malraux de Colmar : peinture de Pep Guerrero : L'Espace Malraux de Colmar s'habille de couleurs pop, sous les coups de pinceaux et de ciseaux de Pep Guerrero. L'artiste a travailla sur des éléments colmariens, à commencer par le retable. Il a ensuite intégré ces derniers à  sa technique de travail, de façon un peu accessoire ; ces emblèmes locaux sortis de leur valeur propre trouvent dans ses réalisations un autre sens et, de fait, sont démystifiés. 4 rue Rapp, 68000 Colmar - 03 89 24 28 73

 

Clip France 3: http://culturebox.france3.fr/all/8842/Pep-Guerrero,-le-peintre-et-plasticien-espagnol-expose-%E0-Colmar/

 

Avec la collaboration de l'Institut Ramon Llull

 

  **DU 30 AVRIL AU 15 JUIN à MONTPELLIER et PARIS

  Expositions de peinture de Xavier Escriba

 

Depuis le début des années 90 Xavier Escriba s'attache à ouvrir les frontières de la forme picturale en explorant les fondements mêmes de la peinture. La démarche est programmatique, toute subjectivité abandonnée. Xavier Escriba met en place les conditions de fabrication de l'oeuvre. Le nombre de couches de matière, l'ordre de succession des couleurs, les actions subies par la toile enduite sont déterminants.  L'oeuvre s'élabore alors dans un espace de liberté où se révèlent l'énergie, la vitalité de la peinture pure.

 

Peinture animée

*Du 30 avril au 13 juin 2009 - GM galerie

8 rue du Cheval Vert 34000 Montpellier

04 99 06 07 94 gm.galerie@wanadoo.fr - www.gmgalerie.com

mardi - samedi :  15h00-19h00

 *Jusqu'au 15 juin - Galerie 1900-2000

8 rue Bonaparte, 75006 Paris

01 43 25 84 20

lundi : 14h00-19h00 ; mardi au samedi : 10h00-12h30 / 14h00-19h00

 

Avec la collaboration de l'Institut Ramon Llull

 

 **DU 6 AU 27 MAI - PARIS - Exposition de peintures de Lourdes Fisa

centre.etudes-catalanes@paris-sorbonne.fr

Métro: Saint-Paul, Hôtel de Ville

Du lundi au vendredi de 10h à 12h30 et de 14h à 20h – le mercredi jusqu'à  17h

 

 ***** 9 et 10 MAI à MONTPELLIER - Festival Saperlipopette, Voilà Enfantillages!

la compagnie Xirriquiteula présente son spectacle - domaine d'O - domaine départemental d'art et de culture - 178, rue de la Carrirasse à Montpellier

 18-20 mai : Salle Nougaro, Toulouse-Blagnac / Festival Luluberlu - Pour plus de détails :  www.xirriquiteula.com

***13 MAI à PARIS - Exposition et table ronde autour du poète catalan Joan Brossa : 18h : Table ronde 19h30 : Ouverture de l'exposition

 Instituto Cervantes - 7, rue Quentin Bauchart, 75008 Paris, 01 40 70 92 92 - cenpar@cervantes.es

15 MAI - PARIS

 « La literatura catalana en tots els accents» - Entretien avec les écrivains Francesc Seras et Enric Saria et le critique littéraire Carles Cabrera - 18h30 - Centre d'études Catalanes - 9, rue Sainte-Croix-de-la-Bretonnerie -75004 Paris, 01 42 77 65 69

centre.etudes-catalanes@paris-sorbonne.fr  - secretariat.etudes-catalanes@paris-sorbonne.fr -     Télephone: +33 ( 0 ) 142.776.569  

    

 

 

Écrit par cat le Lundi 4 mai 2009
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Cinéma : Still walking de KIROKAZU

 

« Still walking », sorti en France le 22 avril dernier est le dernier film du jeune réalisateur et scénariste Japonais KORE EDA KIROKAZU qui s’était déjà démarqué en 2004 avec son long métrage « Nobody knows »

 « Still walking » est une fresque familiale écrite avec la précision et la finesse d’un kanji (sinogramme japonais ), tracé avec minutie du bout d’une plume délicate. Au travers de ce film minimaliste,  Eda-kirokazu nous fait partager une tranche de vie d’une famille japonaise, dans la ville de Yokohama, brisée à tout jamais depuis le décès, 15 ans plus tôt, du frère aîné mort accidentellement d’une noyade en voulant sauver un enfant. Le prétexte de ce film est l’anniversaire de ce fils mort trop tôt, rare occasion où la famille se réunie annuellement pour cette commémoration.   Avec la disparition de ce fils, on se rend compte, que le père de famille, ancien médecin à la retraite, vit dans le regret de ne pas avoir de successeur pour son cabinet maintenant abandonné et qui ne lui sert plus que de refuge pour sa solitude et ruminer ces souvenirs. 

