Camp de Rivesaltes, Collioure, exposition de Gerhard SCHOLZ, prisonnier de guerre

 

Le Dépôt 162 du camp Joffre à Rivesaltes – l’internement des  prisonniers de guerre de l’Axe

   Au début de la Seconde Guerre mondiale se trouvaient sur le sol français quelque 200 camps où l’État internait des "étrangers ennemis indésirables ou suspects pour la sécurité nationale ou l’ordre public ».

Il s’agissait en réalité et en priorité de réfugiés de la Guerre Civile en Espagne, de Tziganes discriminés sous le nom de « nomades espions», et de Juifs qui avaient échappé à la persécution nazie et qui furent, pour une grande partie, déportés ensuite vers les camps d’extermination.

L’un des plus importants de ces lieux d’internement se trouve près de Perpignan: le camp militaire Joffre de Rivesaltes. Il accueillit après la Libération du département (19 -  8 - 1944) d’abord des collaborateurs,  puis, sous la responsabilité des Forces Françaises de l’Intérieur (F.F.I.), des prisonniers de guerre. En octobre 1945 eut lieu l’ouverture officielle du Dépôt des Prisonniers de Guerre de l’Axe N° 162 au camp Joffre de Rivesaltes avec 500 prisonniers allemands et 303 Italiens sous  autorité militaire et répartis sur plusieurs îlots du camp.

Onze mois plus tard, le nombre des captifs  augmentait à presque 11000 hommes. En même temps la mortalité atteignait un niveau jusqu’alors inconnu : au seul mois de septembre 1945, par exemple, 160 hommes décédèrent au camp Joffre, chaque jour une dizaine ou plus, dont les identités sont conservées dans le registre d’état civil de la commune de Rivesaltes, avec les causes de leur décès.

Pour la plus grande partie d’entre eux le médecin avait noté  « dysenterie cachexie », puis quelques cas de « morts par balles » ou d’« accidents de déminage » sont aussi rapportés.

La réalité était certainement plus complexe. Il y avait la faim, le manque d’hygiène, l’épuisement, l’incertitude face à leur destin, un état de dépression ou de culpabilité après l’effondrement du Reich ne sachant ce qu’étaient devenues leurs familles sous les bombardements alliés pendant les derniers mois de la guerre. Beaucoup d’entre eux, surtout des jeunes,  souffraient de l’inactivité forcée, car il n’y avait pas encore la possibilité de travailler à l’extérieur des barbelés.

En automne 1945 (jusqu’à l’été 1946), un kommando d’environ 1000 prisonniers allemands fut installé derrière les murs du Château Royal à Collioure dont le commandant était un civil, M. André Albitre. Ils devaient déminer les plages et les collines dans les environs et exécuter d’autres travaux d’aménagement dans le village même.

Un changement au poste du commandant au camp principal de Rivesaltes, début 1946, mais aussi le basculement de l’opinion publique envers le traitement des prisonniers de guerre en France, entraîna peu à peu l’amélioration des conditions de vie et la baisse de mortalité au Dépôt 162.

La grande majorité des hommes partait dans des kommandos de travail, soit dans l’agriculture, soit dans les mines. À l’intérieur du camp se développait une certaine vie culturelle : on créa un groupe de théâtre, des équipes de sport, un orchestre, des ateliers d’artisanat; on organisait des expositions d’art, des conférences, des cours de langue. La vie se normalisait... À partir du printemps 1946, les « correspondances P.G. » devinrent possibles - censurées, bien sûr - avec les familles dans les différentes zones de l’Allemagne occupée. Le 1er mai 1948, le Dépôt 162 du camp Joffre fut vidé et fermé officiellement.    

 Vernissage le vendredi 12 février 2010, à partir de 18h30, à Collioure (ancienne mairie)

 

Exposition des peintures de l’ancien prisonnier de guerre  - GERHARD SCHOLZ   à Collioure    

* Notices biographiques: Gerhard Scholz, né le 30.12.1921 à Breslau (ancienne province de l’Allemagne), vient d’une famille très pauvre. Fils d’un ouvrier qui était  membre du parti socialdémocrate.allemand, il apprend le métier d’un peintre de panneaux publicitaires, montrant très jeune déjà des dons pour le dessin.

Après une formation comme opérateur radio à Metz, il est appelé en 1941, à l’âge de 20 ans, et doit partir pour le front russe. Blessé à la retraite de la Wehrmacht, il est soigné en Allemagne, retourne en France pour un  stage et est fait prisonnier de guerre en novembre 1944, près de Chartres, par les Américains.

   Durant l'été 1945, Gerhard Scholz est transmis à l’armée française avec des milliers d’autres soldats de l’ex-Wehrmacht. Interné dans le Dépôt 162 au camp Joffre de Rivesaltes, il est réquisitionné dans un Kommando au Château Royal de Collioure pour déminer les côtes et remettre en état les dégradations commises pendant l’Occupation.

Sa réputation de peintre se répand. On lui trouve ou il achète du papier et des pinceaux, rares et chers à cette époque d’après-guerre. (C’est pouquoi un certain nombre de peintures porte d’autres dessins au verso) Il a la chance d’être rappelé au camp principal pour aider à préparer une exposition de peintures derrière les barbelés de Rivesaltes. 

C’est comme ça qu’il crée, fasciné par la lumière et les couleurs des paysages du Roussillon après les années sombres de la guerre, une quarantaine d’aquarelles qui forment un contraste fort avec les circonstances de la vie en captivité. Il les a préservées jusqu’à aujourd’hui sans les montrer à personne, exceptés sa femme et quelques-uns de ses anciens camarades.  

