Les fesses des Catalanes

 Dali, Jeune fille de dos (C) Fondation Dali-Gala, Figueres.

 

C'est en ces termes gracieux que Guillaume Apollinaire rend hommage à la  Callipyge catalane, dans  son recueil de 1907 "Les onze mille verges : "Ce fut un étalage admirable de culs de toutes les nationalités... en forme de poire de La Frisonne contrastait avec les c. rebondis des Parisiennes, les fesses merveilleuses des Anglaises, les postérieurs carrés des Scandinaves et les culs tombants des Catalanes."

On peut préférer le tableau offert par Mérimée, Inspecteur général des monuments historiques et auteur de "La Vénus d'Ille" : ce "curieux de femmes" fréquente 'l'auberge d'Ille sur Têt", où il y a "tant de jolies Catalanes", proches cousines de ces "Espagnoles avec mantillas, leurs grosses jambes catalanes et leurs pieds pointus et microscopiques..."

(cité par Joseph Ribas, dans son livre "Canigou, montagne sacrée des Pyrénées" (éditions Loubatières,1994)

 De qui est cette sculpture..? (photo extraite du bel album de Caroline Pochon et Allan Rothschild (Arte éditions - Democratic Books, Pari, 2009)

Écrit par cat le Lundi 8 février 2010
Permalien   |   Ajouter un commentaire   |   débats, disputes, blagues du blog, humeur, poésie, littérature

Sarkozy à Perpignan: SarKO parti, reprend la vie.

 Saint-Sarko ou Sarkosein..?

Depuis qu'il a quitté Perpi, la vie a repris. La circulation, le cirque de la vie. Les jeunes dans la rue. Les vieux dans leur voiture. Les courses ou les flâneries. Le rire des heureux, la main tendue des SDF. Le luxe des quartiers bourgeois, la pauvreté des marginaux, la trouble fébrilité des rues gitanes ou des places maghrébines. Saint-Mathieu. Saint-Jacques. Saint-Sarko. Que des saints...

La vie a repris ses droits. Le labeur des travailleurs. L'attente des chômeurs. L'oisiveté des assistés. Le travail des mafias, des passeurs, d'immigrés, de drogues, d'objets volés, de prostituées...

   La vie comme partout, faite de noir et de blanc, de haine ou de solidarité, de bonheur ou de souffrance. La ville n'est plus quadrillée, les uniformes bleus sont rentrés dans leur caserne, les ausweiss ont été remisés dans les albums pour collections : sentiment de marcher dans une libre cité.

Apparences bien sûr : la vie n'est pas rose comme les murs de l'architecture catalane ou la robe légère des belles Catalanes... Le quotidien a repris ses droits. Malaise, souvent, parmi les habitants; inquiétudes quant à l'avenir; et pour le présent, un crime horrible au coeur de l'Université...

Écrit par cat le Jeudi 14 janvier 2010
Permalien   |   1 commentaire   |   débats, disputes, humeur, politique, actualité en Catalogne

Sarkozy à l'hôpital de Perpignan: tirez pas sur l'ambulance!

    Malgré le froid et la neige, le Président revient à Perpignan, capitale de la Catalogne des Gaules... Pourquoi? Pour renouer le contact avec les deux communautés, gitane et maghrébine du quartier Saint-Jacques, pour constater les maisons délabrées et qui, parfois, s'effondrent, au quartier Saint-Mathieu..? Pour rendre hommage, comme son ministre désarmé, désarmant, aux pilotes des Rafale crashés au large de Cap Béar...Non, il ne faut pas raviver la plaie, à l'heure où Lulla hésite à poser son paraphe sur le contrat de la décennie... Non, il vient pour inaugurer le nouvel hôpital, implanté près de l'ancien, et ses nombreuses malfaçons : la plate-forme où doivent atterrir les hélicos, par exemple, qui n'est pas parfaitement plane...Comment va-t-on amerrir les coléoptères urgents..? 

Peu importe, il s'agit de prononcer en ce lieu un beau discours sur la santé et oublier les méchantes piqûres de dame Bachelot... Oublier le coût des vaccins, des masques, des tamiflus et autres accessoires du principe de précaution, poussé à cette occasion jusqu'au catastrophisme...Oublier la grippe A qu'on devrait appeler "grippe porcine", mais il s'agit de ne pas pénaliser les producteurs de cochonneries...

Quant à Hervé Morin, sera-t-il du voyage et de la cérémonie... Sans doute, car il doit venir, enfin, à Perpignan, pour..? Vous avez deviné, à présent..? 

Pour... Pour régler les investitures concernant les régionales, pour désigner les candidats (Annabelle Brunet. Pour le Gard: Julien Devèze) par rapport aux places accordées sur les listes UMP (20%), pour structurer les instances départementales, pour installer les cadres catalans, pour reconduire les délégués des P.O., pour de nombreuses tractations, donc (Que devient Pierre Becque? Dans l'Aude, on pressent Monique Denux..?)... Le problème le plus épineux est sans doute celui du maire récent de Saint-Cyprien; en effet, face aux socialistes, aux anciens candidats "indépendants" (malmenés: voir "le blog de Bernard") et surtout à l'UMP, dont les élus ont perdu leurs délégations.. Thierry Del Poso est bien isolé et très contesté: comment rendre sa sérénité à St-Cyprien, après le suicide de l'ancien maire, M.Bouille, et l'inculpation de nombreux élus et personnalités..? 

Bref, au milieu de ces gesticulations politiciennes, l'affaire des Rafale semble bien loin...Et pourtant..!

Écrit par cat le Lundi 11 janvier 2010
Permalien   |   Ajouter un commentaire   |   humeur, politique, actualité en Catalogne, débats, disputes

2010, année diabolique

2010, année diabolique ou écologique..? 

 

La grippe est partie. La crise est finie. L'immobilier repart. Et, avec lui, le bâtiment ! Tout va ! Le moral des ménages remonte et, simultanément, la surface des océans. Quant à la couche d'ozone, on en a assez glosé à Copenhague...

Remonte aussi l'économie, qui ne vit que grâce à la psychologie... Tout irait bien, comme dirait Pangloss et Orwell, dans le meilleur des mondes possibles..? 

Non, car d'autres maladies rôdent et un nouveau mal du siècle se profile. Sida et cancer ne s'avouent pas vaincus, et le XX° siècle, de la pure barbarie, anime le corps malade du XXI ème, qui s'annonce sanglant...

 

2009 agonise dans l'échec de Copenhague, dans la lâcheté des pays dominateurs, Inde et Amérique, dans l'égoïsme de tous les Etats, fermés sur leur pré carré. 

On pressentait l'espoir, suscité par l'élection de Barak Obama, illusoire et éphémère : ce Métis plein de ruse et d'intelligence est prisonnier d'une société égoïste, consumériste, ainsi que des intérêts industriels et des puissance de l'argent qui ont sponsorisé sa campagne électorale. Obama symbolisait la belle image d'un monde tolérant, bariolé, d'un grand pays mené par un homme issu d'une minorité ethnique longtemps soumise à l'esclavage et à la marginalité.

