Terres catalanes de René JOURET, à ELNE

EXPOSITION D’OEUVRES de RENE JOURET

MAIRIE D’ELNE   Du 3 JUILLET - 15 AOUT 2009

Vernissage le 3 juillet, à 18 heures

René Jouret (1911-2001), qui naît à Opoul, dans les Corbières, a peint toute sa vie.

Autodidacte, peu soucieux de vendre, indifférent aux modes picturales, il a rarement montré son travail. Seule une rétrospective, au presbytère d’Opoul, en 1990, donne une idée de l’ampleur de son talent et de son œuvre, riche de quelque 200 aquarelles, 500 peintures et autres sculptures ou illustrations.

L’exposition « Les terres catalanes de René Jouret », que la Mairie d’Elne présente, regroupe des toiles des années 70-80.

C’est le moment où le peintre, de retour du Maroc, s’établit définitivement dans son pays natal. Il s’adonne alors totalement à sa passion : la peinture.

Admirateur de Michel No, d' Ambrogiani, et de Nicolas de Staël, René Jouret cherchera toute sa vie le point de bascule où le figuratif devient abstrait.

Dans ses compositions structurées, des perspectives éclatantes de rouges, jaunes et bruns s’envolent vers des cieux immenses, vibrant d’énergie. Une palette de tons plus subtils, des mauves, des roses, des blancs, apparaît dans les années 80.

   Mais c’est encore et toujours la même fascination pour les paysages, la mer, les villages catalans qui inspire cette œuvre méconnue, puissante et magnifique.

« Les terres catalanes de René Jouret » exposition de peinture - Mairie d’Elne, 1er étage, du 3 juillet au 15 août 2009 - Horaires d'ouverture : lundi au jeudi de 8 h à 12 h et 13 h 30 à 18 h - le vendredi de 8 h à 12 h et de 13 h 30 à 17 h

Écrit par cat le Mercredi 1 juillet 2009
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Culture catalane à Paris et ailleurs en juillet

Culture catalane : activités du mois de juillet

 

* 2-14 JUILLET  – PARIS

 

Festival Paris Cinéma

« Hommage à Lluís Miñarro / les productions Eddie Saeta »

 

Découvrez une personnalité du cinéma contemporain, un producteur hors normes, en sa présence : hommage à Lluís Miñarro (Barcelone 1949) et à sa maison de production Eddie Saeta créée en 1995.


Après une belle carrière dans la publicité, en véritable mécène des arts, il décide de produire ses films en toute liberté, laissant carte blanche à ses réalisateurs  sans courir à tout prix après le succès commercial. Ses films ont indéniablement marqué le renouveau de la scène du cinéma d’auteur contemporain.

Rencontre avec Lluís Miñarro- Projection de Un rêve de Christophe Farnarier le 7 juillet à 18h au Nouveau Latina

 Projections

 Albert Serra: Le chant des oiseaux, 2008

Dimanche 5 juillet à 19h - Vendredi 10 juillet à 21h30

Les Rois Mages errent à pied à la recherche de l’enfant Jésus qu’ils ne trouveront qu’après avoir effectué un long périple à travers des déserts de sable et de glace. Remarqué pour son premier film, Honor de Cavallería, à la Quinzaine des réalisateurs en 2006, Albert Serra récidive en 2008 avec Le Chant des Oiseaux

José Luís Guerín: Dans la ville de Sylvia, 2007

Dimanche 5 juillet à 16h30, présenté par le réalisateur - Vendredi 10 juillet à 16h30

Entre jeu de regards et poursuites composées de fausses pistes, d’obstacles et d’illusions, le réalisateur de En Construcción propose une plongée dans l’intimité d’une ville et de ses habitants. Sans dialogues et saisissant le moindre bruit de rue – voix, rires, échos, une valise sur le bitume, etc. – José Luis Guerín crée une oeuvre expérimentale portée par la présence mystérieuse de Xavier Lafitte, personnage à la limite du voyeurisme, mais toujours bienveillant.

Albert Serra: Honor de cavalleria, 2006

Mercredi 8  juillet à 16h30 - Samedi 11 juillet à 14h 

S’inspirant très lointainement des Aventures de Don Quichotte de la Manche, Albert Serra livre ici, avec force effets numériques jouant sur la lumière naturelle, un film atmosphérique et contemplatif tourné uniquement en extérieur. Ce road-movie est un véritable poème qui partage avec l’oeuvre qui l’a inspirée un idéalisme créatif unique en son genre.

Lisandro Alonso: Liverpool, 2008

Mardi 7  juillet à 20h, présenté par le producteur Lluis Miñarro

Sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs en 2008, Liverpool suit la quête d’un homme solitaire et désabusé que l’espoir semble avoir déserté. Isolé dans une nature virginale, il chemine dans un paysage enneigé, éclairé par la lumière blafarde de l’hiver. Plutôt que de donner des réponses, le cinéaste invite à la contemplation, à travers des plans-séquences d’une grande beauté, empreints de mystère comme pour signifier la difficulté d’appréhender le monde.

 Marc Recha: Les mains vides, 2003

Vendredi 10  juillet à 19h, présenté par le réalisateur

Dimanche 12  juillet à 16h30

Avec cette chronique poétique d’un lieu abandonné du monde, d’une poignée d’hommes et de femmes en mouvements, Marc Recha, dans ce quatrième long métrage, tisse le fil d’une oeuvre faite de gestes, de transits, d’attirance et de rivalité, de désir et de lutte, d’ivresses et de liens invisibles, construisant un paysage singulier de sentiments inexpliqués.

 

Manoel de Oliveira: Singularités d’une jeune fille blonde, 2009

Samedi 4  juillet à 19h, présenté par le réalisateur (sous réserve) 

Avec Singularités d’une jeune fille blonde, qui est l’adaptation d’une nouvelle de l’écrivain portugais Eça de Queirós, Manoel de Oliveira porte une nouvelle fois à l’écran son univers de cinéaste, monde hors du monde fait d’art et de littérature où la culture classique cohabite merveilleusement avec la vie de tous les jours et les mouvements avec l’immobilité.

 

Daniel V. Villamediana: Le taureau bleu, 2008

Mercredi 8  juillet à 19h

Samedi 11 juillet à 16h30

S’inscrivant dans le nouveau cinéma d’auteur catalan, Le Taureau bleu propose, à mi-chemin entre documentaire et fiction, une vision originale de la tauromachie. Ponctué d’images d’archives et de longues séquences caméra à l’épaule, le film invente ses propres rites et fait du geste une forme idéale, figure ultime du sentiment. La mort de l’animal n’est jamais mentionnée, et le taureau devient une allégorie flottant au hasard de l’imagination foisonnante du héros. À la fois primitif et enfantin, héritier de cet instant fugace où l’on construit encore, avec rien, des mondes chimériques, Le Taureau bleu est un film beau et excentrique, où solitude et création deviennent indissociables.