Après la guerre, cette période de sa vie, la captivité, qu’il a vécue entre 1945 et 1948 à Collioure, Gruissan et  Rivesaltes et où son talent d’artiste s’est développé, l’aidera à faire ses études d’art et devenir plus tard professeur de dessin à l’Ecole des Beaux-Arts à Brême. C’est dans cette ville dans le nord de l’Allemagne qu’il vit toujours, à la retraite maintenant et âgé de 88 ans, avec son épouse Hertha, sa fille et son petit-fils de10 ans.

*** Dans le cadre de l’association « Trajectoires », Barbara Brix et Madeleine Claus recueillent, depuis plus d’un an, des témoignages d’anciens prisonniers de guerre allemands (ou de leur famille) qui sont passés dans le camp de Rivesaltes.                                                                               

   Lors de ces interviews elles ont été dirigées vers Gerhard Scholz, qui a peint pendant sa captivité à Rivesaltes et Collioure, une quarantaine d’aquarelles. Au domicile du peintre, à Brême, Barbara Brix et la photographe Nicole Bergé ont pu constater la richesse de ces peintures, tant sur le plan documentaire que mémoriel et artistique. C’est ainsi qu’avec l’aide de la municipalité de Collioure ce projet d'exposition a pu prendre forme. De plus, les archives départementales, conscientes de l’intérêt de ces peintures, les ont acquises fin 2009.

L’association « Trajectoires », Barbara Brix et Madeleine Claus sont donc particulièrement fières et heureuses de vous annoncer le vernissage de cette exposition qui aura lieu en présence du peintre (88 ans).

Nous avons souhaité la tenue d’une conférence et d’une table ronde afin de replacer cet événement dans son contexte historique, et poser la question complexe de la mémoire de la captivité des vaincus. Avec Christian Xanxo (historien), Michel Lloubes (journaliste), Geneviève Erramuzpé (directrice de la maison d'Izieu), Lore Kleiber (politologue et pédagogue auprès de la Maison de la conférence de Wannsee, Berlin).

Écrit par cat le Mardi 9 février 2010
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Monique IVORA, au Mas Carbasse, à Saint-Estève

 Pasted Graphic.tiff   L'artiste vous invite au vernissage de l'exposition du vendredi 22 janvier, au mas Carbasse, à Saint-Estève. L'exposition "Couleurs et matières" sera ouverte de 15 h à 18h, tous les jours, du 23 au 31 janvier 2010. Entrée libre.

www.mimartist.org    

Écrit par cat le Jeudi 14 janvier 2010
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Anaïs Bonnel, conférence à Paris-Sorbonne (en direct, mercredi 13/1) Succès et public dans le couloi

   Anaïs Bonnel, conférencière (après la mediathèque de Perpignan, Paris Sorbonne IV)

      L'ami Jacques Gautrand (cf. son site Consulendo) m'appelle pour me signaler qu'il n'a pu pénétrer dans la salle où ma fille Anaïs donnait sa conférence sur le peintre Creixams, à l'institut R.Lull. Trop de monde, les portes ont été fermées et le public refoulé... Trop de monde ou salle trop petite..? En tout cas, c'est assez rare, à cet espace de Paris-Sorbonne. Il faudra refaire la conférence, sans doute en un autre lieu... En outre, des pourparlers sont en cours pour une conférence au Luxembourg et à Amsterdam (Instituts français...) A suivre...

Écrit par cat le Mercredi 13 janvier 2010
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Anaïs Bonnel, conférence sur Creixams, à Paris-Sorbonne

AGENDA CULTUREL

CENTRE D’ÉTUDES CATALANES

 

Janvier Février Mars 2010

 

Université Paris-Sorbonne (Paris IV)

Centre d’Études Catalanes

9, rue Sainte Croix de la Bretonnerie – 75004 Paris

Tél : 01 42 77 65 69 – Fax : 01 42 74 12 70

e-mail : Centre.Etudes-Catalanes@Paris-sorbonne.fr

 

*Du 10 décembre au 14 janvier

Exposition des artistes andorranes Mònica Armengol, Àurea

Bellera i Meritxell Papio

 

*Mercredi 13 janvier à 18h30

Conférence d’Anaïs Bonnel

(Historienne de l’Art)

Pere Creixams (1893-1965), le Catalan de Montmartre

  

 

*Mardi 19 janvier à 18h30

vernissage de l’exposition de l’artiste Antoni Ros Blasco

Commissaires : Eliseu Trenc et Jean-Pascal Léger

Exposition du 19 janvier au 18 février

Avec la participation de l’APCCP

Entrée sur invitation - Cocktail

Écrit par cat le Mardi 5 janvier 2010
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Art Nouveau à Orsay : Gaudi à Paris

  Le musée d'Orsay présente une exposition au titre marqué par la mode au langage angliciste "art nouveau revival" : ça fait "in", ça fait bien, c'est super et ça peut attirer les foules touristiques formatées par l'engliche! Soit !

   Mais le fond est plus sérieux : l'ancienne gare parisienne a convoqué deux trains modernistes.  Le Talgo venu de Barcelone emportant dans ses compartiments l'air catalan, l'esprit de Dali, l'état d'esprit d'une époque : le Passeig de Gracia et Antoni Gaudi  constituent l'incipit de l'itinéraire esthétique; l'avant-gardiste Dali, émulationné par les avant-gardes surréalistes,  célèbre l'Art Nouveau, dans la revue Minotaure, en 1933 : en cette époque lourde d'orages, le Divin moustachu  trouve le "modern'style" aussi comestible que la moustache de Hitler... Puis la loco parisienne convoque Guimard, ses entrées de métro rappelant les sorties du sous-sol catalan par l'auteur de La Sagrada Familia; les géniaux photographes immortalisent le nouvel art baroque, étrange, de mauvais goût, provocateur pour les bourgeois, les conservateurs et les critiques de l'art sclérosé. Brassaï. Man Ray.