 

La nouvelle frontière n'est pas nouvelle : repli sur soi, individualisme, fatuité d'un capitalisme qui s'est fourvoyé mais est tenté de refaire comme avant. Comme si rien ne s'était passé, comme si le mot "crise" avait été effacé du dictionnaire. Ce libéralisme est bien étrange qui semble s'adapter, vivre de ses morts successives,  manier le paradoxe en utilisant le protectionnisme commercial, la relance keynésienne et faire payer ses déficits abyssaux par d'autres pays... Je n'y comprends rien ! Ni à l'économie. Ni à la crise : mot inventé pour faire peur..? Ou pour occulter la vérité..? C'est d'ailleurs pareil, la même stratégie !

 

Ce libéralisme à visage humain, n'est-ce pas la barbarie, quand les tradeurs, les banques et les marchands d'armes se refont une santé, ignorant les très pauvres et les régions dévastées, quand les très riches ne sont jamais assez riches, quand n'existent pas les frontières pour la finance..?

 

Barbarie quand la zone franche -pardon, la prison - de Guantanamo est une justice hors-la-loi, quand rien n'est réglé en Iran, Irak, Afghanistan, Palestine, chez les petits chefs étrangers..? Trop d'intérêts partout, trop de matières premières à exploiter, à acheminer à travers le grand et le moyen Orients...

Barbarie à nos pieds, à nos portes : l'ignoble se lit sur le visage impassible d'un Poutine et sur la belle gueule d'un Berlusconi; même endommagée, celle-ci est encore séductrice : vive la chirurgie plastique ! Vive l'esthétique ! Elles cachent une laideur véritable...

 

Vive l'écologie qui, dans les élections, a le vent en poupe : les partis sont tentés de capter cette aspiration éolienne...

Vive 2010 : l'année sera diabolique ou ne sera pas..!


 

 

Écrit par cat le Mardi 29 décembre 2009
Permalien   |   Ajouter un commentaire   |   débats, disputes, blagues du blog, humeur, politique

De la frêchitude volontaire (Georges Frêche, président de la région Languedoc-Roussillon)

 Incroyable : désirant écrire un article d'humeur sur Frêche, c'est le nom de La Boétie, l'ami de Montaigne ("parce que c'était moi, parce que c'était lui...") qui m'était venu à l'esprit; en effet, l'auteur de "La servitude volontaire" a montré, au XVI° siècle, comment le bon peuple acceptait, contre quelques dérisoires compensations) la dictature, l'injustice, le mépris, la violence verbale ou physique, le racisme, la fatuité (le portrait, en résumé, de l'ancien maire de Montpellier) de ceux qui le gouvernent. Et bien, Fabrice Tomas, dans sa dernière chronique de "Perpignantoutvabien", a eu la même idée "Servitude" des Catalans, méprisés, niés dans le projet de "Septimanie"...  Servitude des écrivains et intellectuels, méprisés, niés avec l'abandon du centre régional des Lettres, de la belle revue littéraire régionale, des colloques du Château de Castries...Il fallait faire taire ces contestataires, ces éditeurs courageux, à l'image de Max Chaleil, ancien directeur des Presses de Languedoc...  Servitude des Harkis, rabaissés à l'état d'esclaves, de "sous-hommes"...Et encore, cette équipe de foot bariolée où il y aurait trop d'Arabes et de Noirs...  Pourquoi ces ignominies, ces coups-bas, ces "bons mots" prémédités et pleins de morgue et de racisme..? Pour gagner les voix des Pieds-Noirs, de l'extrême-droite, Frêche gueulant tout haut ce que Le Pen, même, n'ose dire tout bas..? Misérable tactique ! Ce Georges-là ne restera pas dans les annales de l'histoire glorieuse du Languedoc ! Juste sur un rose papier anal !!! 

   Bravo, F.Tomas, pour ce mot de servitude : les grands esprits critiques se rencontrent ! Il n'y a que Frêche que je ne veux pas rencontrer...même s'il était prêt à m'acheter mille livres, à me faire publier chez les éditeurs les plus célèbres ! Car telle est la (pauvre) tactique du Président : saupoudrer les associations, les municipalités, les départements pour que tous ces responsables, assistés, vantent ses mérites; et les citoyens, même les Catalans injuriés, qui ont la mémoire courte, voteront pour lui... Affirmer ainsi son pouvoir, être indétrônable dans sa région, à tel point que les états-majors socialistes n'ont pas eu le courage de s'opposer à lui. Machiavélisme : oui, la fin (gagner les élections, puis le pouvoir) justifie les moyens (la courtisanerie, la coucherie verbale, la flatterie, l'absence d'honneur)...

   Hélas pour ce Monsieur, je n'ai pas, moi, la mémoire courte...

Écrit par cat le Samedi 26 décembre 2009
Permalien   |   Ajouter un commentaire   |   politique, humeur, blagues du blog, débats, disputes

Trop d'écrits ! Vite, un autodafé !

   On se lamente, on se désespère, c'est l'incessant choeur des pleureuses ! L'écrit se meurt, l'écrit est mort ! Les jeunes ne lisent plus! C'est la domination de l'internet, des jeux vidéo, de l'image... C'est l'oral -et quel langage!- qui l'emporte et c'est la fin de l'orthographe: voyez ces messages en phonétique, ces mails codés, ces messageries qui massacrent la langue française..!

Or l'écrit nous submerge : les libraires sont envahis, la rotation est infernale, certains envois d'éditeurs ne sont même pas ouverts, arrivée de sept cents romans à la rentrée de septembre, puis des milliers de livres de poche, des ouvrages politiques, etc... L'écrit, ce sont aussi les journaux; les Français lisent moins les quotidiens, mais que de revues, de magazines: les kiosquiers et les maisons de la presse vous le diront, ils sont envahis, passent leur temps à référencer, noter les invendus...

Pourquoi tous ces écrits, écrits sous forme de livres ou sous forme virtuelle (mails, faceboock...)? Nouveau malaise dans la civilisation : les gens, angoissés, isolés, ont besoin de communier, de communiquer...Et la mode est à l'autobiographie : parler de soi, donner son témoignage pour vivre, s'affirmer, donner un sens à son existence...Ou pour s'analyser, se comprendre...Ou bien sûr, la tentation de l'ego... Car l'écrit garde ses forces de séduction...

Oui, ces livres, ces écrits nous submergent : la bibliothèque historique de la ville de Paris a décidé de brûler des milliers de volumes, la BNF a décidé d'envoyer à Alexandrie, un exemplaire de tous les livres qu'elle possèdent en triple ou double (c'est le dépôt légal), les éditeurs donnent les invendus à-des associations ou les envoient au pilon; les pays riches et cultivés envoient par gros cargos des livres pour les écoliers du tiers-monde qui, souvent, ne pourront pas les lire... On détruit le livre, on s'en débarrasse, pour en créer d'autres, pour inonder les libraires : cela fait des avances de trésorerie et c'est un cercle vicieux... Google a beau essayer de numériser des millions de publications, il ne pourra pas suivre ce rythme infernal...

 censure, autodafé, pilon... 

Cependant, il s'agit de tempérer cet enthousiasme pour la survie et domination de l'écrit, nuancer l'ampleur de cette avalanche de textes écrits, sous leurs formes diverses, articles, ouvrage, correspondances... En effet, si la quantité est bien là, quid de la qualité..? D'une part, si les ados écrivent beaucoup sur le net, leurs textes sont bien courts, faibles, creux : le désir de communiquer est grand, mais le contenu est des plus légers...doux euphémisme! En outre, les outils -vocabulaire et syntaxe- pour écrire, manquent !