 

Christophe Farnarier: Un rêve, 2008

Mardi 7  juillet à 18h, présenté par le producteur Lluis Miñarro

Le Nouveau Latina

20, rue du Temple 75004 Paris
01 42 78 47 86   www.lenouveaulatina.com

Avec le concours de l’Institut Ramon Llull 

** 7 JUILLET – 25 AOÛT – PÉRIGUEUX : Macadam Jazz

« Le jazz de Catalogne »

Mardi 7 juillet, place Saint-Louis : RAMON FOSSATI - TONI SOLÀ & THE IGNASI TERRAZA TRIO

Vendredi 17 juillet, place Saint-Silain : GORKA BENÍTEZ ”BILBAO”

Mardi 21 juillet, place du Thouin : JORDI BERNI TRIO + SANTI DE LA RUBIA ”AFINKE”

Mardi 28 juillet, place de la Vertu : CARME CANELA canta JORDI MATAS

Mardi 11 août, place de Navarre : DAVID PASTOR “NU ROOTS”

Mardi 18 août, place de Navarre : MANEL CAMP JAZZ QUARTET “TORNASSOL”

Macadam Jazz est produit par la Ville de Périgueux, programmé par Jazzogène.

Avec le concours de l’Institut Ramon Llull et de l’ICIC (Institut Catalan des Industries Culturelles) 

http://jazzogene.blogspirit.com  - Tél. Info : 05 53 29 65 73

 

*** JUSQU’AU 10 JUILLET  – PARIS

 « Angles de lumière / Angles de llum »

Exposition « anthologique » d’Albert Ràfols Casamada - Peintures 1986-2007 et collages 1994-1995 - Galerie Vidal - Saint Phalle - 10, rue du Trésor, 75004 Paris, 01 42 76 06 05

****JUSQU’AU 13 SEPTEMBRE - PARIS

 « Agustí Centelles, journal d’une guerre et d’un exil - Espagne-France, 1936-1939 »

 Exposition photographique: L'exposition présente une centaine de photographies — réalisées pendant la guerre civile et pendant les neuf mois passés au camp de concentration de Bram –, pour la plupart inédites en France, et une collection de documents (magazines, lettres et carnets de notes du photographe)  Hôtel de Sully - 62, rue Saint-Antoine 75004 Paris - Métro: Saint-Paul, Bastille

Écrit par cat le Mercredi 1 juillet 2009
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Festival du vert luisant : Jacques VINAS à MONTNER

 MONTNER, l'entrée du village

   Montner, le silence absolu depuis le promontoire qui permet d'avoir un aperçu circulaire sur la vallée, les vignes, le lointain d'Estagel. La vue et l'ouïe comblées. Il ne reste plus qu'à méditer, c'est-à-dire regarder les tableaux de Jacques VINAS (à prononcer avec une tilde sur le n: vignas) dans deux salles de ce hameau paisible de 300 citoyens heureux. Au fond des yeux, au fond des bleus de ses toiles tremblées, comme floues, impressionnistes, au pastel. Bleu, non pas à cause de Matisse, d'Yves Klein ou de la première période de Picasso (lire le petit livre de Pastoureau sur cette couleur), mais parce que "c'est la couleur du vide quand il est profond; c'est la couleur de la profondeur. J'ai pour le bleu une fascination, comme un vertige excitant..." Et dire que la couleur n'est qu'une affaire d'onde, de quoi dépoétiser tout propos pictural et esthétisnant...

  Derrière la surface se lit la perspective d'une fenêtre, ouverte sur...une sorte d'infini. Se lit un signe, un appel, du sacré..? C'est le regardeur qui prolonge l'oeuvre. Dans la masse actuelle des "créateurs", bons et mauvais, bientôt plus nombreux que les "consommateurs", Jacques a trouvé son créneau; de ce lieu privilégié, il peut observer l'ennemi : la médiocrité. A sa voix, on sait qu'il a déniché une forme de peinture neuve... 

 Jacques VINAS et ses bleus (photo Jean-pierre BONNEL)

   Puis cet artiste, qui a peint aussi la poésie expressionniste de Baudelaire et Rimbaud, a d'autres pinceaux à son arc : comédien, metteur en scène, formateur (stage de théâtre et de pastel à Montner le 30 juin), il est Président de l'Archipel des théâtres. Il a fondé avec Fabrice Eberhart le festival Molière de Collioure (en août) Il vient de lancer le "Festival du vert luisant", jouant avec les mots - les homonymes : ver, vers, vert - et les couleurs -le bleu, le vert), pendant une semaine, du 26 juin au 3 juillet, avec expos, spectacles, projection du film "Carthage, la mémoire des sables"...

 Le théâtre du bleu...

Écrit par cat le Lundi 29 juin 2009
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PAYSAGES à Céret (suite) - Jean CAPDEVILLE

 Jean Capdeville lors du vernissage de l'expo de l'été à Céret "un siècle de paysages (photos J.-P.Bonnel.

   Il a été le héros de ces deux heures passées à parcourir l'itinéraire préparé par Joséphine MATAMOROS, conservatrice du Mamoc. Tandis que Georges Frêche restait assis et discutait avec François Rivière, candidat dissident de droite aux municipales de Perpignan, Mme Matamoros faisait un excellent commentaire de quelques oeuvres présentées. Même si on est sceptique devant la grande majorité des représentations et des installations, banales et faciles, le promeneur a été sensible à la préparation de ce vernissage : les artistes vivants ou la famille des peintres décédés avaient été conviés pour dire quelques mots. Jean Capdeville, âgé et fatigué, ne dit rien, mais son oeuvre parle pour lui. On n'en dira pas autant pour MM.Martin, Jacques Capdeville et cet épigone du mouvement support/surface, qui eut le courage de gâter l'image du Canigou. Ce qu'il fit de mieux, c'est de décorer l'ample cage d'escalier du Mamoc, avec des platanes, platement verts, certes, non soutiniens, certes, mais comme fresque, ça passe...On apprit, à la fin du parcours, qu'une des trois oeuvres de ce Vincent Bioulès, achetées par le conseil régional, était désormais installée dans le bureau de Christian Bourquin, à Perpignan; il est vrai qu'il est président du musée, président du conseil général... Qu'un sincère hommage soit rendu là à M.Bourquin !