   Le nouveau monde, un peu à la traîne, rendra hommage à l'art nouveau,  au MOMA, en 1936, au temps où, en France,  le prolétariat a d'autres préoccupations... Ensuite, au MOMA, encore, en 1959. L'expo poursuit la balade à travers la première partie du XX° siècle, en montrant le design de 1940, sombre millésime pour l'honneur de la France et l'identité nationale nécrosée par les Pétain et les Laval, les Céline et les Brasillach, les Drieu La Rochelle et autres écrivains nazillons. 

   Etait bien irresponsable le mouvement art nouveau; fut pour cela, sans doute, mis à l'écart et oublié pendant un demi-siècle. On reconnaît désormais son énergie, son inspiration polymorphe, ses oeuvres multiples dans les domaines de la peinture, des arts graphiques, du mobilier, de l'architecture... Cet art est vivant, éphémère comme la vie, plein de gestes, de volutes et de mouvements, telle l'existence de l'homme qui se démène, puis est obligé de lâcher tout, le corps, l'esprit et ses rêves...


*jusqu'au 4 février 2010 - www.musee-orsay.fr   -   catalogue : Art Nouveau Revival, de 1900 à 1974, 49 euros. visites, conférences, festival de ciné en liaison avec l'expo, du 8 au 17/1/20010.

  objet "art nouveau", selon Gaudi.

Écrit par cat le Vendredi 25 décembre 2009
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Germain Bonel, artiste peintre roussillonnais

   Je remercie Viviane Azzopardi pour m'avoir adressé ce témoignage émouvant sur G. Bonnel.

   Moi j'ai d'excellents souvenirs de Monsieur mon prof Germain BONEL.

Je me rappelle que c'était un homme affable, très très patient avec les élèves, d'une justesse de vue incroyable, il prenait  volontiers le pinceau des élèves pour leur montrer comment corriger telle ou telle erreur. Il avait les couleurs "dans la peau" si j'ose dire et toujours d'un goût sûr. Il avait "la touche large et dense" comme sa personnalité extrêmement généreuse. Maintenant, avec le recul du temps, je me demande comment cet homme aurait pu dire de mauvaises choses sur un étudiant lors des conseils de profs..ce me semble impossible, .et je me rappelle fort bien qu'il avait toujours le souci de partir à temps -je ne sais plus où il partait, je crois que c'était vers Narbonne - Dans son enseignement, je crois qu'en fait,  non seulement il "se mettait à la place de l'étudiant" lorsqu'il expliquait les choses, mais on aurait plutôt dit qu'il "peignait" lui- même, tellement son enseignement était réaliste.

C'est maintenant, alors que vous demandez si j'ai quelques souvenirs de ce cher Monsieur BONEL, que je me rends compte de tout cela,  et surtout qu'ils sont restés  tout frais dans ma mémoire. C'était au début  des années 80. J'en suis sortie il y a 24 ans et vous voyez,  je m'en souviens très bien. Alors!!!

  Voilà Monsieur BONNEL, j'ai sorti des casiers de ma mémoire, quelques souvenirs  véridiques  concernant Germain BONEL, ce grand ARTISTE peintre, que l'Académie des Beaux-Arts de Perpignan a eu l'honneur  d'avoir parmi le corps professoral.

   Quant à moi, j'ai encore -et accroché en bonne place- mon autoportrait qu'il nous avait demandé de faire en trois  heures, comme devoir de cours, avec utilisation de la matière de notre choix. Moi, j'avais choisi l'acrylique.

    Je me permettrais d'affirmer  qu'il "était fait de bonne pâte" ce Monsieur BONEL…

Viviane azzopardi  <viviazzo@gmail.com>

Écrit par cat le Dimanche 20 décembre 2009
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Jean-Louis PORTET, peinture et piano

L'ART S'INVITE AU PARK HOTEL    

                               J.L.Portet

  
Depuis plus d'un an, le PARK HOTEL et le RESTAURANT LE CHAP'  sont les partenaires d'artistes de la région dont vous avez pu admirer les oeuvres.
  
> Tout au long du mois nous vous proposons de découvrir les sculptures de Marie Héléne Coll-Delhoste
 Cette semaine,  en patenariat avec l'association "Studio Lezarts", nous vous proposons de découvrir ou de redécouvrir l'oeuvre de
>  Jean-Louis PORTET, 
 artisite complet qui vous invite à une séance de dédicace de son dernier album.
>
"LE SON DE PIANO"
> Par la même occasion vous pourrez admirer ses tableaux dont vous aurez un aperçu en pièce jointe.
>  
>  
> Un artiste à découvrir
>  

> Vendredi 11 décembre à 18h30
> Samedi 12 décembre à 17h30

>  
>  
> Restaurant LE CHAP'
> Nouvelle carte à découvrir et toujours le déjeuner Affaires à 33 euros Boissons incluses
>
--
> Géraldine KLEIN
>  PARK HOTEL
> RESTAURANT LE CHAP'
> 18 boulevard jean Bourrat
> 66000 PERPIGNAN
> Tél: 04 68 35 14 14
> Fax: 04 68 35 48 18
>
contact@parkhotel-fr.com
>
klein.parkhotel@gmail.com
>
www.parkhotel-fr.com