   D'autre part, il s'agirait d'avoir des repères, de savoir juger, critiquer : quels écrits méritent-ils la publication..? 80 % des revues et des livres "à rotation rapide" n'ont rien de littéraire et la valeur de la forme et du fond sont contestables! Combien d'auteurs seront, en définitive, reconnus dans quelques années..? Et même d'un H.Bazin édité dans la célèbre collection de "La Pléiade", ou d'un prix Nobel comme Le Clézio, dans 20 ou 50 ans, qu'en restera-t-il..? Alors, tout le reste, toutes ces feuilles qui font du lecteur potentiel un consommateur désorienté, n'achetant, en définitive, que le prix littéraire de l'automne, ou la vie de la vedette bling-bling ou les mémoires de l'homme politique machin, que va-t-on en faire..? 

Un vaste et triste incendie. Rimbaud, amer, non reconnu, non publié, non diffusé, l'avait déjà compris : relire "Ma bibliothèque en feu!"...

Écrit par cat le Mardi 22 décembre 2009
Permalien   |   1 commentaire   |   humeur, journal intime, littérature

Identité nationale : je me sens Français? Je me sens surtout pas très bien !

  (photo de Diane Airbus, D.R.)

   Ici, en Catalogne, je me sens Catalan..? Non par la langue (je la comprends mais, venant d'une famille "occitane", je ne la parle pas), mais par ma naissance, mes attaches dans la beauté de ce pays à la grande richesse culturelle, géographique, historique...

   Je me sens Français, par ma langue maternelle, l'amour de la littérature de ce vieux pays, par mon éducation, mes racines linguistiques, culturelles, mais non par la religion ni par l'idéologie dominante ou l'état d'esprit franchouaillard: supériorité, exception culturelle, discours sur la langue universelle, autant de mythes et de mystifications ...

   Européen..? Oui, je suis solidaire de tous ces peuples qui, peu à peu, se libèrent d'un joug dictatorial, même si, récemment, les gouvernements européens médiocres ont installé des responsables sans charisme...

   Citoyen du monde, avant tout, je me sens, car je défends des idées universelles, éternelles, humanistes, acceptables, en conséquence, par tous les Européens : liberté, égalité, fraternité, solidarité, laïcité, droits de l'homme et du citoyen, etc...

   Je me "sens", façon de parler... Car, en réalité, en Catalogne, France, Europe ou Monde, comme tant d'autres individus, je me sens, souvent...pas très bien... Et vous..?

Écrit par cat le Vendredi 27 novembre 2009
Permalien   |   Ajouter un commentaire   |   débats, disputes, humeur, politique

Célébration, malgré tout, du 11 novembre

 

C'est bien de célébrer la fin d'une guerre. C'est mieux de ne pas la commencer. Je suis convaincu que toutes les guerres, en dépit de toutes les bonnes raisons : défendre la nation, résister à l'envahisseur, montée du nazisme, fascisme... sont voulues, préméditées. Les puissants savent forger de beaux arguments et faire vibrer la fibre patriotique, nationaliste, sentimentale... Auraient pu être évitées, ces sales guerres, avec des pouvoirs responsables, non corrompus (mais on élimine les gêneurs, Jaurès, Blum...) et des citoyens plus éclairés, moins veules ou moins aveuglés. 

   Mais la mémoire de l'homme est courte et il faut sans cesse recommencer la "leçon de morale"... Les cours d'Histoire, la philosophie, la sagesse obtenue au bout d'une vie semblent inutiles...Tableau désespérant de la condition humaine ! Alors, fêter une fin (der des ders?) de guerre, pourquoi pas? Mais je voudrais plutôt célébrer les mutins, ces soldats courageux fusillés par leurs copains ! Ne pas fêter les catins : politiques achetés par les marchands de canons, généraux obstinés, simples soldats extrémistes et guerriers...

J'ai été choqué, cette année, d'entendre, sur les champs Elysées, une voix tudesque. Mais voix féminine, angélique, celle de Merkel qui a reconnu combien les Allemands de 1914 ont pu faire souffrir les Français... C'est bien, mais il faudra recommencer pour les Allemands de 1939, en grand nombre, pas les seuls nazis, qui ont faire souffrir l'Europe entière... On n'en a pas fini avec les beaux discours...Et les actes ? Allons-nous vraiment construire une Europe de la paix, de la justice sociale, de la liberté, de la solidarité..? 

 

* Lire Allemands de Walter Benjamin.

 

Écrit par cat le Mercredi 11 novembre 2009
Permalien   |   Ajouter un commentaire   |   humeur, politique, patrimoine

L'oeuvre de musée

 

L'oeuvre dans le musée

L'oeuvre est là, seule, abandonnée, plantée au milieu d'une salle, statue de l'antiquité ou, accrochée au mur, la toile de la Renaissance. L'objet est là, mais son auteur est invisible. Pour connaître sa vie, il faudra avoir recours à un livre; pour connaître sa chair, il faut imaginer...

Mais l'objet est là, en bois et en plomb, en marbre ou en stuc, en bronze ou en pierre, en huile ou en aquatinte... Et se pose un peu là..! En effet, il arrête le passant, il intrigue un enfant, il met en transe l'estivant, il installe son orgueil d'oeuvre d'art; il dispose du temps des foules en mal de culture, de références et de repères. 

    La statue est là, éternelle, immobile, sortie du contexte dans lequel elle a été  fabriquée, du lieu qui lui était destiné, du climat d'amour qui l'a engendrée. C'est plus facile d'accumuler  et de faire venir les promeneurs en un même lieu de conservation, d'exhibition, de réflexion, de suggestion : le musée. Espace de protection, en tout cas, même si cet argument sert de prétexte pour ne pas rétrocéder les oeuvres volées au cours de l'histoire des guerres : la frise du Parthénon, au Brititsh Museum...

Oui, l'objet est là, au coeur du musée, qui a trouvé comme une éternité...

 

 oeuvre intérieure, comme la fresque de Dali, elle espire dans le plein air (le baiser, de Rodin)  photos JPB


 

Écrit par cat le Lundi 9 novembre 2009
Permalien   |   Ajouter un commentaire   |   littérature, peinture, humeur

En direct du Raval à Barcelone: police voleuse, fête des morts, expos Maillol et Centelles...

    J'écris depuis un petit hôtel du quartier populaire du Raval, entre le "poble sec" de Creixams et la rambla qui mène à la place de Catalogne, en non à la statue de Colomb, non au port, car, c'est vrai, cette grande ville maritime, conquérante, tourne le dos à la mer : les bourgeois et industriels de la fin du XIX° et du début du XX°, qui ont fiancé les travaux de Gaudi et des grandes architectes du modernisme, ont préféré s'implanter plus haut, vers Gracia, l'Eixample, Putxet... Ici, malgré les travaux de salubrité de la municipalité, tentant de chasser miséreux et marginaux, le quartier est resté pauvre, sale, populeux. Raval populaire, avec sa grise rambla de palmiers étiques, ses rues et ses mendiants borgnes, ses grosses et vieilles prostituées édentées. Pourtant les filles faciles sont de plus en plus jeunes, la crise aidant, et même jolies : cette grande brune s'est arrêtée à un distributeur de préservatifs; quelle va être, pour elle, l'aventure de la nuit..?