  Mais on le répète, l'expo vaut pour les parallèles et les confrontations, l'histoire locale et l'évolution de la conception de paysage en peinture, pour Matisse, Soutine, Picasso et les Burty Haviland qui nous propulsent déjà dans l'expo de rentrée, puisque le musée de Céret a acheté la plupart des oeuvres de ce peintre de Limoges, issu d'une riche famille et venu s'installer en Vallespir...

 Joséphine Matamoros commentant un Tapiès, en parallèle avec un Soutine. (photo J.P.Bonnel)

  Soutine 

 Frank Burty Haviland : La terrasse des Capucins, à Céret (1920)

Écrit par cat le Dimanche 28 juin 2009
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L'afrontière - MIRMANDA à Barcelone

  Des d’una (a)frontera, Mirmanda us convida a la presentació del número 3

[Pensar l'(a)frontera] a la llibreria La Central del Raval de Barcelona (carrer Elisabets, 6), el dijous 2 de juliol a les 19h30. Presenten:

Josep M. Solé i Sabaté - Eric Forcada -Oscar Jané

Us hi esperem per parlar i intercanviar les vostres idees, opinions i camins de futur.

 www.mirmanda.

Écrit par cat le Samedi 27 juin 2009
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AISSELLES de Mme MAS (blague de Perpignan)

   Marie-Claire MAS, la colistère du maire Jean-Paul Alduy est-elle collectionneuse ou fraudeuse..? Là n'est pas l'essentiel !    Ce qui nous importe, c'est de savoir si la belle dame avait les aisselles poilues ou rasées, épilées...lors du second tour des municipales de Perpignan, dimanche 21... Pour imaginer un peu le portrait de Madame Mas et entrer dans l'intimité du creux secret situé entre l'épaule et le bras, je suis allé demander de l'aide à Jules Michelet:

  "Le poil noir des bras, brun du ventre et le poil un peu roux des aisselles semblent réunir leurs couleurs diverses dans ses jolis cheveux d'un chatain chatoyant" (Journal, août 1857)

   Puis Julien Gracq précise la description de cet érotique lieu : "...le délice rafraîchissant de ses vraies eaux et logé au creux d'une aisselle, à la flexion d'une aine, dans un repli ineffable du monde vierge." (Un beau ténébreux, 1945)

   Enfin Emile Littré, le très lettré, ajoute son grain de sel à cette réflexion sur l'aspect érotique de cet endroit du corps, rendant obscène la fraude électorale;  l'expression "aisselles d'une ancre" signifie : angles formés par la verge et les bras de l'ancre." 

  Chers lecteurs (et électeurs), je compte sur vous pour alimenter ma nouvelle rubrique "les blagues du blog"...

Écrit par cat le Jeudi 25 juin 2009
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Municipales de Perpignan (21 juin 2009) - le vainqueur : l'abstention

   Mille problèmes pour Perpignan et pourtant les citoyens ne sont pas venus voter en masse. C'est l' abstention qui est massive. Le maire sortant, J.Paul Alduy, a bien joué : il empêche le Front national d'étre présent au second tour grâce à l'aide M. De Noëll, ancien candidat FN à Perpignan; celui-ci a milité pour le maire et a placé son épouse Isabelle en position éligible. Ainsi de nombreux électeurs frontistes (4 à 5 %) ont voté pour la droite classique. 

   Du côté de la gauche, la candidate socialiste a progressé (25%) car des électeurs du NPA/LO unis ont voté utile. Le candidat de centre gauche (exclu du PS) Jean Codognès, allié aux Verts et au Modem fait un mauvais score (14%) mais peut se maintenir. Ce serait une faute pour l'union de la gauche et une erreur pour lui-même et son avenir politique. Il n'a pas su prolonger l'enthousiasme pour les écologistes manifesté lors des Européennes; il n'a pas bénéficié de larges voix du Modem (en baisse depuis les déclarations de F.Bayrou à l'encontre de Dany le vert): les électeurs centristes sont revenus à droite. Il reste à J.Codognès de rallier la gauche, d'obtenir des assurances pour ses colistiers (verts, radicaux) et d'oublier les querelles personnelles. Il en va de sa crédibilité. C'est ainsi et c'est bien : ce sont les électeurs qui ont choisi et non les états-majors, souvent déconnectés et loin du peuple...

 exposition à Perpignan du 23 juin au 30 septembre 2009 (Musée H.Rigaud)

Écrit par cat le Dimanche 21 juin 2009
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Les municipales de Perpignan et la culture

   Il a raison, Gérard Raynal, d'écrire dans son blog que la culture est absente des programmes des candidats à la mairie de Perpignan. Programmes creux faits de formules banales et du recours à l'emprunt, à l'endettement. Le théâtre Nouvel est rejeté : on le restructurera pour y mettre des associations ou les permanences des partis politiques... Pas un écrivain, un artiste, un homme ou une femme de théâtre dans les listes...Cali aurait avoué, nu, que si Jacqueline s'était prénommée Ségolène, alors tout était possible... Les seules personnalités connues du public (averti, comme dit Jean-Christophe) sont André Bonet (liste Rivière, dissident UMP) et Maurice Halimi (liste Alduy, maire sortant). 

    Mes suggestions en matière culturelle (voir ce blog) sont restées lettres mortes. La question de la culture ne serait pas mobilisatrice; il faut parler au plus près des gens (enfin, on a compris! à moins que ce ne soit que démagogie): au ras des paquerettes, causons donc sécurité (caméras, policiers), propreté (le pipi de chien) et social (alors que ce domaine est géré en grande partie par l'Etat, un Etat en mauvais état, surendetté, peu disposé à payer nos retraites, mais défendant mordicus le bouclier fiscal, oui da..!) 

   Et les écrivains, ils en pensent quoi, de ces élections? On ne leur a pas demandé leur avis, pas un papier dans la presse locale. Mais ça ne fait pas vendre; les sondages, oui, les potins, ok, les rumeurs, bien sûr... Pourtant, la Catalogne d'ici en contient quelques uns, qui ont du style, Pierre Bosc, Jordi Pere Cerda, Beszonoff, Darnaudet, Gifreu, Pelras, Claude Delmas, Francesca Caruana, Claude Massé, Hélène Legrais, Philippe Ségur, Renada Portet, Pere Verdaguer, Jordi Vidal, Jean Jacob, Hyacinthe Carrera, et tous ceux que j'oublie, mille excuses...

   Je pense qu'un individu bénéficiant d'un certain renom ne doit pas utiliser son "aura" ou son pouvoir de créateur public pour influencer l'électorat. Mais il peut donner son avis sur les propositions des candidats.