Écrit par cat le Vendredi 11 décembre 2009
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Véronique JOGUET, Monique IVORRA, Jacques CHELLE, vernissages en Roussillon

   Au 18 rue de l'Ange, au fond de l'impasse, dans ce dédale d'appartements à architecture catalane, cayrou, voûtes, arcs de pierres de taille, murs de briques, se niche la galerie de Véronique Jouguet.  Ses peintures lumineuses, ses pâtes profondes, ses paysages du sud, ses portraits insolites, invitent à la chaude peinture pour temps d'hiver : le vernissage de son nouvel atelier aura lieu le mercredi 9 décembre 2009, à 18 h. (04.68.35.35.13 - 06.72.16.76.76)

    Autre peinture, de lumière, en surfaces colorées abstraites, où se fiancent toutes les beautés insoupçonnées du monde, celle de Monique Ivorra : Expression du 26. novembre 2009 de www.mimartist.org  -  http://www.mimartist.org/

"Je voulais vous faire part cette fois de ma participation à l'Exposition de Canet (Expo collective, comme au Palais des Congrés ) qui héberge une de mes compositions abstraites, cette fois dans d'autres teintes .

Voici l'adresse de mon site :   www.mimartist.org -  prochaine participation sera le Siappe en Février."

* Même lieu (Hospices de Canet-village, avenue de Perpignan, le 5 décembre, jusqu'au 3.1.2010), la participation de Jack CHELLE à cette exposition collective "La magie de Noël" : une nouvelle facette de cet artiste délicat et inspiré qui travaille dans son atelier au pied du Canigou, à Vernet-les-Bains. Vous pourrez le retrouver sur divers marchés de Noël catalans et, en particulier, à celui de Vernet, le 13 décembre...

Écrit par cat le Lundi 30 novembre 2009
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Martine SANAC: la peinture célèbre le rugby

 Martine SANAC, artiste-peintre de Villeneuve de la Raho, prend la balle au bond et dans son collage sang et or, fait fondre les figures sportives jusqu'à l'abstraction. De cette mêlée d'images immobiles naît, paradoxe, le mouvement...

   Il faut espérer que ce n'est pas la vogue du rugby (public accru, publication de nombreux livres, création d'un grand magasin de l'USAP...) qui a motivé la Martine, ni cette pseudo-idéologie qui prétend que les Catalans trouvent leur identité -c'est la mode!- dans le jeu du ballon ovale : Arlequins et Dragons, tous unis autour du ballon et du pognon...Non, la Sanac, c'est plus haut, la peinture au-dessus de la ceinture, de la mêlée, de ces valeurs dérisoires auxquelles on veut nous faire adhérer...Et dire que certains établissements scolaires veulent supprimer l'option du grec (ensuite, ce seront les heures de latin) pour gagner des heures de cours et créer, par cet ignoble stratagème, une section rugby...

   Vernissage le mercredi 2 décembre 2009, à 18h30, 24 bis brd Clémenceau, à Perpignan (04.68.80.94.70.) - du 2 au 20 décembre (06.19.82.05.75.)

 

Écrit par cat le Mercredi 25 novembre 2009
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Roger COSME ESTEVE à BARCELONE

exposition : vernissage jeudi 3 décembre 2009 à 18 heures  -  du 3 décembre au 20 décembre 2009

            ROGER COSME ESTEVE :         "jungles"

adresse:    LOBBY   Ribera, 5   Born  Barcelona

 

Roger cosme Estève  -      esteve.cosme@roger-esteve.com

site:   www.roger-esteve.com -  blogs:  roger-esteve.over-blog.com 

Écrit par cat le Dimanche 22 novembre 2009
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La Méditerranée de COCTEAU à Marseille

   La Fondation Regards de Provence - Reflets de Méditerranée -à l'occasion du 120ème anniversaire de la naissance de Jean Cocteau (1889-1963), rend hommage à un créateur de toutes les avant-gardes et donne à voir la diversité d'une vie artistique passionnante où la Méditerranée est une obsédante et généreuse source d'inspiration. L'exposition « Jean Cocteau et la Méditerranée » présente près de 150 dessins, peintures, tapisseries, céramiques et bijoux de Cocteau et des dessins, peintures et photographies sur l'artiste, dans les salons du Palais des Arts à Marseille.

   Essentiellement connu comme poète, romancier, dramaturge et cinéaste, Jean Cocteau n'a cessé de dessiner toute sa vie. Il écrivait : « Mes dessins sont de l'écriture dénouée et renouée autrement », elle lui permet d'entrer en poésie et de défricher d'autres domaines de la création. Cet événement met en évidence l'importance de la Méditerranée dans sa vie et sa présence dans toutes ses recherches, dans tous ses moyens d'expression. La Côte d'Azur, l'Espagne, l'Italie et la Grèce ont été des terres d'inspiration pour cet artiste protéiforme : en effet, il pratiqua les techniques plastiques les plus diverses, abordant la peinture, les différentes formes de l'estampe, la tapisserie, et à la fin de sa vie, la fresque et la céramique où son univers poétique s'exprime librement. La Côte d'Azur fut un territoire d'accueil et d'inspiration, depuis ses premiers textes à l'Hôtel Welcome de Villefranche-sur-Mer jusqu'aux années où il vécut à Santo-Sospiro avec Francine Weisweiller. De cette dernière époque datent les nombreuses fresques chez son hôtesse et des décorations murales dans des lieux religieux ou profanes.