    La rambla basse est toujours aussi animée : marchands de fleurs, de journaux, restaurants en terrasses, excentriques qui se sont déguisés et posent, immobiles, dans la frénésie du va-et-vient de la population, pour quelques centimes d'euros... Je me lasse de cette liesse, j'en ai assez, de cette marée... Demain j'irai vers le paseo de la Barcelonnette et visiter le musée maritime, dans son fantastique écrin gothique, racontant l'ancienne épopée catalane et la fierté castillane perdue dans une Europe de la normalité, du formatage généralisé... Vingt ans de cela et c'étaient les petits délinquants qui vous volaient l'autoradio -place du pin- ou vous fracturaient la voiture pour vous prendre une paire de ray-ban. Aujourd'hui, c'est la police qui vous vole, désirant faire place nette et surtout faire rentrer de l'argent... En effet, garant ma voiture, ce dimanche après-midi, dans une rue calme, à un emplacement ne gênant personne (mais réservé aux livraisons les jours ouvrables), je ne la retrouve plus à 18h, quand je reviens pour l'installer dans un parc pour la nuit ! Alors, angoisse et ennuis : vol ou fourrière..? Il faut trouver un poste de police, téléphoner à "la grua", se rendre place d'Espagne, entre les arènes et la statue de MIRO, récupérer le véhicule à la fourrière, à la folle police, qui vous demande 200 euros pour quelques heures de gardiennage... A ce prix-là, j'aurais pu aller dormir dans un palace du paseo de Gracia ou au Majestic, dans le lit où, Machado, sur le chemin de la Retirada, a peut-être sommeillé...

   C'est le scandale intégral..! Barcelone la voleuse, Barcelone la piteuse, qui manque d'eau, d'énergie électrique, qui peine à payer ses employés, voulant trop de responsabilités dans une autonomie de plus en plus grande, Barcelone miné, mité par la TGV qui fait s'effriter et pencher la Sagrada Familia... GAUDI se retourne dans sa turne et moi, je rentre, ruiné, dans mon modeste hostal...Barcelone la si dynamique, qui veut donner une image positive, m'offre, ce soir, un visage fantomatique et mesquin...

   Le maire de Barcelone, Jordi Heureu, sans X car peu érotique, se proclamant socialiste chrétien, affirme que la future gare de La Sagrera est un formidable atout stratégique, une gare "inter-modale", la plus vaste d'Europe... Cet édile-ci est un bureaucrate, un arriviste, désirant la modernité technologique et la mort des pauvres : "développer la biotechnologie, la bio-médecine"... Il est content, el segnor l'heureux, car sa ville se positionne (!) comme décor de nombreux films; il veut que la "ville des prodiges" mendozienne devienne la cité des arts et des sciences... Que c'est original ! Et c'est la ville qui "compte le plus grand nombre d'étudiants d'Erasmus" : ces jeunes-là sont sérieux, finie l'image ancienne de Barcelone "beuveries et commerces du sexe" (la Generalitat qui, elle aussi, se veut moralisatrice, a prohibé les bars proposant deux bières pour le prix d'une et interdit donc les "happy hours" !) voici la nouvelle Barcelone, animée en apparence, mais triste à l'intérieur, la ville propre, policée, prônant la fébrilité tranquille, exigeant le calme  et l'ordre nouveaux... L'image de marque de Barcelone : "la cité carrefour de cultures", le droit à la différence, donc, comme c'est original... 

   La nuit de Maillol  (photo J.P.Bonnel)

Écrit par cat le Dimanche 1 novembre 2009
Permalien   |   Ajouter un commentaire   |   Barcelone, humeur, journal intime, balade, politique, littérature

Orelsan : répondre au rappeur, pas l'interdire

 

 Orelsan.  

   En aucun cas, on ne doit censurer un artiste. ORELSAN en est-il un..? Un quoi? Un chanteur, un auteur, un artiste ou un provocateur..?

   Il sait que "les vieux", les moralistes hypocrites, les médias qui vivent du macabre, les politiciens véreux et les femmes coincées, vont le critiquer, le haïr et tenter de l'interdire (Sa chanson "Sale pute" est diffusée sur le net, dans un clip, mais pas dans un CD ou un tour de chant). Or, plus on va parler de lui et plus il va vendre de disques...

   Orelsan est-il donc un poète, un artiste? Ses textes ont-ils quelque intérêt? Il me semble que, à part le ton, cette amertume née d'une déception amoureuse (lui croyant à l'amour et elle, son ancienne liaison, préférant, semble-t-il, le sexe), ce rappeur n'est pas un grand poète. Mais je n'irai pas plus loin dans mon jugement: difficile de définir les critères littéraires...   Cependant, ici et dans d'autres chansons, ce chanteur est le reflet du malaise actuel des jeunes, perdus souvent dans une société qui les ignore, les exclut, les met au chômage ou les envoie se battre en Afghanistan ou ailleurs...

   Quant à la violence à l'encontre des femmes, c'est tellement gros, caricatural, que l'humour est évident: on se prend au jeu, au rythme quand on accepte d'écouter jusqu'au bout : cette fille, c'est peut-être cette France qui abandonne sa jeunesse...

   Et puis les filles de nos collèges, dans la cour, dans la rue, sur le net, sur facebook ou pendant l'amour, parlent ainsi, il ne faut pas se voiler la face, moralisateurs des belles et calmes banlieues ! O tempora, ô mores, on n'y peut rien, question de génération, mais rappelez-vous, comment parliez-vous, à leur âge..? 

   Cependant, bien sûr, il s'agit de préserver les valeurs communes, éternelles (respect, solidarité, fraternité...) et je crois que les jeunes les connaissent, mais qu'ils font éclater leur colère; ces provocateurs sont les dadaïstes d'aujourd'hui, ils seront intégrés dans la société dans quelques décennies. Ils vivent dans un double langage: avec le code "scandaleux" des mails, SMS ou autres écritures rappeuses, mais aussi avec le respect de l'orthographe en classe, à la fac ou dans le CV qui doit leur donner un débouché...

   Alors, que faire si les femmes, les féministes se trouvent (à juste titre) injuriées, malmenées? Ne pas réagir par la censure, mais répondre dans la même veine, ou de façon plus poétique, si elles peuvent : que la fille, la rappeuse, la femme moderne lui répondent et Orelsan nuancera alors peut-être son propos... Chiche..?

 

 

Voici les paroles de la chanson (j'ai conservé les fautes de d'orthographe et de petite frappe...)

 

ORELSAN ''SALE PUTE''

 

Attend bouge pas j ai un mail d orel j te rappel 

Ce soir j suis rentré de la taffe plus tôt que d habitude 

Je suis passé chez toi pour te faire une surprise

Quand j suis arrive tu était dans ton hall avec l autre type qui est en cours avec toi 

Et j vous ai vu …..