 

   Le lieu de tournage est essentiellement la salle-à-manger, où les convives mangent un copieux repas qui n’en finit pas. La chaleur accablante de ce mois de juillet, alourdit l’'ambiance et le malaise de chacun. Le fils cadet Ryota porte péniblement le poids de ne pas avoir voulu suivre les traces de son père, car lui a préféré la voie des arts en devenant restaurateur de peintures. D’ailleurs, ses parents le regardent comme l’'enfant raté. D’une part son choix professionnel n’est pas très rémunérateur - sa mère lui fait remarquer qu’il ne possède même pas de voiture - et de plus, en dépit des bonnes mœurs japonaises, il a épousé une femme divorcée mère d’un jeune garçon. Quant à la sœoeur, légère et superficielle, elle ne désire qu’'une chose, c’'est s'’approprier la maison parentale. 

   Dans ce cadre immobile où toute joie de vivre a disparu, les parents sont posés là, dans un décor vieillissant  où les murs se lézardent , les peintures jaunissent et la faïence de la salle de bain se décolle peu à peu. On peut percevoir que les seuls moments où la vie revient dans cette demeure,  c'’est lors de cette réunion annuelle. Sur  certains passages de ce film, la chanson « Les vieux «  de Jacques Brel aurait fait merveille.  Heureusement, qu’il y a les petits enfants qui apportent la joie et le rire, car déjà pour eux cet oncle décédé n'’est  source d’'aucun souvenir mais juste l’'occasion de se retrouver et de jouer. De nombreux clins d’œ'oeil  d'’un humour noir agrémentent ce film, notamment le titre « Still walking » : continuer à marcher. Disque que la mère demande régulièrement à écouter, pour rappeler à son époux ce bref et ancien  adultère sur lequel elle a su fermer les yeux et qui en même temps,inspire le fait que chacun doit continuer sa vie malgré ses souffrances. D’autre part, on apprend que la mère n’'oublie jamais d’'inviter ce jour-là, l'’enfant que Jumpeï  a sauvé des eaux, à présent devenu un adulte obèse et sans esprit,  juste pour le plaisir de le culpabiliser. Sa vie ne vaut rien à côté de celle qu’'aurait pu avoir son fils. En arrière-plan,  on constate que dans cette vie qui continue, Ryoto et son beau-fils s’'apprivoisent mutuellement et finissent même, comme le veut la tradition japonaise, par prendre le bain ensemble tel un père et son vrai fils.

   Les scènes extérieures sont rares, si ce n’'est la visite rituelle au cimetière, où le « haka » - tombe commune à toute la famille - est fleuri et arrosé. Rien n’est jamais clairement dit, mais tout y est évoqué avec une grande éloquence. 1H55 de pur plaisir, pour qui sait relever les nombreux symboles dont ce film regorge. 

 Still walking

 

Écrit par cat le Lundi 4 mai 2009
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Elections municipales de PERPIGNAN : face à Jean-Paul ALDUY, Jean CODOGNES ou Jacqueline AMIEL-DONAT

 

   Je m'étais trompé ! Jean-Paul Alduy se représente ! Je pensais que la solitude de l'homme attaqué de toutes parts, l'usure du pouvoir et de la toile associative et clanique, l'âge (67 ans), l'amertume après l'affaire des chaussettes, conduiraient le maire de Perpignan à se résigner à une vie tranquille de sénateur.