   Cette période est aussi celle où il se consacra avec passion et un enthousiasme extraordinaire à la céramique chez les époux Madeline. Les thèmes récurrents de la mythologie grecque habitent son univers littéraire et plastique. Ses références à l'Italie sont nombreuses depuis son premier séjour à Venise avec sa mère. L'Espagne va le passionner tout autant par sa culture tauromachique que pour l'amitié qu'il partagea toute une vie avec Picasso.

   Cocteau écrivait : « La Méditerranée ne se contente pas d'être un spectacle. Il est probable que son sel et que son iode contiennent autre chose de fort mystérieux, puisque toutes les côtes qu'elle baigne forment une sorte de patrie et que les peuples qui habitent cette patrie composent une famille qui, même lorsque les apparences et le mur des langues le démentent, groupent une sorte de race, et je le répète, de famille. »

* Exposition « Jean Cocteau et la Méditerranée », du 1er octobre 2009 au 24 janvier 2010 au Palais des Arts - Place Carli - Cours Julien, Marseille (ouvert tous les jours de 10h à 18h.  (Tarif normal : 4,50 euros - Tarifs réduits : 3,50 euros - 2,30 euros - 1,50 euros - Visite commentée de l'exposition, hors groupes, les mardi, jeudi, samedi et dimanche à 15h - Visite commentée sur rendez-vous, les lundi, mercredi et vendredi, 2 euros / personne - Plus d'informations : www.regards-de-provence.org

Écrit par cat le Mardi 17 novembre 2009
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L'oeuvre de musée

 

L'oeuvre dans le musée

L'oeuvre est là, seule, abandonnée, plantée au milieu d'une salle, statue de l'antiquité ou, accrochée au mur, la toile de la Renaissance. L'objet est là, mais son auteur est invisible. Pour connaître sa vie, il faudra avoir recours à un livre; pour connaître sa chair, il faut imaginer...

Mais l'objet est là, en bois et en plomb, en marbre ou en stuc, en bronze ou en pierre, en huile ou en aquatinte... Et se pose un peu là..! En effet, il arrête le passant, il intrigue un enfant, il met en transe l'estivant, il installe son orgueil d'oeuvre d'art; il dispose du temps des foules en mal de culture, de références et de repères. 

    La statue est là, éternelle, immobile, sortie du contexte dans lequel elle a été  fabriquée, du lieu qui lui était destiné, du climat d'amour qui l'a engendrée. C'est plus facile d'accumuler  et de faire venir les promeneurs en un même lieu de conservation, d'exhibition, de réflexion, de suggestion : le musée. Espace de protection, en tout cas, même si cet argument sert de prétexte pour ne pas rétrocéder les oeuvres volées au cours de l'histoire des guerres : la frise du Parthénon, au Brititsh Museum...

Oui, l'objet est là, au coeur du musée, qui a trouvé comme une éternité...

 

 oeuvre intérieure, comme la fresque de Dali, elle espire dans le plein air (le baiser, de Rodin)  photos JPB


 

Écrit par cat le Lundi 9 novembre 2009
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Peintures, expositions en Roussillon, Dali à Figueres, novembre 2009

 Michel NOURRY, Le Boulou.

 Renée BOUIGUE, Villa Duflot à Perpignan / Terre et eau, de C.Galthié, au théâtre de la Complicité /

 TRABYS : Traces au Palais des Rois de Majorque...Peintures de la Renaissance rénovées à Notre-Dame des Anges... Espace DALI, photos, au couvent des Minimes (entrée libre et gratuite) - Dali au Théâtre-Musée de Figueres: voir l'acquisition récente d'une huile peinte sur carton, recto-verso, intitulée Figure de dos, datée de 1925 ainsi qur Les nymphes et les dames, datée de 1921, acquise auprès d'une collection privée. Le fonds permanent, géré et acquis par la fondation Dali-Gala, dirigée par Antoni PITXOT, s'enrichit sans cesse: trois cents oeuvres depuis 1991, pour un montant de trente millions d'euros. Ces deux nouvelles oeuvres sont visibles à partir du 15 novembre, à Figueres.

Écrit par cat le Vendredi 6 novembre 2009
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Maillol le Méditerranéen à Barcelone, conférences

* "Dialogues" à l'auditorium de la Pedrera de CAIXA CATALUNYA:

1. mercredi 4 novembre, à 19 h: Eric Forcada et Narcis Comadira.

2.lundi 16 novembre, à 19 h: Sergi Aguilar, Xavier Corbero, Sergi Oliva et J.Maria Riera Arago.

3. mercredi 25 novembre à 19 h. : Rafael Argullol et Alex Susanna, directeur de la Culture (Obra Social de Caixa Catalunya)

 Maillol : La Montagne, version en plomb)

 sur les toits de La Pedrera (photos JPB)

Écrit par cat le Mercredi 4 novembre 2009
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Barcelone : son image de marque

   Toujours en direct de Barcelone, carrer de Guardia, entre Raval et Rambla, je regarde la vie de la rue, des murs, les innovations municipales, les slogans catalans (de moins en moins nombreux) et j'essaie de saisir la nouvelle image de marque de la grande cité. Le maire en veut une représentation "clean", scientifique, universitaire, technologique, d'accord, mais quel grand écart entre les extrêmes sociaux...