J vous ai vue vous jeté sur l autre il passait les mains sous ton pull pendant que tu l embrassais

Putain j avais envie de vous tue j était choque j croyait que tu était différente des autre pétasse

J te déteste j te hais

J déteste les petites putes genre Paris Hilton les meuf qui suce des queues de la taille de celle de ''Lexington''

Tes juste bonne a te faire Peter le rectum même si tu disait des truc intelligent t aurai l air conne

J te déteste j veut que tu crevé lentement j veut qu tombe enceinte et qu tu perde l enfant

Les histoires d amour ça commence bien ça fini mal 

Avant j t aimais maintenant j rêve de voir imprimer de mes empreinte digital

Tu es juste une putain d avaleuse de sabre un sale catin 

Un sale tapin tout ces mots doux c était que du baratin 

On s tenait par la main on s enlaçais on s embrassait

On verra comment tu fais la belle avec une jambe casser

On verra comment tu suces quand j te boiterais la mâchoire

Tes juste une truie tu mérite ta place a l abattoir

T es juste un démon déguise en femme j veut te voir briser en larme

J veut t voir rendre l âme j veut te voir retourner brûler dans le flammes

Poupée j t aimais mais tu ma tromper

Tu ma tromper tu la pomper tu es juste une sale pute

Une sale pute une sale pute une sale pute une sale pute

J déteste les sale traîner comme Marjolaine

Les petite chienne les chichiteuse les fille a problème 

J rêve de la pénétrer pour lui déchire l abdomen

J t emmènerai a l hôtel j te ferai tourne dans ma villa romaine

Tu suce pour des liquide tu te casse a marre basse

Pétasse tu mériterai seulement d attraper le DAS

Les seul liquide que j t ai donner c mon sperme

Si j te casse un bras considère qu on c quitte en bon terme

J t aime j ai la haine j te souhaite tout les malheur du monde

J veut que tu sente la chaleur du bombe j veut plus jamais que tu me trompe

J était trop fidèle (sale pute)

J ai le nerf en pelote (sale pute) 

J vais te mettre en cloque (sale pute)

Et t avorter a l opinel

''Ho mais c est de ta faute t était jamais la pour moi''

Ho j m en bas les couille c était de la faute a qui 

J te collerai contre un radiateur en te chantant ''toast aqui''

J veut qu tu pleure tout les soir quand tu t endors 

Parce que t es du même aquabie que la pute qu a ouvert la boite de pandore

J ai la haine j rêve de te voir souffrir 

J ai la haine j rêve de te voir suffire baby

 

 

Écrit par cat le Samedi 24 octobre 2009
Permalien   |   3 commentaires   |   débats, disputes, humeur, musiques, politique, poésie, littérature

Ivan Levaï, à France-Inter, défend le ministre de la CUL...

   Samedi matin, à 8h30, dans sa revue de presse très orientée (très "bobo" ou style "homo" comme Delanoë prenant partie pour un ministre confondant CUL et CULTURE), I.Levaï défend Frédéric Mitterrand. Sans point de vue opposé, c'est inadmissible dans une chaîne publique nationale. A l'opposé, vendredi matin, Nicolas Demorand avait, lui, de façon objective, opposé à un Finkielkraut déchaîné, le philosophe modéré Yves MICHAUD... En outre, le journaliste parisien au ton ironique et persifleur a mis sur le même plan les aventures des pédophiles, où l'argent de la prostitution est en jeu, et l'histoire tragique de Gabrielle Russier, qui s'est suicidée, après une campagne de presse: dans son cas, c'était l'amour qui était le plus fort et on peut défendre sans arrière-pensée la liaison de cette malheureuse avec un jeune homme mineur...

 

Écrit par cat le Samedi 10 octobre 2009
Permalien   |   Ajouter un commentaire   |   débats, disputes, humeur

Pédophilie et tourisme sexuel : Polanski, Mitterrand, Finkielkraut, Garcia Marquez : indéfendables.

   Au XVIIème siècle, un auteur, entre autres, comme La Fontaine, qui épouse une jeune fille de 13 ans... Cette union n'est pas perçue comme un acte de pédophilie...Tolérance ou laxisme de la France (des privilégiés, à cette époque?) De même, les rois de France et autres seigneurs ou bourgeois qui se nourrissent de chair fraîche et innocente : ces actes ne sont pas considérés, sous les Bourbons, comme indécents (lire "L'amour à Versailles", par Alain Baraton, édition Grasset."On élève des jeunes filles destinées au lit du roi, Louis XV, en particulier, un "viandard"!!!)

   Autres temps, autres moeurs...La justice évolue selon les époques et les pays. Vérité au-delà des Pyrénées, mensonge en-deçà, comme l'écrivait Pascal...La majorité légale est fixée à 18 ans en France, mais elle diffère selon les pays, d'où les abus du tourisme sexuel en Asie, en Afrique du Nord...Les conventions juridiques internationales ne sont pas appliquées...

   Cet aspect arbitraire et relatif de la justice de par le monde ne doit pas, cependant, excuser les  outrage et viols en Europe et dans les pays développés: le progrès, dans la justice relative aux moeurs, est évidente; on ne peur reculer et affirmer que "condamner Polanski, c'est faire de la morale": l'adolescente, même très délurée, n'avait que 13 ans. On sent qu'Alain Finkilekraut défend le cinéaste franco-polonais parce qu'il est juif et que son passé, son enfance, ont été abominables...Cette argumentation est irrecevable et l'acte sexuel de Roman le bien-prénommé, digne d'un roman de Sade, a concerné une mineure. En aucun cas, la pédophilie ne peut être défendue.

   Ni le tourisme sexuel de F.Mitterrand qui dans son livre, moins bien écrit que "Si le grain ne meurt" de Gide, raconte ses aventures avec des jeunes (quel âge?) garçons qui se prostituent, en raison de la misère, en Afrique ou en Orient. On ne peut défendre F.Mitterrand parce que c'est un homme de culture...Le touriste blanc (lire Pascal Bruckner), qui a le pouvoir de l'argent, est devenu un néocolonialiste obscène qui doit être poursuivi.    

   De même, l'adaptation cinématographique du livre "Mémoires de mes putes tristes", de Gabriel Garcia-Marquez, grand romancier colombien, prix Nobel de littérature, fait l'apologie de la prostitution infantile, de la corruption de mineurs et du viol d'une fille de 14 ans. Raconter la vie d'un homme de 90 ans qui décide de s'offrir une nuit de sexe avec une ado de 14 ans n'est pas un exemple pour la jeunesse ni pour quiconque. 

   Et ce n'est pas parce que l'extrême-droite moralisatrice et pétrie d'arrière-pensées politiciennes dénonce ces actes que des citoyens indépendants ne doivent pas les dénoncer..!

Écrit par cat le Vendredi 9 octobre 2009
Permalien   |   2 commentaires   |   débats, disputes, humeur, littérature

orthographe : le débat, fin.

  Entre immobilisme et révolution, il faut choisir des solutions simples, rapides. Ainsi, il faut oublier les arcanes d’une orthographe étymologique et s’en remettre à l’usage : comme les Grecs modernes, admettons deux orthographes : « chariot » avec un ou deux –r-, et finis les errements de l’enfant à l’heure de la diqueté(e). D’ailleurs, celle-ci semble antididactique : Louis Raillon, ancien directeur de la revue "Education et développement », écrit, dans « Le Monde » du 8.2.1989 : « Si l’enfant ne pensait pas à la faute possible, il écrirait correctement les deux mots (chariot & charrue) comme il les a toujours vus. La solution ? Ne pas enseigner l’orthographe. »

   En effet, un René Thimonier a démontré que la crise de l’orthographe tient à l’incohérence, non pas du système français, mais de son enseignement. Simplifions la pédagogie, mais n’appauvrissons pas la langue.. ! Car le français est remarquable par sa complexité, par sa subtilité : il n’est pas langue diplomatique par hasard…Il faut conserver l’esthétique du mot, son graphisme poétique, même s’il faut souffrir un peu lors des apprentissages de l’enfance. Rémy de Gourmont n’hésitait pas à faire l’éloge de la difficulté, qui a son « charme » et qu’il estimait favorable à la fixation des mots dans la mémoire ! 