      Or l'honneur est de retour : se représenter, c'est montrer sa non culpabilité dans la fraude électorale : "si je suis responsable de quelque chose, c'est de n'avoir pas contrôlé mes militants trop zélés.") Se représenter, c'est être au-dessus de la mêlée et de la curée qui s'organisait, à droite depuis plusieurs semaines. Se représenter, c'est aller jusqu'au bout d'un mandat qui veut être l'aboutissement d'un programme et d'une action : rénovation du centre-ville, déplacement de la vie municipale vers d'autres lieux (la place de Catalogne avec la Fnac, le quartier de la gare avec l'arrivée du TGV, le désengorgement des boulevards avec la rocade et l'instauration d'un sens unique, la fluidité de la circulation (pont vers le Vernet, route de ceinture à Porte d'Espagne), le développement de la culture avec la construction d'un théâtre nouveau et prestigieux doté de la griffe de Jean Nouvel.

   Ce sursaut est louable et il est normal que J.P.Alduy veuille mener à terme son destin politique.

   Cependant, nous étions nombreux à désirer le changement, la fin d'une dynastie, celle du du clientélisme, des erreurs (un développement économique indigent, évident quand on se rend à Gérone ou à Narbone ) et les fautes (persistance des ghettos de Saint-Mathieu et de Cassagnes, effondrement d'un immeuble, confrontation entre minorités ethniques)...

     Le malaise de la population est grand, les poches de pauvreté sont énormes, la cité est morte le soir (sauf en période d'Estivales ou de Visa, succès à reconnaître) en raison d'une peur de la peur (la fameuse insécurité) ! L'ex-maire pourra-t-il gagner une fois encore les élections municipales..? Il doit encore une fois, lui le responsable de la droite sarkozienne locale, se forger une virginité, c'est-à-dire prendre le masque de l'homme politique modéré. La ville se prend au centre et face à lui, s'avance avec assurance et serénité la force massive de l'avocat Jean Codognès, représentant le centre gauche : exclu du parti socialiste, il a le soutien des Verts, du Modem, et d'une frange de radicaux de gauche et de droite, déçus par  l'alduysme, 

Jean Codognès a une chance historique de prendre la mairie de "Perpignan, la Catalane", lui qui est un des rares à ne pas avoir signé de contrat avec les Catalanistes...Il n'en est que plus libre afin de donner à sa candidature une plus grande liberté d'action. Il apparaît, lui aussi, assez seul, mais il est bien connu des Perpignanais.

Pour affronter le maire sortant -et sorti, temporairement-, il devra être placé en tête de l'opposition "de gauche", donc devant la liste d'union de la gauche menée par Jacqueline Amiel-Donat, une battante, une intello prof de droit, mais diversement appréciée en ville et peu connue dans les quartiers périphériques. Elle est gênée par un compagnonnage hétéroclite -socialistes orthodoxes, lutte ouvrière, parti communiste, Catalanistes indépendanistes, militants nationalistes du MRC- et ne peut revendiquer une véritable et classique union des gauches. En outre, elle est  grignotée sur sa gauche par un NPA qui a le vent en poupe. Il est vrai qu'elle peut compter sur la présence d'un Front national influent à Perpignan, susceptible de faire perdre l'élection à J.P.Alduy...

 Jacqueline Amiel-Donat et Thierry Meier au stand des éditions Cap Béar (Sant-Jordi, 25 avril 2009)

      En fin de compte, Alduy peut être réélu : face à un Codognès à qui il manquera les voix des communistes, du "front de gauche", de nombreux socialistes "bourquinistes" (du nom du Président du Conseil général dont la haine pour "Codo" est un secret de Polichinelle) et de l'extrême-gauche... Et encore une fois, on lamentera dans les chaumières : "Non pas Alduy ! Cinquante ans, ça suffit !..."

   Afin de rendre propres les rues de Perpignan et de nettoyer les écuries d'Augias de la ville catalane, je propose au futur maire d'adopter cette poubelle : je l'ai photographiée à Grenade, très récemment et, placés aux endroits stratégiques, ces ustensiles sont utilisés de façon civique par les Andalous... (photo J.PB)


 

Écrit par cat le Lundi 4 mai 2009
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1 Commentaire :

Commentaire écrit le dimanche 14 juin 2009 à 06:41:07 (lien)
Politique...
Dans la course au siège, n'avez vous pas oublié un candidat talentueux? Monsieur Rivière. Pour une droite renouvelée et enfin des actions hors des réseaux installés depuis 50 ans sur Perpignan.


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