 "Clean", Barcelone, alors pourquoi ce "salon du porno"..? Reportage sur le salon du Porno a Barcelone (extrait anonyme capté sur la toile): "Pour vous, je suis allée en Espagne , assister au salon du Porno à Barcelone. C'était assez chouette, vous auriez adoré ! Mais j'ai pensé à vous et afin que vous puissiez découvrir ce qu'est le salon du porno, je vous ai pris quelques photos des shows et des boutiques coquines que l'on peut trouver sur place. Je vous ai décortiqué le tout en 3 parties en vous présentant quelques stands qui étaient sur place, certains sont assez surprenants mais très coquins. La première partie sera consacrée au stand, boutique, à l'espace allouée pour cet événement, la seconde partie vous présentera quelques portraits de filles qui étaient sur place et la troisième celle que vous allez aimer sera les show, et pour clore le tout une petite vidéo prise avec mon appareil photo numérique..."

  Ensuite, je suis allé faire un tour du côté de Pédralbes, sur les hauteurs, près des pins, du Tibidabo : tout n'est, là-bas, qu'ordre, luxe et ... propreté. Le monastère, admirable, est ceinturé de villas de milliardaires, d'écoles et d'universités privées, religieuses. C'est un autre monde qui contemple la mer, le port et la géométrie urbaine de la vaste cuvette bétonnée... Les édifices consulaires ont pris du recul et le silence règne dans cet espace résidentiel, long comme un ennui sans fin...

  Il faut revenir, avec plaisir, vers Diagonal et Passeig de GRACIA: une sculpture de plomb a été installée devant la Pedrera : la Montagne est descendue vers les embruns. Une exposition magnifique est venue de Paris, de la collection privée de Dina Vierny; certains tableaux n'ont jamais été vus; des photos de Henri Frère sont inédites: la disparition du dernier modèle de Maillol va permettre une diffusion plus ample de l'oeuvre...

   Je descends plus bas, vers la rambla de COLON, jusqu'au centre d'art Santa Monica; ici a eu l'exposition des photos du Catalan de la Retirada CENTELLES (nom, aussi, d'un hameau, près de Vic): venues du Jeu de Paume, à Paris, ces témoignages seront bientôt à Perpignan, à la Poudrière. Enfermé au camp de concentration de Bram, AUGUSTI Centelles a pris de de quatre mille clichés qui furent découverts qu'en 1987, lors de la première rétrospective au Palais (Palau) de la Virriena (rambla de Barcelona). A voir jusqu'au 10 janvier 2010, du mardi au dimanche, entrée libre : +34 93 316 28 10.

* Image, quelle image pour Barcelone..?

 vente de symboles catalans sur la rambla.

   Après une période fastueuse (les J.O. la pub grâce au cinéma, "L'auberge espagnole" ou le film de W. Allen), après l'image positive et dynamique, voici que le discrédit, voire le déclin, semble peser sur la cité catalane. L'actualité, en effet, indique que des mafias du sexe sont installées tout près de la rambla (ruelles du Raval), que le président du fabuleux palais de la musique catalane est accusé d'avoir détourné 10 millions d'euros destinés à la réhabilitation de l'édifice moderniste... Alors, Barcelone, essor ou décadence...A suivre...

 *** J'apprends ici que mon blogue n'a été consulté "que" 20300 fois, au mois d'octobre. 2500 de moins qu'en septembre...Pourquoi ? Dites-le moi..! 

Statistiques  :  Nombre de visites par mois

MoisNombres de visitesNovembre 20093 280Octobre 200920 745Septembre 200923 146Août 200917 283Juillet 200910 066Juin 200910 953Mai 200910 571Avril 200910 512Mars 200910 079

 

Écrit par cat le Lundi 2 novembre 2009
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Sur le don d'Avignon (le baiser de Rindy à Cy) - Dommages (Actes-Sud/Collection Lambert)

  Rindy SAM -  

     Eric Mézil, directeur de la collection Lambert d’Avignon a convoqué du beau monde (le peintre catalan Barcelo, des critiques d’art) afin de poursuivre son plaidoyer contre cette « jeune femme » (page 45), qui eut le geste obscène de déposer un rouge baiser sur le blanc monochrome du peintre américain Cy Twombly. En effet, en juillet 2007, la collection Lambert offrait la première expo monographique du grand artiste, mais les médias mirent au pinacle le « vandalisme » de l’artiste cambodgienne Rindy Sam, jamais nommée si ce n’est par son conseiller artistique Patrick Levieux (**) ; en effet, pages 45 à 47, son article du Monde (28.7.2008) est reproduit dans le livre « Dommages », publié par Actes Sud et Collection Lambert (*)

            J’avais affirmé que cet acte était une façon, pour le public, de répondre, de participer à une manifestation artistique (esthétique de la réception), en montrant, dans le cas présent, de façon positive, son affection pour le tableau de l’artiste, ou, de façon négative, le plus souvent, par le vandalisme ou l’iconoclasme : c’est Denys Riout qui fait l’historique de ces scandales fameux, avec les exemples de Duchamp (roue en mouvement), de Brancusi (sculpture pour aveugles), de Fluxus (happenings, participation du public)…

            Certes, il faut respecter l’œuvre, dans tous les cas (sauf invitation contraire du créateur !) : ne pas changer une virgule dans un poème de Baudelaire, dire l’intégralité intègre d’une pièce de théâtre, trahir le moins possible le texte original dans l’acte de traduire… Quant à la peinture, même le provocateur Duchamp  n’a pas abîmé l’original (sans doute parce qu’il n’a pas pu voler la vraie Joconde…) mais il a mis des moustaches à une reproduction ! Signalons, au passage, que Pierre Bonnard hantait les musées pour retoucher discrètement ses toiles : pour lui, un tableau n’était jamais achevé…L’œuvre officielle, muséifiée, définitive, à laquelle « on ne touche pas ! » , recontinuée par le pinceau de son propre concepteur… Je n’irai pas jusqu’à défendre Rindy Sam, même si je comprends son « geste d’amour » et le prolongement, assez beau, qu’elle donne à la toile de Twombly. On peut se défouler dans le livre d’or, mais pas sur les cimaises, même si vous pensez que, depuis Malevitch (cf. Corinne Rondeau, page 112), et l’histoire du XXème siècle, il est facile de montrer une surface blanche ; le regardeur peut comprendre la démarche du triptyque socratique de Cy T.  tout en n’y trouvant rien d’esthétique ou de novateur…

