Publié le mercredi 6 mai 2009

ANDORRE : Jacint VERDAGUER à Ordino

          Andorre la vieille, ville encaissée, polluée par les luxueux quatre-quatre, Andorre la jeune aux mille magasins, sorte de Pas de la Case en moins plouc, sorte de Perthus d'un niveau financier plus élevé...Les commerces sont beaux, spacieux, les parfumeries succèdent aux débits de tabac, les enseignes Julia aux bijoutiers...Que de montres, quelles effluves de senteurs musquées..! Et les hypers, magasins impersonnels, répétitifs, mille temples du veau d'or, mille mais de l'argent, il y en aura pour tous, venu de France, de Barcelone ou de plus loin, sous forme d'écritures virtuelles...

         Andorre veut faire oublier son statut de paradis fiscal en créant une industrie touristique fondée sur la santé et les soins du corps avec "Caldéa", ou des itinéraires plus culturels, tels celui de l'art roman, de la route u fer...mais la foule es dimanches ou des jours fériés (pas de respect du premier mai, ici)...

          Il faut alors prendre de la hauteur, les chemins de randonnées, les sentiers de neige, vers les vallées de Canillo, Ordino, Arinsal ou Arcalis... Il faut aller, par exemple, sur les pas du grand poète catalan Jacint Verdaguer. L'auteur de l'immense poème "CANIGO", à la fois curé et animateur du mouvement culturel catalan appelé "la Renaixença" (renouveau, renaissance), se rendit, par une nuit tourmentée de la fin du XIXème siècle, au pays andorran, où il ne s'était encore jamais rendu. Son but était d'atteindre le sommet de Casamanya, à 2740 mètres, sur le massif situé entre Canillo et Ordino. Il se fit accompagner par un guide jusqu'au port de Creussans et, de là, lui montra la piste à suivre en direction des prés de Castellar. Verdaguer poursuivit seul sa route et atteint, au bout de quatre heures un refuge, la cabana del Castellar.

   Au petit matin, le poète passa par le « Serrat », situé à 1659 mètres, et marcha sans s’arrêter jusqu’au village de  LLORTS, où il organisa ne messe. Puis il demeura quelques jours à Ordino. Durant son excursion au pic de Casamanya, il put contempler des paysages somptueux, une nature pure, la rivière aux truites, les cabanes d’estives des bergers et l’habitat si singulier et pittoresque d’Ordino. A vos cartes, à vos souliers : vous attendent Casamanya, mais aussi la vallée d’Incles, du Madriu, le « port del Rat » (2539m), le pic de Tristaina et le port de Siguer…

Écrit par cat le Mercredi 6 mai 2009
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