   Ainsi, ce directeur de troupe affirme que, tout en étant de gauche, il ne votera pas pour la liste de la gauche officielle : "facile de s'auto-proclamer de gauche, mais après les délires de Frêche, c'est pas possible !" Cet artiste de l'abstraction lyrique est tenté par Jean Codognès, flanquée de la gracile Clotilde et de la sympa Katia, mais après les folles déclarations de Bayrou, ça gêne de voter pour le Modem..."

   Un plumitif qui a de l'avenir m'a déclaré : "Les troskystes? Inutiles ! Le FN ? Nuisible! Rivière? Je préfère les fleuves ! L'inconnu "centriste" du bataillon? Il veut faire sa pub! Defora! Les Catalanistes ? Il n'ont pas trouvé 55 Catalans causant catalan dans un idiome correct..." Triste paysage de campagne, morne pleine...Et on vous parle pas des coups bas, des gros sous, des candidats impliqués dans des affaires louches, des arrivistes, ou de ceux qui changent trois fois de parti pour être acceptés sur une liste... Mais il faut tout de même voter, il y a trop d'intérêts en jeu...

  Il reste quoi, alors..? Oui, le vote, Et les yeux pour pleurer...

 ...ou regarder ...un arc-en-ciel sur l'étang , sur les temps présents...

Écrit par cat le Vendredi 19 juin 2009
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Exposition à Céret : 100 ans de paysages = pays sages

     Au MAMOC de Céret :

 Un siècle de paysages céretans ou l’inutile peinture de pays sages

   Cette exposition, qui rassemble des œuvres et installations du XX° siècle jusqu’au début du XXI ème, nous interroge sur le rôle, la place et l’intérêt du motif du paysage dans l’histoire de  la peinture, car il ne s’agit pas de demeurer dans le local, à Céret, dans le Vallespir, mais de s’ouvrir, avec des artistes reconnus tels que Picasso, Matisse, Soutine, Dufy, Masson, Picabia, à une influence plus large.

   Pourquoi peindre un paysage, c’est-à-dire, l’extérieur d’un lieu, les apparences, le décor d’une ville, les maisons d’un quartier, alors qu’on pourrait en saisir l’intériorité : au-delà d’un réalisme subjectif, la vérité d’un endroit, n’est-ce pas la vie des gens qui y habitent ? La majorité des artistes présentés ne bénéficiaient-ils pas d’une proximité avec les Cérétans ni d’une relation assez intime pour exprimer leur « âme » ou, du moins, leur travail et leurs préoccupations.. ? Ces scènes paysagères, pleines de rondeurs et de couleurs, sont vides d’hommes, comme des fresques gratuites, sans vie.. ! Les peintres qui ont séjourné -plus que vécu- à Céret, en raison de l’exil ou d’un problème de santé, ont poursuivi un des topos ou lieux communs de la peinture en « croquant » une nature, urbaine ou champêtre, au lieu de montrer la vie sociale, économique, agricole ou culturelle du pays : artisans, paysans, commerçants, gens du peuple…  Ainsi en est-il de Pierre Brune, Auguste Herbin, Pinchus Krémègne, Vincent Bioulès…A part Picasso, Soutine ou Manolo Hugué, qui se sont intéressés à des personnages typiques (la vieille Catalane en noir, les lavandières…) ou à des figures locales (le coiffeur, le cafetier…), l’engagement humain ou politique de l’artiste n’est pas l’objectif majeur. On se contente de témoigner de la situation géographique d’une ville de province dans son écrin diapré, de son architecture, de la force de la lumière et des couleurs. On recompose le paysage sur la toile, d’abord en raison de sa beauté ; idée banale et de tradition : on représente en priorité ce qui est beau…D’autres, au contraire, ont dit le verso de l’existence : Baudelaire a parlé des marginaux, Hugo des misérables et Francis Bacon nous renvoie la laideur et les horreurs du monde…

Ainsi, le peintre du Nord exalte le sentiment de plénitude qu’il éprouve face à des localités baignées de soleil. Il aurait pu prendre une photo, mais son art est la peinture, plutôt le paysage immobile, inutile arrêt sur image dans un siècle où l’appareil photographique est supérieur, dans ce rôle d’éterniser un moment précis de l’histoire de Céret : ses platanes, ses maisons, son pont du diable, son Couvent des Capucins, son Pont Jean Sarris, ses chênes-liège, ses champs de cerises…Litanie des légendes pour cartes postales ou dépliant touristique…

   Le paysage pictural est souvent un duplicata du paysage réel ; agréable à voir, il ne révolutionne pas l’art de son époque. Il faudra Braque (*) et Pablo qui, en systématisant le cubisme, appréhendent dans des visions simultanées toutes les facettes d’un lieu (ou d’un objet, ou d’une personnalité) : monstration totale qui multiplie les points de vue. De même l’approche conventionnelle est chamboulée avec Soutine : déjà, à la fin du XIX° siècle, ce petit bonhomme de Cézanne, avec son barda, « faisait » des paysages, face à la Sainte-Victoire, mais c’était déjà la modernité de la peinture. Le paysage, avec Chaïm, à Céret (Les Tins, Les maisons, 1920-21) ne se résume pas à un décor immobile, mais il bouge afin de traduire les angoisses et les pensées personnelles et profondes de l’artiste : « folie » des platanes, emportés par la tramontane, mouvements des petites maisons serrées les unes contre les autres, mais qui semblent se détacher, vouloir s’émanciper tels des fantômes blancs à bonnet noir… 

   Le tableau, comme un récit, peut raconter une histoire. Avec Soutine et Picasso, le spectateur comprend qu’il se passe quelque chose de nouveau, que la scène est à prolonger : le public, avec la réception, continue la création. Mais le plus souvent, la toile n’est que description, arrêt du récit ; elle a un rôle d’information : voici l’état de Céret en 1930…1950…2009. La description est aussi, souvent, morceau de bravoure : l’artiste montre son talent à représenter des détails, des couleurs, toute une campagne, une ville totale. Ces qualités sont celles de l’art pour l’art ; toutes ces variations de vues d’ensemble veulent rendre hommage au paysage, faire exister le monde extérieur, le diffuser auprès d’un large public. Un autre objectif est de vendre le tableau : plus il sera « beau » et correspondra aux critères, aux normes, aux canons de la beauté convenue, plus il se vendra ! Rappelons au passage le code pictural romantique : il fallait utiliser un vision « pittoresque », la couleur locale et avoir une riche palette…