   C’est ici que je retombe sur mes pieds (mes mètres !) : oui, l’orthographe est synonyme de poésie ! Une simplification trop radicale serait une perte d’imagination : pour tout dire, ce serait une …faute ! Ainsi Voltaire craignait-il que « throne » ne perde sa majesté en perdant son –h-, et Proust tremblait de ne plus voir le paon faire sa roue s’il perd son –o- !!! De même, un y n’offre-t-il pas un galbe plus raffiné que le simple i.. ? Et un ph à l’initiale ne porte-t-il pas plus d’histoire et de lustre  que le fade f.. ? Enfin, l’accent circonflexe, si beau comme un toit généreux accouru sur un homme perdu, si beau ce chapeau, ce rythme de vagues sur le mot, n’est-il pas l’urgent réflexe qui confère au vocable un air connu, un accent inimitable ? Grâce à ces détails « complexes », notre écriture y gagne en allure artistique et idéogrammique ! (pensons que les écoliers japonais apprennent 1850 idéogrammes chinois et 94 caractères nippons qui les dotent d’une mémoire phénoménale et de qualités d’observation et d’attention exceptionnelles !) Au lieu de rendre le signe encore plus arbitraire, remotivons-le : revivifions le cygne.. ! Et plaçons bien l’accent circonflexe ou pas, sexe de l’ange ou du diable, mais aile du désir, danse, musique et POESIE. C’est alors que le poète mérite d’avoir le dernier mot : 

« Le mot est l’âme de ce qu’il nomme. » (Yves Bonnefoy)


*Manifeste « Moderniser l’écriture du français », proposition de Cerquiglini, Catach, Chevalier, Encrevé, Gross, Hagège, Martin, Masson, Milner, Quémada. Manifestre publié par le journal « Le Monde », édition du 7.2.1989. Les "Recommandations du Conseil international de la langue française de 1990 ont été approuvées par l'Académie française.


** Bibliographie : -Haggège : le Français et les siècles (Seuil points)  -  Duchesme et Leguau : L’Obsolète , dictionnaire des mots perdus (Le Seuil)   -  J.Cellard : Ah !ça ira, ça ira… (Balland)   -   A.Chervel & D. Manesse : les Français et l’orthographe (Calmann-Lévy)   -   Léon Guillaumin : Traité des tautogrammes (Flammarion)   -   M.Yaguello : Le sexe des mots (Belfond)   -   M.Lair : A la fortune du pot (Acropole)   -   Aristide : La langue française dans tous ses débats (F.Bourin)   -   René Thimonnier : Le système graphique du français (Plon, 1968)   -   Baudelot/Establert : Le niveau monte (Le Seuil)   -   C.Blanche-Benveniste & A.Chervel : L’Orthographe ( Maspéro, 1969).


P.S. J’ai revu (en septembre 2009) ce texte publié pour la première fois dans la revue « Les Alpes vagabondes » (n°2, avril 1989, Gap)


P.S.2 : suggestions et réflexions: l'orthographe peut jouer un rôle important dans les enquêtes policières; pensons au jardinier marocain accusé d'avoir éliminé sa "patronne" "Il m'a tuer...", aurait-elle écrit sur un mur avec son sang...

De même, les fautes d'orthographe permettent de repérer un fraudeur : sur internet, les faux messages envoyés souvent de l'étranger pour viser votre compte...

 

Écrit par cat le Lundi 5 octobre 2009
Permalien   |   Ajouter un commentaire   |   débats, disputes, humeur, littérature

Orthographe : le débat, suite

  Orthographe 2 (ortho et poésie, humeur)

 

 

   J’aurais préféré déverser mon « humeur » maligne dans un article intitulé « Orthographe & politique »…En effet, le mot « orthographe » me suggérait la subtile pensée suivante : écrire « droite », n’est pas une attitude « de droite », conservatrice ? N’est-ce pas aimer l’ordre, les valeurs classiques et les règles savantes du passé.. ? Comme l’écrit Hector Biancotti : « La mission de l’écrivain est surtout de freiner l’évolution d’une langue, afin qu’on ne perde pas la littérature classique. »

Effectivement, face à la timide initiative de réforme de la part d’une dizaine de linguistes (*), des réactions épidermiques se sont fait jour, en particulier dans « Le Figaro » ; ainsi G.Dormann avance une opinion : « Le point-virgule est-il fasciste ? » et F.Arrabal d’écrire : « Moderniser la langue arbitrairement serait frustrant pour tous ceux qui l’ont apprise avec ténacité. » On pourrait aussi dire, en s’appuyant sur Baudelot et Establet (**) que l’orthographe, destinée à toutes les classes, est, en réalité, parce que trop savante, une orthographe « de classe » :

« Elle n’a jamais été conçue pour servir de base à un enseignement démocratique, mais, au contraire, selon le Dictionnaire de l’Académie du XII° siècle, pour « distinguer  l’honnête homme des ignorants et des simples femmes. » (Page 154)

Les réactions sont passionnelles et, souvent, fortement teintées de nationalisme ; ainsi Jacques Cellard, à l’instar d’Albert Camus (« La langue française est ma patrie. »), s’exclame : « Pour moi, l’orthographe est une et indivisible. »

Mais il suffit, assez parlé politique.. ! Restons sérieux : causons poétique ! 

Revenons au vrai problème : une simplification de l’orthographe semble raisonnable ; ainsi l’accent circonflexe n’est plus que la « commémoration sans intérêt » d’un –s- disparu depuis lurette belle ! Et le –x est l’abréviation latine d’une terminaison en –s ! Donc, le –s suffirait comme marque unique du pluriel. De même, c’est souvent l’errance et la démence en ce qui concerne les substantifs en –ance et –ence… Ils proviennent, en général, de la création, à partir du latin, d’un mot savant : « mouvance » devrait s’écrire avec un –e- puisque ce nom dérive d’ »un verbe de la deuxième conjugaison : « movere » ! Encore, comme l’écrit Claude Haggège, « Ce sont de timides réformettes, dont certaines sont recommandées par l’Académie française, depuis des années ; par exemple, « j’étiquète » pour « j’étiquette », je « ficèle » pour je « ficelle », et « abime » pour « abîme ». Nous tentons de proposer deux graphies (et seulement deux). 