            Je pense que l’art doit d’abord susciter en moi un plaisir, un effet de surprise, un sentiment positif, une suggestion. La réflexion vient après, très vite après le premier contact, l’émoi spontané. En effet, s’il s’agit de comprendre la portée philosophique, les messages implicites d’une toile (le premier promeneur venu n’est pas Roland Barthes !), l’artiste risque de se couper encore un peu plus du grand public… Mille baisers et bravo à ce livre qui nous raconte avec talent « l’histoire d’un baiser »…Œuvre collective passionnante qui vit le jour, en fin de compte, grâce au « vandalisme glamour et non violent » de Rindy Sam.. !

(*)juillet 2009, 22 euros.

(**) Je joins les commentaires qu’il a écrits sur mon blogue, à la suite de mon article :

Commentaire écrit le samedi 11 août 2007 par patrick.levieux : Monsieur, j'ai beaucoup apprécié vos remarques fort inspirées à propos du baiser de Rindy. Pour des raisons de commodités pratiques je ne peux vous répondre dans le détail.

Juste un point sur la conception "réactionnaire" ou seuls les artistes auraient le droit de poser un geste artistique. Rindy, n'appartient pas au milieu artistique institutionnel. Elle travaille beaucoup, dans la solitude de son univers. Elle déteste l'agitation publique. Elle ne regrette pas son geste, mais déplore la publicité faite autour de cette affaire. Rindy n'entretient pas un rapport intellectuel avec sa pratique. Aucun calcul, ne détermine sa démarche. Elle agit selon la règle du Kaîros grec, animée par une puissance instinctive hors du commun. Elle travaille beaucoup, dans la solitude de son univers. Elle déteste l'agitation publique. Elle ne regrette pas son geste, mais déplore la publicité faite autour de cette affaire. Rindy n'entretient pas un rapport intellectuel avec sa pratique. Aucun calcul, ne détermine sa démarche. Elle agit selon la règle du Kaîros grec, animée par une puissance instinctive hors du commun. Message 3 : Dès lors, son geste était-il celui d'une artiste ou d'une simple spectatrice? La question reste posée. Elle a passé la nuit au cachot comme une délinquante. Et c'est le commissariat qui a prévenu La Provence qui a révélé cette histoire, avec une immense photo couleur à la Une. Or, pour la tenue du débat, pouvions-nous présenter le geste de Rindy comme celui d'une délinquante amoureuse de l'art? Pouvions-nous laisser la Collection Lambert professer sa vision des choses?

   Comme l'expliquait très justement Genet, nous devons parfois utiliser les mots, les concepts qu'emploie la bourgeoisie, si nous voulons en combattre ses valeurs sur son propre terrain. Je pense comme vous, que l'art ne doit pas seulement être une question qui concerne les artistes, et le personnel qui tourne autour. Je ne pense pas avoir répondu à toutes les interrogations que vous pouvez vous poser, mais je suis à votre disposition pour poursuivre le débat.

Merci pour la pertinence de votre propos.

 

 

Par quandm-aime le 2008-01-27 bonjour, je suis en section arts dans une fac du sud où on m'a donné à faire un devoir sur ce fait divers. Vandalisme ou acte artistique? C'est après maintes recherches, le premier site que je trouve qui traite intelligemment cette question; la limite est ténue et chacun à sa propre définition de l'art. Il faut se pencher sur les notions de propriété dans l'art, savoir si l'art n'existe que par l'artiste, ou si ce ne sera pas plutôt les spectateurs qui donneraient existence à une oeuvre. Sans public, un oeuvre artistique n'existe pas. S'agit-il alors d'une relation binôme entre l'artiste et la création dont le public est exclu ou bien plutôt un relation triangulaire dans laquelle le public aurait son mot à dire?

 

   De plus, je pense aussi que pour certaines oeuvres rentrées dans le patrimoine historique, celui qui souhaite interagir sur l'œuvre ne peut pas le faire sans se placer  égoïstement entre le patrimoine et les autres, c à d, la société. C'est en cela que la loi intervient (article 17 de la déclaration des droits de l'homme). Bref, cet événement ne peut pas susciter des réponses naïves rapides et catégoriques, mais appelle à une véritable réflexion quant à l'art et ses conséquences publiques. Bonne journée!

 

Écrit par cat le Vendredi 23 octobre 2009
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Anaïs BONNEL : conférence sur CREIXAMS et MONTMARTRE

 

Jean-Paul Alduy, maire de Perpignan, sénateur des Pyrénées-Orientales,

Maurice Halimi, maire-adjoint, délégué à la culture, le conseil municipal de la Ville de Perpignan ont le plaisir de vous convier à la conférence Pere Créixams (1893-1965) - Le Catalan de Montmartre  d’Anaïs Bonnel, dans le cadre du cycle de conférences 2009 : Femmes de parole / Parole de femmes -  vendredi 30 octobre 2009 à 17 h 00

Médiathèque • 15 rue Émile Zola • Perpignan.  Entrée libre.

* à cette occasion, im sera possible de consulter et d'acheter le dernier numéro de la revue des Amitiés Internationales André Malraux, où figure un article d'A.Bonnel sur le peintre Creixams.