   Peindre ainsi c’est prendre possession, du pays que l’on habite de façon temporaire ; c’est dire sa joie de la découverte de façon spontanée, le sentiment primant sur la forme et le style. Cet hymne à la beauté et ce recours à la représentation souvent conventionnelle d’un lieu, inhérents aux paysages montrés à Céret, en cet été 2009, sont la marque d’artistes en résidence éphémère. Il faut du génie artiste pour comprendre le « génie d’un lieu », en quelques mots. C’est le cas de Braque, Picasso et Soutine à Céret, celui de Matisse et Derain à Collioure, de Mackintosh à Port-Vendres, de Hans Hartung au Barcarès, de Duchamp à Cadaquès. Ce sont des artistes « extérieurs » qui ont inventé la modernité du paysage ; rares sont les peintres novateurs du crû : des essais inspirés, cependant, de la part de Jean Capdeville et de Camille Descossy ; Dali, bien sûr, à Port-Lligat ou Antoni Pitxot à Cadaquès, qui se sont plongés au sein de la matière locale : dans la minéralité des paysages grandioses et fantastiques du Cap de Creus

(*) Il faut, à ce propos, signaler le courage des responsables du musée qui, pour "communiquer" l'expo de l'été, diffusent des affiches montrant un « paysage » cubiste, pas "facile" de Juan GRIS, Canigou, plutôt qu’un tableau plus « beau », c’est-à-dire conventionnel et vendeur… 

*** Le MAMOC : Musée d’Art MOderne de Céret. (voir Trente balades culturelles en Catalogne, NPL, avril 2009.)

  Paysage : Le Canigou jaune et blanc depuis Perpignan (photo J.P.B.)

Écrit par cat le Vendredi 19 juin 2009
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RIGAUD - exposition à Perpignan : intime ou extime ?

   Le musée Hyacinthe Rigaud de Perpignan annonce, c'est pas vrai, une exposition...Rigaud, pour l'été. Enfin, le peintre du XVII° siècle de retour chez lui, en Catalogne... Mais cette bonne nouvelle nous apprend qu'il s'agira d'un "Rigaud intime"...

    Comment, lui le peintre officiel de la cour de Louis XIV, célèbre pour le portrait fastueux du roi, lui qui composa tant de tableaux "photographiques" des puissants de son époque, nobles, militaires, ministres, religieux et si peu d'hommes de son pays..? Comment, lui l'artiste reconnu et adulé à Paris, au coeur d'une France centralisée qui méprisait les provinces et les "patois"..? Comment, lui l'artiste qui pensait surtout à sa carrière, à la fortune qu'il amassait et ne revint que très rarement à Perpignan dans sa modeste famille..? Le peintre de cour donne plutôt l'image d'un artiste "extime", montrant ses amis artistes de Paris, certes, mais pas son rival Largillière. S'il est intime, c'est surtout par la succession des nombreux autoportraits qu'il fit, à différentes époques de sa vie; nous le voyons vieillir dans la peinture, mais Rigaud demeure fier, dominateur, jusqu'à la vieillesse... Intimité, la monstration de l'égo..?

   Bien sûr, la biographie - fiction de Renada Portet (Balzac éditeur) allait dans le sens de l'intime quand elle se mettait à tutoyer le maître, de façon originale et peu courante : un romancier tutoie rarement son personnage; il tutoie parfois son lecteur,comme Michel Butor dans "La modification", mais cette attitude "irrespectueuse" est exceptionnelle... Par ailleurs, l'ouvrage de Renada disait peu sur les années catalanes de Hyacinthe; normal : on sait peu de choses et puis, il quitta vite Perpignan, en 1671 pour Montpellier, puis à Lyon pour rejoindre des artistes montpelliérains...

   On sait qu'il francisa son nom Rigau pour effacer le père Mathias, tailleur d'habits dans le quartier Saint-Jean, père qu'il estimait peu mais qui lui donna sans doute le goût des étoffes, des dentelles dont ses tableaux regorgent, en côtoyant les draperies de la boutique, rue de l'incendie... Notons aussi que Rigau voulut ajouter une particule à son nom et, comme l'écrit Stephan PERREAU (*) "maquilla la profession de son défunt père "sastre, tailleur d'habits", qui ne cadrait plus désormais avec son statut."

   Bien sûr, il y a les portraits de sa mère, qu'il aimait beaucoup parce qu'elle comprit son goût pour la peinture, son génie précoce et qu'elle lui permit, en quittant Perpignan, de gagner un foyer artistique de qualité : Lyon, puis Paris, en 1681. En effet, dès l'année suivante, il est récompensé par le grand prix de l'Académie de peinture. Il est désormais immergé, pour la vie, dans la haute société...Mais, c'est vrai, il n'oubliera pas sa mère, la généreuse Catalane et les portraits qu'il dressa d'elle seront enfin visibles à Perpignan : lors d'un voyage en Roussillon, en 1695, Rigaud va composer le Portrait de Marie SERRE (au Louvre) en deux profils pathétiques, sur fond de crépuscule jaune et noir; puis, une seconde huile montre sa mère de face, toujours aussi austère dans l'ovale du tableau (Portrait de Marie Serre, 1695, château de Fontaine-Henry) Cette toile va servir de modèle au sculpteur Antoine Coysevox pour son beau marbre (1706, Musée du Louvre), sollicité par Hyacinthe.

Alors, Rigau intime..? Assez peu, en réalité, mais des documents inédits (en effet, il n'existe pas encore de catalogue raisonné de l'oeuvre rigaudienne !)  ont peut-être été dénichés, concernant la jeunesse catalane et les rares retours auprès des siens... Par exemple, on attend de voir le portrait du frère et les croquis pris à Port-Royal des champs lors de sermons jansénistes ou de concerts baroques... 

   En tout cas, nous pouvons admirer au musée des Beaux-Arts de Perpignan, H.R. le bien-nommé, quelques chefs-d'oeuvre "extimes" : le Christ expirant, le portrait du Cardinal de Bouillon, l'autoportrait au cordon noir, le portrait du Cardinal de Fleury, l' Autoportrait au turban, Rigaud peignant M. de Castanier,  le portrait du Duc de Chartres...


(*) H.Rigaud, le peintre des rois, Presses du Languedoc, 2004.

 

*** expo du 23 juin au 30 septembre 2009 - rue de l'Ange -du mardi au dimanche, de 12 h à 19 h- informations : O4.68.86.08.51 ou à la direction de la culture : 04.68.62.38.56.

Écrit par cat le Mercredi 10 juin 2009
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USAP au top : les ARLEQUINS ont unifié la Catalogne

   Dix mille, vingt mille, quarante mille Catalans dans la capitale, au stade de France, eux qui ne quittent guère leur paradis : à quoi bon, si ce n'est pour trouver un travail de fonctionnaire grâce à l'Etat centralisateur, tout en essayant de revenir bien vite au pays. Vivre et travailler ici. Ou parfois, aussi, volem rien foutre al païs, si ce n'est aller à la mer, à la montagne, ou jouer à la balle. Le rugby, oui, à treize ou quinze.