Ce ton modéré tranche avec le cri racial de Jean Cau : « Touchez pas à mon français ! » (Je propose, au passage, une autre écriture pour ce vocable poétique qu’est une « caunerie »). C’est, comme disait la mère Denis, bien vrai, ça : l’orthographe nous fait souvent défaut ! Alors, brisons d’abord ces fautes « bêtes », ces réelles difficultés, et ce ne sera plus « ma faute, ma très grande… » à connotation judéo-chrétienne et culpabilisante pour l’élève ! Ensuite, ce toilettage du français rendrait la langue plus accessible aux étrangers, plus internationale, plus apte à sa diffusion et à son essor dans l’aire francophone. Même si une telle simplification, souhaitée depuis longtemps (par exemple, par Dumarsais, dans L’Encyclopédie de Diderot), en restant trop craintive, apparaît « inadéquate et partielle » à Claire Blanche-Benvéniste qui a un projet plus ambitieux : « Il est possible et souhaitable d’instituer une écriture du français totalement débarrassée de « l’orthographe », et fondée sur les principes qui ont présidé à la naissance de l’écriture grecque antique, la première écriture alphabétique du monde. » (L’Orthographe, page 8.)

    Démarches multiples, donc ; globale et scientifique ici ; réforme phonétique là ; on pense alors au Maréchal de Saxe (1696-1750) : « Ils veule me fere de la Cadémie : cela miret come une bage a un chas. »…Ou, petite lessive de printemps !

(à suivre...)

Écrit par cat le Dimanche 4 octobre 2009
Permalien   |   Ajouter un commentaire   |   littérature, patrimoine, humeur

Orthographe : le débat avec zéro faute

  Avec son Zéro faute, François de Closets relance le débat ouvert périodiquement et fait rejaillir le serpent de mer de l’orthographe. La dispute se tient entre laxisme et renoncement à l’effort, d’un côté, et à réforme drastique et simplification de l’orthographe, de l’autre.

   D’abord, définir : l’orthographe est l’écriture d’un son; après la communication orale (phonétique), c’est la phase de l’écriture (graphique). La difficulté du français réside en l’absence de correspondance évidente entre l’oral et l’écrit ; j’ai souvent été séduit par l’exposé d’un élève, puis déçu par la réalisation écrite.. ! 

   L’orthographe, c’est d’abord la grammaticale (conjugaisons, accords) à laquelle on ne peut toucher ; puis c’est la lexicale (mots spécialisés, scientifiques…) ou aberrations, tels les traits d’union des mots composés et absurdes transcriptions anciennes de scribes ou de pseudo érudits, qui peuvent être supprimés sans remords…

Les adversaires de l’orthographe actuelle avancent qu’elle est paraître social (cf. La distinction, étudiée par Pierre Bourdieu) ; non, elle semble ardue car elle porte l’histoire de notre langue : savoir l’étymologie, regarder les traces historiques, les expliquer aux jeunes, ainsi que les emprunts aux langues des origines, grec, latin…et la difficulté se change en plaisir d’avoir compris et acquis un sa voir linguistique et historique ! Les adultes, les professeurs ne doivent pas répondre à la jeunesse : « c’est comme ça ! », mais il faut revenir aux racines, car une langue a la mémoire longue…

   Il s’agit aussi d’insister sur le lien qui  unit les sons et les mots ; comment passent-on d’un phonème à un graphème : le même son peut s’écrire de plusieurs manières (-an-,-en-, -aon-), pourquoi ? Est-ce hasard ou lubie ? Est-ce pur arbitraire ? (c’est vrai que Saussure a parlé de l’arbitraire du signe, mais la transcription, non : elle est fondée, elle doit s’expliquer !)

   Bien sûr,  ne pas dire à l’élève « faute », mais « erreur », pour ne pas utiliser le langage moralisateur de la religion et traumatiser le pauvre petit…Non, mais lui dire, avec des mots simples, que l’orthographe donne à l’écriture sa permanence ; elle est commune à tous les citoyens ; elle est, comme la République, une et indivisible, mais il faut respecter les autres parlers régionaux et pratiquer le bi- ou multi-linguisme… En effet, chacun ne peut pas écrire comme il le veut dans une société organisée (entre copains, j’avais mis, naguère, un code intime, un alphabet nouveau, pour s’écrire des lettres qui ne devaient pas être interceptées par les parents, mais cet usage est limité à quelques individus…bien sûr, on peut aller vivre sur une île déserte, si on la trouve…) Oui, permanence de l’écriture, sauf pour l’écrivain novateur qui « viole » et révolutionne la langue (Céline, les Surréalistes, Claude Simon) pour tuer les clichés, les poncifs et faire évoluer le français et la littérature…

Soyons plus concrets et donnons des méthodes : on peut mémoriser l’orthographe, certes, mais il faut surtout comprendre ; il faut réfléchir sur les liaisons entre éléments phoniques et mots écrits : considérer la structure des mots, la présence d’un préfixe, les frontières du radical, les informations données par le suffixe).

 Le français présente des difficultés ? Or, plus le mot est compliqué » et plus il est reconnaissable ; on le retient alors plus aisément. Les principales fautes des élèves proviennent des conjugaisons, des accords. Il faut s’entraîner, appliquer des règles que les jeunes apprentis connaissent, le plus souvent, mais qu’ils ne respectent pas lors de l’acte d’écrire : dans une rédaction, l’idée, la structuration de la phrase passent avant l’orthographe : l’imagination l’emporte sur la règle ; d’accord, c’est un brouillon, mais ensuite, il faut se relire et considérer chaque mot, en rapport avec ses voisins dans la phrase, cela permettra de corriger bien des bêtises : il y a une logique de l’orthographe (formation d’un mot) et de la phrase (l’orthographe peut changer selon la place du mot dans la phrase). En effet, aujourd’hui, à l’heure des messages rapides, éphémères et mal écrits et construits sur le net ou avec le téléphone portable (pour gagner du temps et du forfait !), il semble manifeste que le problème de l’orthographe est d’abord un problème d’observation, de concentration : ici, dans une dictée ou dans une expression écrite, on ne zappe pas, merci, il y a un temps pour tout... !

(à suivre...)

Écrit par cat le Vendredi 2 octobre 2009
Permalien   |   Ajouter un commentaire   |   littérature, patrimoine, humeur

Police municipale de Perpignan (suite: rectification, explication)

   Relisant mon texte du 7 juillet dernier, écrit dans la nuit, dans la colère de constater que tous ces ennuis financiers et matériels (amendes, fourrière pour nombre d'habitants résidant autour des Rois de Majorque et pour les 9OO spectateurs du concert), je me suis rendu compte que certaines formules étaient excessives...Il faut considérer mon article comme un texte d'humeur... Je ne renie rien sur le fond (stupidité d'enlever des voitures dans des rues non concernées par le tour de France, volonté d'ennuyer des citoyens ou des touristes qui ne savaient pas où se garer dans un périmètre très important autour du lieu du concert, désir de donner une leçon à C.Bourquin, président du CG66 et à Mme Amiel-Donat qui eut parois un discours de haine contre M.J.Paul Alduy...Ces guerres-là ne m'intéressent pas : je me fais une autre idée, plus noble, DU politique...