 Anaïs Bonnel, lors de l'accrochage de l'expo "Picasso et les maîtres", au Grand Palais, Paris.

-------  Joan Pau Alduy, batlle de Perpinyà, senador dels Pirineus Orientals,

Maurice Halimi, adjunt del batlle, delegat de cultura, el consell municipal de la Vila de Perpinyà tenen el plaer de convidar-vos a la conferència Pere Créixams (1893-1965), El Català de Montmartre d’Anaïs Bonnel

dins el marc del cicle de conferències 2009, Dones de paraula / Paraula de dones, divendres 30 d’octubre del 2009 a les 17 h 00, Mediateca • 15 carrer Émile Zola • Perpinyà. CREIXAMS

  

Écrit par cat le Mardi 20 octobre 2009
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Jean-Pierre BLANCHE, paysages, pays d'aix (galerie Alain PAIRE)

 Inauguration de l'exposition le jeudi 1 octobre, Atelier Cézanne et Galerie du 30 rue du Puits Neuf.  Galerie Alain Paire, 30 rue du Puits-Neuf, 13100, Aix en Provence.

 Tél 04.42.96.23.67    Site: "http://www.galerie-alain-paire.com" - Galerie ouverte du mardi au samedi, 14h 30/ 18 h 30.

* En parcourant la biographie de Jean-Pierre BLANCHE, je viens à peine de comprendre que son épouse (prof de linguistique au Liban, puis à l'Université de Provence, à Aix) est Claire Blanche-Benvéniste, dont j'ai adoré l'essai sur l'Orthographe, quand j'étais prof à Gap et venais préparer l'agrégation de Lettres modernes à Aix-en-Provence. Etrange qu'il n'y ait pas plus de MOTS dans les toiles de J.P.B...(tiens, mes initiales !)

Écrit par cat le Dimanche 20 septembre 2009
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Exposition MANGUIN à ELNE, musée TERRUS

Jean-Pierre Barrou, le commissaire de l'expo consacrée à Manguin (jusqu'au 30.9.2009) a raison de faire connaître, chaque été, les amis de Matisse (Terrus, Marquet, De Montfreid...) et les précurseurs du Fauvisme (Manguin, à Elne- d'autre part, voir Vlaminck à la Fondation de la CAIXA de Barcelone)

 la cathédrale d'Elne

 Manguin est, avec Matisse et Marquet, l'élève de Gustave Moreau. Ses toiles d'avant 1905, l'absence de trait, le flou impressionniste et les lignes floutées, annoncent la révolution matissienne.

Il est né à Paris et montre son atelier de la rue Bousault, mais il effectue un long séjour à Saint-Tropez, rouge et vert, couleurs complémentaires, avant la mode vaine des Brigittes : voir sa toile de 1904. Son oeuvre est largement autobiographique, avec des autoportraits (par exemple, celui de 1925, à l'âge de 50 ans) et les multiples représentations de son épouse Jeanne; voir ses fesses callipyges, coll. privée et quelques oeuvres présentes au musée de L'Annonciade. Les nus sont souvent des esquisses, des épures et des clins d'oeil à Ingres, avec les déformations corporelles. Manguin est un Fauve à partir de "Jeanne au chapeau" : son visage est rose, violet, aux couleurs de Matisse. Saint-Trop est omniprésent, avec des huiles de 1905 et la représentation de la villa où Terrus et Matisse se sont rendus. L'expo veut montrer que Manguin constitue "le chaînon manquant" indispensable. Comme Vlaminck dont plusieurs tableaux de 1904 sont déjà fauves. L'expo est intéressante mais un peu "maigre" en raison du manque de moyens de la municipalité.

(Musée Terrus d'Elne)  le Racou, par BAUSIL

 Portrait d'Etienne TERRUS.

Pour voir les chefs-d'oeuvre de Manguin, aller à Saint-Trop(musée de l'Annonciade) et à Saint-Pétersbourg (Musée de L'Ermitage) ainsi qu'au musée Pouchkine de Moscou...

 Le Racou de TERRUS.

 La plage du Racou, par TERRUS, encore.

 

 Un Terrus inédit (collection privée)

 

 Le Racou, Collioure...depuis Argelès de la Marenda (JPB.)

Écrit par cat le Samedi 19 septembre 2009
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FID : Festival international du disque (Perpignan - Casagran)

  Personnage truculent

par les lunettes les santiags et les talents

Jean-Fid Le Grand

Ancien designer aux poupées Bella

Feu Prof aux Arts-Beaux

Vieux autant que moi

Mais toujours érectile dalinien

dynamique animateur du festival international du disque (et CD et BD...)

FID fêtant ses 20 ans

Avec ce marginal de Catalan

Jean Casagran

Qui a peur de la retraite et du temps

Alors on va le voir encore longtemps

Dans la culture dans le rock dans le vinyle dans la photo dans la peinture

Mon presque jumeau né le même jour

Mais à quelle heure ??? 

Moi, je le dis dans L’infini de l’enfance ! Alors, ton autobio, à quand,

Jean.. ?

 

* 21ème festival international del DISC et de la BD - 26/27 septembre, église des Dominicains, Perpignan.

* Intégrale des Beatles : comme moi, je pense que Casa n’apprécie pas cette vaste entreprise de « remasterisation » (que c’est laid) de l’œuvre des 4 dans le vent : je préfère le bruit qui fait partie de la musique, ce grattement qui signe une époque, le contexte des années 60/70, même si on devient paresseux : on a du mal à se lever pour changer la galette…

Écrit par cat le Jeudi 10 septembre 2009
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