  Mais baste, hier, c'était le 15 à l'honneur, les Dragons catalans, on verra plus tard, c'était le top 14 (normal, entre les deux, le 13 et le 15) et ils se sont déplacés en nombre ! Et en quantité : des tégévés remplis d'escargots et de saucisses, des trains, coraux ou pas, pansus de souches et de sarments...Des tonnes, à faire griller autour du stade français, comme pour l'encercler et l'ensorceler avec le cercle magique des flammes et de la fumée...Classique stratégie des Indiens... L'encerclement, avant la mêlée... Les Catalans étaient donc sortis de leur réserve ! Certains, d'ailleurs, s'étaient maquillés en rouge et or, et d'autres s'étaient déguisés, drapés dans des oriflammes lumineux rouges et jaunes, zébrures historiques venues des blessures de l'ancêtre commun, Gifreu le velu...

   Ils sont venus, ils ont vu, ils ont bu...Ont crié, chanté, vociféré...Les Catalans, ils ont gagné ! Il y avait une revanche à prendre, depuis plus d'un quart de siècle, l'amertume était là, accrochée à un coin du coeur et on a beau être provincial, autonomiste et mépriser le Nord centralisateur, on veut participer au jeu collectif et gagner ! 

   Grâce à l'équipe de l'USAP, c'est un peuple qui est monté tout en haut de l'affiche, au top des super sportifs, à la plus haute place des champions du ballon ovale. Pour l'Histoire du sport. Pour l'honneur, pour ce nationalisme catalan qui méritait d'être revivifié... Pour la Catalogne qu'il fallait exalter...

   L'USAP a réussi à unifier tout un peuple, composé pourtant, désormais, d'individus très divers, Européens venus s'installer dans le Midi, immigrés d'Afrique du Nord, beurs de la troisième ou quatrième génération...Mais tous se sont sentis, samedi soir, à l'unisson : ils formaient comme une nation ! Miracle du sport, là où la politique ou la culture échouent à réconcilier les citoyens ! Miracle du rugby ? Attention, on a vu que l'équipe de France de foot, par exemple, adulée quand elle gagnait avec les Bleus de Zidane, pouvait être aussi conspuée, comme très récemment, quand elle perdait, en dépit des exploits de Ribéri et du talent de Thierry Henry... La gloire est très éphémère, le public est versatile, ingrat, oublieux des bons moments...

   Cependant, pour l'instant, l'USAP est ici un mot de ralliement...On peine à rassembler les foules pour des causes humanitaires..Il n'y a plus guère que le Dalaï-Lama ou Johnny pour remplir Bercy...Pauvre Martine Aubry, il faudra bientôt payer des figurants pour avoir de la claque aux meetings politiques (François Léotard avait déjà eu recours à des mercenaires en son temps...)

   Il faut croire que les peuples de France et de Catalogne n'ont plus de repères. Envolées les grands idéaux, les utopies, les valeurs anciennes. Si des milliers de gens sortent de leur solitude, de leur égoïsme, de leur autisme social grâce au sport...S'ils ne retrouvent la joie d'être ensemble et de chanter, de fraterniser...S'ils ne réinventent la liberté et l'égalité...que grâce à la magie du sport, c'est tout de même que quelque chose ne tourne pas rond, en Gaule, en Catalogne et en Europe : il s'agit de se poser des questions sur l'état de notre société et sur le malaise ambiant...

  Mais le bonheur. Le temps d'une rencontre, d'un aller-retour à Paris. Pour oublier. Pour casser la monotonie du quotidien, la grisaille du travail ou l'absence de travail...Oublier...Que derrière le sport, dans les coulisses, règnent l'argent, le professionnalisme du sport d'élite, l'achat de sportifs, d'entraîneurs, avec primes et pots de vin, et la pub, les médias, les trafics louches, le dopage et les sommes colossales en jeu, encore...Encore, l'argent-roi...Mais, chut, un instant, s'il vous plaît, laissez-nous savourer ce match, cette victoire, cette liesse...

   On verra bien de quoi demain sera fait...

  photos J.P.Bonnel

 

 "le "chemin étroit"  (photo Whitecker)

Écrit par cat le Dimanche 7 juin 2009
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AUTOBIOGRAFICTION "L'Infini de l'enfance" : dialogue & débat avec Jean-Pierre BONNEL - librairie TOR

   Tous mes lecteurs (10571 visites de mon blog au mois de mai) sont invités à venir dialoguer autour de mon AUTOBIOGRAFICTION ( ou autobiographie romancée), le vendredi 5 juin, de 18 à 19 heures 30, à la librairie Torcatis de Perpignan, rue Mailly.

Présentation, dédicace, apéritif, entrée libre...Il n'est pas interdit de lire le livre avant, afin de me poser des questions...Merci à tous !

 au stand de Cap Béar éditions, avec Marie-Michèle BEAUFILS qui vient de publier, après "Le cahier noir" et "Le Hollandais & les sorcières de Sare", à l'écriture exigeante, un roman pathétique sur les douleurs familiales : "Requiem pour un frère". (photo J.F.Leroy)

Écrit par cat le Mardi 2 juin 2009
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La frontière, La JONQUERA et la maison close de l'Europe

     Toutes sortes de maisons existent : celle, chinoise, de papier, la maison du peuple écrite par Louis Guilloux, les maisons de la culture inventées par André Malraux...Et les maisons closes... Parlons-en.

 

    Ici, en Catalogne, à la Jonquera, juste après la frontière, se bâtit depuis des années une immense maison close. En raison d'une demande énorme, due à l'incroyable concentration de routiers sur les parkings de ce modeste hameau, mais stratégique en raison de la proximité de la frontière et de la présence des douanes, une incroyable usine du sexe s'est développée. 

Il y eut toujours des bordels, à Figueres ou à Gérone, mais à présent, ce sont des hôtels, des immeubles pour chambres d'hôtes d'un style particuliers, des clubs privés, qui ont poussé le long de la route. Des jeunes gens, de Toulouse ou de Montpellier, viennent ici, à trois ou quatre dans une voiture et partagent les frais du voyage: c'est moins cher (75 euros la passe) que de se procurer une dame sur place et puis, c'est l'exotisme, la fête, une initiation qui vous procure la sensation d'être vraiment un adulte. Les adultes, eux, les hommes mariés, les bourgeois de Perpignan y viennent aussi, le samedi soir ou le dimanche, dans des boîtes plus huppées, la Isla, le Moon night, le Baby doll, prétextant un voyage d'affaire; puis, le lundi matin, se précipitent, angoissés, à l'hôpital pour un test :"Je ne me suis pas protégé; et si j'avais contracté le sida..?"