   Simple citoyen exaspéré par ces rivalités politiciennes, je me suis rendu à un concert et je ne pensais pas écoper d'une amende à 23h27...Je savais que je me garais devant un panneau de stationnement interdit (à partir de 20h), mais je croyais naïvement qu'un délai serait accordé en raison de la manifestation culturelle...Je suis de bonne foi comme les nombreuses personnes qui ont été victimes de ces déploiements policiers nocturnes et massifs (la fourrière n'avait pas assez de 4x4, c'est pour cela que ma voiture n'a pas été enlevée) et qui, par petits groupes, contestaient auprès des policiers municipaux. Je n'étais pas le seul à exprimer ma colère et mon indignation; si j'ai été agressif, un policier l'a été encore plus que moi et m'a injurié (j'ai des témoins); cependant, je dois dire qu'un autre policier est venu discuter avec moi de façon très calme et très polie, (pour argumenter et me calmer), ce qui est, le plus souvent, je dois le dire, l'attitude des policiers de Perpignan (dont un, en particulier, qui est ami et que je salue ici!)

   Mon "humeur" est d'abord un hommage à la liberté de la presse (le blog est un formidable moyen rapide et  convivial pour informer, analyser...quand les médias officiels locaux sont silencieux et ne font, donc, pas leur travail !) et mon but n'était pas de blesser, de diffamer ni d'attaquer une personne (un responsable de la hiérarchie), mais un système : le citoyen demande, je crois, une police plus proche et non des opérations de commandos dans des quartiers tranquilles et à l'encontre de gens qui s'étaient garés pendant 2/3 heures pour écouter un concert...et puis repartir chez eux...

Écrit par cat le Vendredi 24 juillet 2009
Permalien   |   Ajouter un commentaire   |   humeur

Mythes catalans et provençaux -Casa de la Generalitat - Le pays des cigales

A l'occasion de la clébration du 650ème anniversaire de la création de la Generalitat et de la commémoration du 350ème anniversaire du Traité des Pyrénées (ouf!), la Casa de la Generalitat de Catalunya a Perpinyà a offert récemment aux lecteurs du quotidien L'Indépendant (re-ouf!) un cahier de 4 pages résumant "2000 ans d'histoire commune et un avenir à imaginer" (quelle phrase, M.Proust!)

Ce qui a retenu mon attention, ce n'est pas le discours sur l'unité, la solidarité, le bonheur de vivre en Catalogne, c'est l'arbre (en fait non généalogique) dont les racines et les branches portent les noms célèbres de l'espace catalan. Les lieux fameux y sont, les artistes aussi (sauf Teresa REBULL et Jordi BARRE, alors que CALI, qui chante en français, y figure), ainsi que les artistes ( ont été cependant oubliés Tapiès, Cuixart, Guinovar, Pitxot, Montserrat Caballé, José Carreras...) et les écrivains, à l'exception de Pere Verdaguer, passé à la trappe, de Josep PLA, de Joan Lluis-Lluis (parce qu'il travaille à la Generalitat de Perpignan..?) et l'immense Joan-Daniel Bezonoff... Les érudits des bureaux de la Generalitat peuvent revoir leurs fiches...Le plus grave, c'est de retomber dans les clichés, le folklorisme et la mythologie catalane de base en citant les "spécialités culinaires", comme "pa amb tomata", "calçotada", "sopa de cabra", "cremat", "bunyetes i crespells"...

   Cela rappelle les lieux communs marseillais véhiculés par Pagnol, dans son théâtre, pour faire rire les Parisiens, qui se moquent de notre accent et de nos petites traditions passéistes. A ce propos, le département des Bouches-du-Rhône a publié dans la presse un encart de 7 pages recto-verso dont la littérature destinée aux touristes affirme : "Il y a encore un pays qui défend les cigales..." On est dans la mythologie sudiste (que j'avais, à l'époque de la revue "Le Cherche Midi", résumée par le mot "Midisme"), non dans les problèmes sociaux, le chômage, l'immigration... Non, le programme du CG13, c'est la déclaratation des droits des cigales : "Droit à l'insouciance, de s'évader, de vibrer, le droit à la paresse" (pauvre Paul Lafargue, oublié beau-frère de Marx !)...

Écrit par cat le Mercredi 8 juillet 2009
Permalien   |   Ajouter un commentaire   |   humeur, patrimoine

Police municipale de Perpignan contre Concert du Conseil général du 66

Déçu Vous venez d'assister à un concert magnifique de l'orchestre de Catalogne, dans les jardins andalous du Palais des Rois de Majorque, avec un violoniste vénézuélien de grand talent...Une foule de 900 personnes comblées, ravies, debout pour applaudir ces musiciens sympathiques qui vous ont fait passer, malgré le froid, une soirée inoubliable...Et puis...

Et puis, vous sortez pour prendre votre voiture et vous ne la trouvez pas, mais de nombreux policiers municipaux et les 4x4 de la fourrière...Après la musique, le harcèlement policier dans la nuit xxxxxxxxxxxxxxxxx...Pourquoi ce rassemblement de policiers qui seraient plus utiles dans d'autres quartiers? Because le Tour de France qui doit passer le lendemain, vers 17 heures. Et la veille, dès 20 heures, dans des rues adjacentes où les cyclistes ne passeront pas, dans 120 rues à dégager, pour quelle raison, si ce n'est pour l'argent, pour une fourrière privée xxxxxxxxx...

Imaginez des gens heureux qui sortent dans la nuit et le froid et ne retrouvent pas leur voiture, mais qui essaient de comprendre et se font insulter par de jeunes flics dont un n'a aucun sang-froid et xxxxxxxxx et vous insulte ...Par chance, vous n'êtes ni arabe ni gitan... Vous n'êtes même pas de gauche, même si vous venez d'assister à un concert gratuit (c'est pas les 80 euros pour Roberto Alagna, par les Estivales de Perpignan!) 

   Mais oui, c'est ça, c'est pas pour Le Tour, mais pour ennuyer les gens heureux qui vont aux concerts gratuits du CG66 (et celui, antérieur de l'orchestre régional de Montpellier a été formidable, lui aussi) Si cette guerre des institutions locales se poursuit, on restera dans l'obscurantisme catalan... Et vivent les policiers municipaux, leurs représentants syndicaux qui s'inquiètent de cette dérive, de cette obsession de faire du "chiffre"... et du harcèlement et qui ne font qu'obéir à leur hiérarchie... Cette attitude est plus que scandaleuse, elle est désolante ! Et la soirée a été gâchée par une police censée nous protéger. Tant pis pour les 130 euros d'amende et la voiture en rade, le spectacle était gratuit...

Merci au Conseil général, pour la musique, ce soir-là !!!Rigolant

 (Le Castillet à Perpignan - photo J.P.Bonnel)   L'unité du département créée grâce à l'USAP a été de courte durée ! Monde des apparences, unité de façade...Combat de positions, d'influences derrière le rideau d'Arlequin sang et or...

Écrit par cat le Mardi 7 juillet 2009
Permalien   |   4 commentaires   |   humeur, musiques, politique

MAILLOL au vide-grenier de Banyuls sur Mer

   (photo Jean-Pierre Bonnel)    

   La jeune fille allongée, d'Aristide Maillol, au magasin des accessoires..? Lors des déballages publics et autres vide-greniers, ne pourrait-on pas respecter (et faire respecter) les oeuvres d'art...? A moins que cette statue ne soit à vendre... A brader...? Merci de nous répondre, Monsieur le Maire !

Écrit par cat le Mardi 30 juin 2009
Permalien   |   Ajouter un commentaire   |   humeur, peinture

Articles 1 à 20 sur 27

Pages: 1 | 2 |

Un blogue Actualité / Politique / Société par Mon Blogue.com