  Ici, à La Jonquera, le décor a changé. Un hôtel, le Madam's, destiné autrefois aux mariages et aux banquets, est devenu...un lupanar; et la chapelle juste à côté, qui célèbre Notre-Dame de la Mercé, est désafectée : le commerce de la chair ne respecte vraiment plus rien...

    Le routier faisait naguère entrer la prostituée dans la cabine close de son camion. La péripatéticienne opérait depuis des années le long de la nationale, sous les ponts ou dans les chemins de traverse : à l'air libre. Désormais, le commerce sexuel est enfermé, mis en garde à vue dans les hôtels spécialisés, clos dans les maisons closes. Pour moraliser la chose, pour que la vénalité des corps ne soit plus visible depuis la voiture du touriste non initié, qui voyage par là, donc  pour mieux contrôler ces échanges particuliers..? Non, pour brider la liberté des dames qui seraient tenter d'opérer pour leur compte, en pleine nature : elles seront désormais frappées d'une lourde amende. Mais dans la nuit close des chambres aveugles, l'exploitation de pauvres filles de pays africains ou européens, de l'Est surtout, pourra se développer de façon secrète et les proxénètes bénéficieront d'une sécurité accru : ils paieront des impôts comme les autres commerçants, mais leur petite entreprise a pignon sur route...Légalisés les bordels par la Generalitat de Catalogne, éliminés -en théorie- les clandestins, mais les mafias et les réseaux troubles s'activent derrière les façades normalisés de ces établissements proprets, munis de douches et de draps propres...

   A la frontière, les nationalités cohabitent, les routiers polonais ou portugais, les filles slovènes ou rwandaises, mais leur dialogue se limite à une transaction sexuelle et vénale. La frontière européenne est libre mais les maisons qui la longent sont closes. La frontière a laissé place à d'autres frontières ! L'Europe du sexe se fait décidément plus vite que l'Europe sociale... L'Europe n'a-t-elle d'autre ambition que d'être une vaste maison close..? 

Écrit par cat le Lundi 1 juin 2009
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Musique en Catalogne romane

Vous pouvez déjà réserver vos places pour le somptueux festival de musique en "Catalogne romane", du 4 au 26 septembre 2009 : concerts de luth, théorbe, harpe, percussions, hautbois, clavecin, avec des voix de Corse, de Géorgie, du plain-chant et des polyphonies : églises d'Argelès, cathédrale d'Elne, Ermitage de Saint-Ferréol, chapelle de Passa...Venez écouter Charles Limouse, Claire Antonini, Kenneth Weiss...Un programme de haut vol, des talents fous, un festival hors des musiques formatées et des rassemblements de bruits et de fureurs...

Contacts : permanence au cloître d'ELNE ( 04.68.22.70.90)  -  www.musiquecatalogneromane.fr

(prix: de 20 à 25 euros)

Écrit par cat le Vendredi 29 mai 2009
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Pollestres, Saint-André en livres (Pyrénées-Orientales)

Rendez-vous avec la fête, le jazz et les livres à Pollestres, au stand des éditions Cap Béar (salle polyvalente, du vendredi 29 mai à lundi 1er juin) et à Saint-André, devant la mairie, samedi 30 et dimanche après-midi...

 et, cet été, journées romanes à Saint-Michel de CUXA  (près de Prades), à suivre...

Écrit par cat le Jeudi 28 mai 2009
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La Catalogne dans Géo Magazine - Itinéraires hors des sentiers battus

La belle revue GEO vient de publier un gros numéro hors-série consacré à la Catalogne (6,50 euros) : photos splendides et dossier éclectique. 

Je dois surtout remercier ce magazine qui consacre un compte-rendu élogieux de mon guide culturel de la Catalogne, publié depuis deux mois à peine par la maison d'édition de référence du Languedoc-Roussillon: Les Presses du Languedoc (de Montpellier) devenues les NPL (siège à Sète) : 250 pages sur papier glacé avec photos en couleurs, en vente partout...(si je fais pas ma pub...)

Ces "30 itinéraires culturels en Cat" sont qualifiés de "livre hors des sentiers battus"! A lire et à pratiquer dans les balades décrites au fil des pages...

Écrit par cat le Lundi 25 mai 2009
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CATALANS DAYS in NEW YORK - La CATALOGNE aux USA

 

Catalans Days, un tremplin exceptionnel  -  La littérature, la musique –classique, moderne et jazz–, la danse, le théâtre, le cinéma et la gastronomie provenant de la Catalogne et des Iles Baléares ont été au centre des Catalan Days de New York pendant près d’un mois. Le succès public –notamment au Baryschnikov Arts Center, le Lincoln Center, la NYU, le Jazz Standard, le Carnegie Hall ainsi que dans d’autres établissements du World Voices du Pen Club– a été doublé du succès critique –comme par exemple au New York Times et au Financial Times. L’expérience a porté ses fruits, invite à l’enthousiasme et s’est avérée un tremplin exceptionnel pour notre créativité et notre réalité culturelle. En outre, cet événement nous a ouvert des portes aussi bien à New York que dans d’autres villes nord-américaines. L’effort a été immense, le succès l’a été bien plus encore.

Josep Bargalló, directeur de l’Institut Ramon Llull

 

Écrit par cat le Lundi 25 mai 2009
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Traité des Pyrénées : colloque international

Cher(e)s amis/es,

 

Cette année a lieu le 350ème anniversaire de la signature du Traité des Pyrénées, qui modifia l’espace catalan comme celui d’autres espaces européens et influença directement le comportement des diplomaties et des États en Europe. Cela jusqu’à nos jours.

 

Pour cette raison le Musée d’Histoire de la Catalogne et 8 autres institutions (les principales universités catalanes, l’Université de Paris IV-Sorbonne, l’Université de Toulouse- Le Mirail, plusieurs centres de recherche et des groupes professionnels de la culture) ont décidé d’organiser un événement visant à ouvrir un large débat sur le sens des frontières à l’heure de l’Union Européenne, fondé sur une réflexion historique, politique et sociale, pour appréhender son utilité et ses multiples réalités. Le colloque s’adresse tant à un public spécialiste qu’à un non-spécialiste, afin de dégager des conclusions qui puissent être utilisées par les chercheurs, mais aussi par les administrations responsables dans une Europe freinée dans son développement et collaboration réciproque.

C’est pour cela que nous vous invitons à y assister et participer aux débats du:

 

COLLOQUE INTERNATIONAL

DU TRAITÉ DES PYRÉNEES [1659] À L’EUROPE DU XXIè SIÈCLE :

UN MODÈLE EN CONSTRUCTION ?

Barcelone-Perpignan, 17-20 juin 2009

 

Vous trouverez toute information relative à l’événement (affiche, programme et inscription) dans le lien suivant:

http://tractatpirineus.blogspot.com/2009/04/cartell-i-programa-tp09-affiche-et.html

 

Le colloque rassemblera les principaux spécialistes des théories relatives aux frontières, de la diplomatie internationale, des relations entre la France et l’Espagne, et ceux qui depuis des années travaillent autour du sujet de manière plus générale. Ainsi, le colloque sera ouvert par le Professeur Lucien Bély, qui évoquera la situation diplomatique européenne entre les paix de Westphalie et Utrecht, en passant par la Paix des Pyrénées. Le reste de ce colloque s’articule en quatre sessions, les deux premières à Barcelone (Musée d’Histoire de la Catalogne) et les deux suivantes à Perpignan (Couvent des Minimes). Symboliquement, il aura lieu dans deux espaces notables au XVIIe siècle, et appartenant à deux États différents de nos jours.

D’emblée, la rencontre portera d’emblée sur un débat centré sur la mémoire du Traité des Pyrénées en Europe et sur l’instrumentalisation des frontières depuis le XIXe. Puis interviendront des chercheurs de renommé internationale comme le Professeur américain Peter Sahlins ou le directeur de recherche au CNRS Daniel Nordman. La question des conséquences encore effectives du Traité et sa position centrale dans l’évolution des relations et des intérêts politiques sur les territoires ibériques sera également traitée.

L’influence des guerres dans la construction de la paix sera analysée depuis des points de vues différents : histoire, politique, littérature ou diplomatie. Une fois à Perpignan, la troisième session portera sur la période de convulsion et éclosion vécue par la Catalogne en Europe, depuis les révoltes jusqu’aux mouvements les plus idéologiques. Enfin, le droit, la poésie, l’art et la religiosité apporteront un nouveau souffle à nos regards à partir de l’observation de la vie quotidienne dans le nouvel espace créé, entre Perpignan et Barcelone, en conservant toujours un recul nécessaire sur l’importance européenne. Le colloque se terminera avec l’intervention d’Eva Serra, qui analysera l’historiographie et l’histoire des histoires du territoire qui sera le plus touché en Méditerranée par le traité des Pyrénées.

1659 est également l’année de la naissance d’un des peintres perpignanais les plus illustres, Hyacinthe Rigaud. Pour cette raison, la Mairie de Perpignan a prévu d’inaugurer l’exposition “RIGAU(D) INTIM(E)” à l’issue du colloque (samedi 20 juin). Cette exposition est organisée sous le commissariat d’Ariane James-Sarazin et présentera les œuvres les plus représentatives du peintre.

 

Les organisateurs du colloque espèrent susciter un débat ouvert qui ne peut qu’interpeler le monde universitaire, le politique comme la “société civile”. Quel sera le modèle des frontières de l’Europe au XXIe siècle ? Qui doivent être ses acteurs et quelle est l’origine de l’état actuel des choses ?

 

Cordialement,

 

Oscar Jané

Coordinateur

Colloque Traité des Pyrénées

Info: http://tractatpirineus.blogspot.com

E-mail: congrestractatpirineus.mhc@gencat.cat

Tel. +34.934037820 / +34.669346071

Écrit par cat le Dimanche 24 mai 2009
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Robert CAPA à Perpignan et Argelès sur mer : photos inédites des camps de réfugiés

On vient de retrouver les valises que le célèbre photographe Robert Capa avait perdues quand il dut quitter Paris en 1939 pour se réfugier aux Etats-Unis. Ces boîtes renferment aussi des négatifs de sa maîtresse Gerda Taro (cf. le livre récent de François Maspéro) et du reporter David Seymour. Ces témoignages pathétiques contiennent en particulier des clichés des exilés républicains de la Retirada, 150 000 réfugiés et entassés, comme m'écrit si bien Jo FALIEU, dans "L'université du sable"... Capa était hébergé à Perpignan et venait réaliser son reportage à Argelès de la Marenda. Ces icônes inédites valent mieux, pour leur force émotionnelle, que la polémique construite autour du milicien photographié en train de sauter dans la mort...

   En parallèle, on pense à la valise noire de Walter Benjamin. Après son suicide à Port-Bou, ses objets et documents ont été transférés au palais de justice de Figueres; l'inondation des caves du bâtiment aurait détruit à jamais les effets personnels du philosophe allemand. Quant au "manuscrit" auquel il attachait une grande importance, il s'agissait sans doute d'une copie de ses "Thèses sur l'Histoire": Benjamin redoutait que les exemplaires adressés à Adorno et à Hannah Arendt ne se perdissent, ce qui ne fut pas le cas...

En ce qui concerne l'actualité de Port-Bou, à noter un grand rassemblement au col de la Fareille et un concert le 23 mai...

Écrit par cat le Mercredi 20 mai 2009
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Castell de PERALADA - festival musique, théâtre, danse - été 2009

   Balbino Medelin et CALI, par Loïc Robinot - ils ne sont pas au programme du festival de Perelada, en Catalogne : la barre y est plus haute...

   Le Festival de Perelada ( château situé au nord de Figueres, route de LLANSA, sortie 3 par autoroute deouis Perpignan ) commence le 18 juillet:  contact: (00)34 972 53 82 92 - www.festivalperaladfa.com   -  Tous les spectacles ont lieu à 22 heures à l'auditorium.

*Le 18: concert inaugural avec John Malkovich (lyrique) -  le 19, concert pour Cobla - le lundi 27: chants de Joan Manuel Serrat -  jeudi 30 : Corella ballet Castilla  -  le 31 : famenco de Cigala  -   samedi 1er août : jazz fusion et latino (Chucho VALDES)  -  mardi 4 : le Boléro de Ravel (version du chorégraphe Ramon Oller)  -  mercredi 5 : american ballet theatre    -   jeudi 6 : orchestre de CADAQUES  -  vendredi è : la soprano Ainhoa ARTETA   -  dimanche 9 : NOAH (pop)  - lundi 10 : pièce dethéâtre de Garcia LORCA : La casa de B. Alba en version opéra  - mercredi 12 : flamenco  - jeudi 13 : Fedra (Phèdre de Racine), opéra flamenca.

 

 

 

Écrit par cat le Mardi 19 mai 2009
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